SOL
ligne
Clef
de
SOI
ir
ligne
I.a Clef de fa 4'.'ligne porte ce nom, parceq ue d’après cette clef, la note FA se pose sur la 4 e ligne. C’est ce point qui sert de guide pour connaître la place que chaque note doit occuper sur la portée dans la Clef de FA. Cette explicat ion peut servir 'pour toutes les autres Clefs.
L usage de toute ces differentes Clefs a etc presqu’ aboli en France on si' ln»r- -nr généralement à la Clef de Sol et à la Clef de Fa .
1 Les profits de cette suppression peuvent se comparer aux économies de l’avare qui veut se priver de tout ce qui coûte quelque chose.
En réduisant a deux le nombre des Clefs,on a épargné à l'éleve la peine d'apprendre à lire-les autres •
Ce faible avantage est bien loin de compenser le mal qui en résulte.
Leleve qui cultive la musique ne peut avoir pour unique but de déchiffrer une romance.
L’homme qui entreprend l'étude de ia musique veut savoir cet art pour en jouir dans la plénitude de ses pouvoirs; or tout doit tendre, dans l’enseignement a l’amener a. ce point. Rien ne doit être enseigné incomplettement.
L’étude des Clefs est en musique d’une nécessité absolue; elle conduit à la lecture des ouvrages classiques, et elle fait connaître la suite et 1rs rapports des sons dans 1 ’ei ht île générale - , deux choses nécessaires a l’éleve s'il veut parvenir à upprecier ; 1 es '.grandes beautés de l’art, ou devenir lui-même compositeur.
Fondre dans une seule toutes les Clefs, c’est fondre en un seul tous les diapasons.
C est oter au chanteur les moyens de reconnaître la musique qu'un auteur a ecrit’e pour sa j voix ,
C est enfin détruire les lois de l’harmonie, et avec elles le charme des compositions.
I.i s l t.jl itM'.s. qui ne sont pas les derniers dans l'art de la ni u s 1q ut 1 , st* sont h Ton g a privés ci adopter un pareil système. •
I.eè Clefs sont, ainsi qu'on l’a vu plus haut, au nombre de huit,
Elk’s ne sont pas toutes egalement necessaires.
Les Clefs essentielles sont celles:
Dé Fa -f’. ligne.
De imî 4°. ligne .
De DO ô l . ligne .
De im 1*.’ 1 igné .
De sot, 2'' I i gne .
En tout ci nq Clefs .
Celle de Do 2‘‘. ligne et celle de fa S 1 'ligne sont usitées dans l'ancienne musique et elles servent pour la transposition de ta musique d'un ton à l'autre; voila leur seule ut i lit e.
Celle dt* sol, F ligne est mutile parreqifelle n est que la répétition, a deux p et axes de distance, de la clef de fa 4'. ligne ; et elle est d ailleurs" rarement usitée cia ns l'ancienne musique .
L emploi de chaque Clef est détermine ainsi qu'il suit :
C LE F I) l T G K A Y E
La Clef de fa s’emploie pour les voix graves et moins-graves qu'on appelé en France Bu iUie-tatUe- et Cont'arDqnt , et qu'en Italie on nomme Baaoo et Barïtono.
Cette Clef s’emploie egalement pour les instrumens graves,tels que la Contrebasse; le Serpent, la hasse-Trumbom . le Fesson, le Violoncellp t .les Tîmhalles 81 \
CLEFS nu MEPiUM.
Les Clef' de ï)0 sur la 4'1 et la oT figues, sont a Y usage des voix du medium, qu'on appelé en France Tadl e et Haute contre, et que les Italiens nomment 7 \ no ro et ( 'on i r ’ nho .
CLF FS DE L A I Gl .
Les Clefs de do, if ] igné et de uo, ]'[ ligne, ainsi que celle de su i- 2 1 .' ligne,qui peut remplacer celle de Do F! ligne, s'emploient pour les voix aigues, que les Français appellent Bu4 th\$*ui4 et Deaaua et que les Italiens nomment AF no- '-aofrdno et S orra no .
On se sert fie la Clef de soi. pour tous les instruirez aigus tels que la Flûte, le Hautbois, la Clarinette, la Trompette, 8c l’i’J lu i [>t'. k il ii Cititjr r vn:l ni l'i: .
Le mot mesure vient tout naturellement du verbe mesurer, déterminer u ru quantité a\ec une mesure.
\1 es u fv r cl es s < > ns , c 'est e n calculer 1 a d u r e e .
1 a. r fàcihttr ces calculs dans lexeeution d un morceau de musique, on a etabl i difT erehtes sortes de d i visions. Ces divisions sunLmaxquees par une ligne qui
^ r m' p t ryt; n r i r u 1 a i mm ni la porf^r, et qui srpare la duree en période s
égalés - entre elles ,
Ci-s periud es s'y p'p fient mesures, et ccs mesures se subdivisent in d’autn parti*** qu'en nomme tehis et qui se marquent par des mouvemens rguux de la main ou du pied . (î)
Il y a plusieurs mesures ; elléâ <int un nom part iculicr - en raison delà quutiti. des valeurs qu’elles’ contiennent . Voyez ia s,page
Le calcul rie la duree des sons, d’apres la valeur des notes est facile pour vdes rondes, des blanches, des noires et meme pour des valeurs plus faibles, lorsqu’elles son! uniformes ou que le mouvement d exécution en est lent: la difficulté augmente en raison du plus grand nombre de notes et de la variété relative de leurs Valeurs.
C est dans ce calcul, que 1 eleve a le plus besoin d’ètre bien dirige;or c'est la connaissance des pltis faibles rapports. qu’iT faut d’abord lui rendre familit ■re, puisque c’est laggregation des petites parties qui doit lui représenter le tout qu’on appelle une mesure.
Les mouvemens de la main ou du pied, qu'on a, adoptés, sont bien loin de suffire a 1 eleve. Dans une mesure à quatre teins, par exèntple; l'éleve a quatre points fixes. Il lui reste à calculer les rapports des valeurs de chaque teins, dont les combinaisons, relativement à ces quatre point fixes, peuvent être dan-, la proportion de 4 a 4o,et même davantage, comme dans la mesure à fl s grave, qui ne se marque que par deux mouvemens .
Ces calculs sont d ’autant plus fatiguants , qu ils se renouvellent clans des proportions differentes; a chaque nouvelle mesure. Il faut que la mes ut* , au lieu, d être' pour 1 eleve ce qu’i! y a de plus embarassant, soit pour lui l'operation la plus fat: ile.tt qu'c lié lui serve d’aide et de secours pour applantr les autres difficultés.
Lu mesure, telle qu’onvbi bat ordinairement, suffit au musicien formé; il n’a le plus souvent pas même besoin d’entendre ou de voir la mesure; il la sent.
Une observation qu’on peut facilement, vérifier, c’est que dans un mouvement lent ou le court espace que parcourt la main pour marquer chaque teins est insuffisant, le musicien arrête sa main à chaque te ni s. Qu’est-ce qui lui indique alors l’instant où sa main doit repartir pour marquer un autre tems,si ci' n’est la science même de lu mesureV-Ce seul fait accuse l'insuffisance des mouvement ordinaires pour donner l'idee de la mesure, l’n mode d’enseignement qui suppose la science, que l’enseignement .doit donner, est d’une absurdité palpable.
Il faut un régulateur invariable qui serve de terme commun de comparaison ' titre les différentes valeurs.
La croche qui tient une place moyenne entre les grandes et les petites valeurs, ni a p a ru p ro p re à re m p! i r ce rôle.
- * 1 t.a iturt'i- fie s mrsarrs , îjjins \ ’exerulion est indiquée par des nuits 11 n lien s, O rave . Larso, An,-ta n 1 1 *.
A ni , TVotu. •, ru Fraudais jpnr les mots , Lent, Moins Iriil , A il s, i-t at*t iteiili-jiion I , ptni^crj/” le ti,i-ni . n
n,|on,ti' « ff! ni ois U- élu lire qui p'pou rl au met rSnorne. Cet in stj*mnen I (tout periooi io<.-ut est an
1 fî;i K ‘'I est une invention frirl u1jU< a ret eg-urd * rÿ rwisuit, rie rr eju il oll ne ; nu *ei. r
de sep ver Ut ’t-ïjfTdi.î i on exacte de Fïdee de 1 auteur-, rfifirnJ au ïihju verneiit ,
j-.,, dr.nnr tV [ d cro'che .une 'dimension en quelque sorte materielle, en I vu supposé une duree fixe correspondante a la longueur de l’ardoise qui sert a lelrve pour tracer la musique ; ainsi, pour mesurer une ronde, il promette su main en touchant les deux bouts de l'ardoise pendant huit fois: H réduit res meuve mens a quatre pour une blanche, a deux pour une noire, et il compte un
iv;ou\ en ent par chaque croche qu'il chante .
pour les valeurs contenues dans la cruche, il chante pendant un mouvement ou deux doubles croches . ou quatre triples croches ou huit quadruples croches.
{'es villeu.rs , don t la division est sous-double, sont faciles a compter: 1 ele\ e n epnmve pas plus de difficulté a faire quatre muuvemers quand il chante une hlam hr deux quand il chante une notre C.&“. qu'à chanter deux doubles croches ou quatfe triple croches pendant qu'il bat une croche.
Le point . la liason , le triolet sont les premières difficultés et l’objet des pre-
ni ic rcs ex pl ic a tinns . '
\ jV point si* nui apres la note. ïl représente celle note et il en tur nU clt
moitié la valeur ; de maniéré qu’en mettant un point apres la noie Do noire.ie J-n
aura la valeur de trois croches au lieu de deux: Tant que le point peut se dit ist r par croches , comme lorsqu'il est après la ronde, la blanche ou' la nuire, il embarasM-
peu 1 ’élev.e. Il peut compter six croches: il peut en compter trois; il ne peut pas en
compter une et demie.
\;iU ur du point doit dire expliquée dans ce cas par la répétition de la men t note, par exemple, lorsqu ii v a une croche pointée et une double < roi 1 m ,
9 (qute combinaison présentai' a 1 eteve sous cette forme ^ miiux
et nue voir 1 identité de valeurs du point et de la seconde double - ero< lu .
On fera chanter et battre séparément a feleve ta première croche et les deu \ notes qui forment la valeur de la seconde croche. Il ('Hantera la première note dans l'intervalle- d un seul mouvement, et il passera, aussi les deux autres dans le men.e i n ter \ aile .
On réunira ensuite par une accolade la croche et la première double croche qui lu présente le point # 1/ .. et loii h ni remarquer a iVIeve que cette accolade 1 obli¬
ge a ne pas repet ci
nom de iu note, mais qu'il doit battre en continuant b c^inf
r r oc
rt mmpletter sou second mouvement qui répond a hi uilnir l’ar I icnl lit ion du second son.
L’ us aire de la liaison est nécessaire lorsque la continuité du scu in settnd pas
jusqu’à upi‘ demi valeur en sus de la rote.
p ar exemple, lorsqu'une note a la duree de cinq croches , on m ploie lu blumh, j i vir en marquer' quatre; la cinquième est narquic pur lu n | ctilion <h in mt i’.o inte sous lu figure d’une 'croche, pareeque le point apres ], s binr.el;e vaudrait deux
croches . ■' —- —.
Lorsqu'il s'agira dé lier une double croche a une noire = ou de faire toute autre liaison de valeurs, on fera ('hanter séparément a 1 » leve la noire et les doubles croches * d verra dans le cas dont il s’agit qu’il est oblige de faire deux mouvenicn- complets de la main avant que de commencer les doubles croches. (V n.est que lorsqu'il a bien ■enti la valeur .se parce des trois croches qui repon-dent a'cel -
liaison en Jetant exécuter à’Veleve le rhanl 'Uu
) sert aussi a loritu r
t'-mplv. qu’on; fera ‘ajouter i rjiv il est écrit.-.
La Jiaisnn. c’est-a-d i^V le sig-iie qui la représente ( la syncope/
On entend théoriquement par a* mot une note qui se partie e^-u te tirent entre la partie fuit.le d'un (nus et la partie forte du tems suivant^
Kn -pratique, cVst mie disposition particulière de valeurs, par exemple,dans une menrirni (ieielci^ lu syncope qu'on appelé régulière s’écrit ainsi qu'il suit:
*T 1 S vt 1 1 *»i cf i s. pt s s ï t 1 on n Y ni baras.se point t’éleve qui bat des croches,
mais il lui s u I II t de savoir qu’il re doit point répéter te nom delà note lire, maigre qu elle se trouve dans une autre mesure.
Il va d'autres? especes de syncopes qu’on appéle brisées, lorsque la valeur de lune^es notes qui le^ forment est plus faible que l’autre, comme dans ees e\emi le
r i te 17 ! mi ^ — - - 1 ^ - dans cette derutere syncope, il faut egalement
faire concevoir a l eirve Us deux te ms se exécuter avec !-accolade. I:
pares,
avant que de la lui faire
lie qui suit
t if-position, de valeurs la plus difficile pour l'éleve est g- * " u toute autre de même espece, il faut dans ce cas faire m rire cette phrase toute en doubles croches, il y aura alors huit doubles croches pour deux tems que l'éleve comptera et. partagera facilement avec les mouvemens de Ui main ; on mettra ensu ite autant d’accolades qu’il v a dé crochés dans le premier
exemple ^ 1 011 *t*r» chanter la phrase ainsi écrite sans répéter les
clou Mes en if F es .
La division des valeurs qui est naturellement binaire ( ui’s'ous-dnubie est trmai n ou sous-triple dans le Triolet.
!.«' triolet sonne par cette raison,d'une manière toute particulière à l’oreille, et i! n o't pas difficile a l’eleve de le reconnaître lorsqu’on le lui a fait distinguer.
Neanmoins il est nécessaire qu’il conçoive la véritable valeur des* trois notes qm t enferme le triolet; pour cela, on lui fait diviser la longueur de ! ardoise en trois | irties égales. Cette méthode est fort utile, surtout dans les .mouvemens lents
beleve assigne a chacune des trois parties dm triolet l'espace materiel qui correspond a sa valeur en durée.
Lorsque l 'éleve est parvenu à connaître la juste division dmtriolet, il ne fa it plus le lui faire battre en'trois parties, surtout dans les mouvemens vifs; il suffit dt' lui faire remarquer que le triolet se représente toujours à l’oreille par trois notes égales, dont la valeur se rapporte a une seule note, tou jours sujette hors de ce cas à la division binaire.
Qu'ainsi un triolet de croches est égal à une noire qui se marque par deux mouvemens de la ma in; qu’un triolet de doubles croches est égal a une croche qui st * marque par un seul mouvement de la main.
1 . expérience m’a fait voir qu'il est facile de bien faire concevoir a l'eleve. par < moyeu de ees démonstrations "toutes les difficultés de l'écriture-
Kn rapportant à une même mesure invariable les moindres fractions i-.usiealîl fait de.sa main une .sorte de métronome qui l'oblige à s’assujettir au rvt'Kr.e et
lui donne un gpide sur au milieu des écarts de 1 inspirât ion .
rV,st apres avoir ete bien exerce a cette maniéré de compter les valeurs , <; ne l e le ve peut passer a . la lecture de la musique ; alors quels que soient l es nu,u\emens' qu'il adoptç pour se maintenir dans la mesure, il conservera- toujours cette exactitude mathématique a laquelle on l aura d abord forme
Les routiniers objecteront sans doute que toutes ces précautions sont superflues, et que sans elles on p^ut connaître la mesure en musique, comme on la fait jusqu a ce jour'.
Mais quel petit nombre d’hommes ont réussi jusqu’à ce jour, en comparaison du grand nombre de ceux qui ont travaillé sans succès. Chez les uns un instinct rare, cht/, les autres de grands efforts, voila ce qui a tait surmonter les obstacles dis
i ieiltes méthodes .
D'après ma methade, la mesure s’acquiert insensiblement pair l’etude des valeurs: les 'trouver. 1rs marquer, et les chanter exactement, c’est une seult et meme operation.
Leleve cherche la valeur des notes par la mesure, au lieu de chercher la mesure' dans la valeur des notes.
Lis progrès de la musique ont amené nécessairement de plus grandes difficultés dans la composition moderne.
Ce ne sont plus des rondes, des blanches, des noire*» q llt îe musicien doit con p* Lr pour arriver a la fin de La mesure: chaque phrase contient une multiplicité de notes, et le calcul des rapports continuellement varies de ces notes rend necessaire aujourdhui des procédés qui, il y a un. siècle, auraient ete inutiles. La musique était alors bien moins remplie de notes; c’était presque compter les notes que de compter Us tems. Employer plus de mouvemens pour déchiffrer la musique devenue plus compliquée, ce n’est pas autre chose que de faire suivre aux méthodes la marche de 1 art, et multiplier les moyens dans la proportion des obstacles. Quand on est devenu musicien, on peut ensuite abandonner cette habitude mécanique., comme I hoir me fait, rejette les appuis dont on a soutenu son, entant t .
ta E L'ORGANISATION
n’ÜN CCI'HS. ("K MUSIQUE .
U me reste a présenter la partie materielle de ma méthode, c'est-à-dire les dispositions pratiques et en quelque sorte, 1 administration de 1 enseignement .
L’enseignement Se fait romulativrn ent pour une masse d eleves .
Les t levés sont divisés en classes.
U y a trois classes pour 1 écriture; une quatrième est destinée a la lecture
seulement .
i.a première (lasse qui est ccnsee n’avoir aucune idée de la musique, est oci upee a former des mesures,! 1 ) d apres la table première pages m h ï+.
, 1 ") 1.0 f \ f \ V $ df v t •
■ li'-x risses - st\ scrv^ul jmur I rrritnpo, d anii>r ; ir< m y ■
tiiuirr -MO M'1 lf
(V tableau présente tous les eïemon- q U j sont nécessaires a t'eiexe tra\ail qui lui est assigne. Il calcule la- valeur des notes non-seulement n 11 m s ’ us i gril fan fs de rondes, de blanches dé noires, mais en se rendant des quantités n inné ri ques .
polir U p r 1 rs
ion |-t r
Apres avoir acquis par ce moyen toutes les notions qui lui rendent familières i.s combinaisons variées des valeurs, l’éleve est parvenu au point de d i st in^Q e r ces valeurs dans, la dicfee; alors il entre dans la seconde classe.
La Seconde classe écrit une dictée qui lui est faite mesure par mesure \
< haque mesure les eleves repetent le chant et calculent la valeur de chacunes des notes par le moyen des mauve mens indiqués à l’article de la mesure ^ les élèves i hantent ensuite ensemble ce qu’ils ont écrit ensemble.
Lorsque Velcve comprend facilement la valeur des notes qui lui sont dictées Cf qu’il en fournit la- preuve par une rédaction prompte et correcte; il lui manque ..encore de distinguer !t - s sons et de les noter à la dictée c’est dans la ôT classe qu'il se forme a cette etude,
La dictée se. fait pour cette classe par simple vocalisation. L’Éleve doit deviner quelles sont les notes de chaque phrase vocalisee et la répéter en solfiant. Lelev.e qui‘a l’oreille la mieux organisée sera le premier à saisir les notes,el les proclamera sur le champ.. Il ne nuira en aucune manière aux autres eléves. L’oreille ne calcule point lôrquVUe n’a point saisi à l’instant, il est difficile qu’elle se ravise, et i habitude d etre juste lui vient’ plutôt en écoutant q.u'en chantant
Lorsque le local le permet on peut réunir les trois classes.
fa n’est point troublée dans son travail par le travail des autres el ne peut qu'y gagner.
La 2T ne peut distinguer -les notes que le maître vocalise ; mais ces notes sont nommées presqu’a l’instant par les eleves de la ô e . classe et alors la *2 i : peut les transcrire et le meme travail est commun aux deux classes.
lî est essentiel aussi,, comme je l'ai fait remarquer en parlant des clefs.de faire " connaître toutes Celles qui-sont en usage. Ce n’est point une chose difficile que de donner cette connaissance aux eleves: il sulfit de les obliger a écrire les leçons dans chacune des diverses clefs, aussi longtems qu’il est nécessaire. On commencera toujours par la . lef qui peut être plus utile à l’eleve selon l'instrument qu’il adopte, ou le diapason dé sa voix .
Onns chacune des classes,les elq.ves n’étant jamais de la meme force, les plus avances servent do moniteurs aux plus faibles, et leur donnant les explications dont
•tls ont besoin
11 11 r:,r f lo ’■. ? e n U: jîJi-ji l o ii le iioitthpp .Sps ïi‘m...hr, t-? t imimii-. ou àoii lajp^i jJi.iirlaf.er lu Ion-
1,1 ’ -,v i pois. fiuPiiPs 4'tiités . .-uim.- dans l.-s l riotei î, .m tVrrv iiiiiP'iüuer C. -
. r? rr
■'v niïtb'vdu**r 1 -j " * mt-l r rh njnr
£] n* 'l*as r 11 iMiiinii rr Je 1 teins H uo < el le 2 dr I h l, n p> .. i rti-nVn \ rr;ti * l V Ipv* <f.u j du il
j| r ’ ’ 11 s 11 p " é i v tiKiijtif* (eiiis ri t|i,njr niestirp J
r. ,• ex p] u'at ions profitent O relui' cju.i les donne nomme a relu, qn, I es reeo, l ,\i|d, ation qu'on s'impose de communiquer les notions que I on a. s, elle roule quelque peine,a lavande . de ruffi-aichi r la mémoire et d'apprendre a srnonrrr
facilement . .
I -, dirtee doit être faite par une voix et non par un instrument, autant que ,-ola est possible, La personne qui la fait doit avoir une voix piste'et une bonne
rmthude de eliant .
FJU- doit Si- faire mesure par mesure, pour donner le teins aux eleves de la c<>mprendre et de 1 écrire.
0 „ doit habituer feleve à faire la petite note sans la nommer; on parvient
ainsi a rendre son gosier plH* flexible.
On peut laisser à deviner aux élevés le teins dans lequel on dicte; mais comme il est possible d’employer différentes mesures pour le meme chant, 1 eleve ne peut que parvenir à distinguer la mesure binaire delà mesure ternaire .
Je ne conseille pas cet exercice; c’est un simple avis aux entrepreneurs de
perfectionnements. > . , ,
■la maniéré de dicter contribue beaucoup à l’avancement des eleves. L« musique en me tonte nuire langue, a des sillabes longées,des sillabes brèves, des final, s muettes £tl. I.e eommencement d'un tems,par exemple, est toujours plus marque, et le son de voix s'affaiblit sur le complément du tems.
Il est bon que feleve en étudiant les principes, ait aussi le moyen d'apprendre sans peine l'accent de la langue, qu'aucune démonstration ne peut lui, ^donner; ainsi que dans 1 étude des langues étrangères on ne parvient jamais a bien parler, si en apprenant la gramaire on n'a pas entendu souvent causer des etrangers/
Outre le travail particulier de chaque classe.il y a des exercices generaux qu, sont propres a toutes, soit qu'on les tienne reunies, soit qu'on les séparé, j,a leçon doit commencer régulièrement
I 1 : Par lu gamme majeure et mineure chantée à l’unisson par tous les eleves ensemble ; ell doit avoir pour étendue depuis le tm l7‘ligne, clef de dessus. jusqu ’ a o sol barré au dessus des lignes, tout au plus: chaque son doit avoir la valeur dune
rende d on mouvement lent.
U est fort essentiel de choisir plutôt'la gamme de im mineur que celle de la qui est le ton relatif de Ho.
La différence entre la gamme majeure et la gamme mineureressort davantage lorsqu'on emploie la même gamme, pareeque la différence des deux modes représente dune manière plus frappante alVdeve.il voit la transposition des deux demi-tons de la. (famine’,- tant en montant qu’en descendant.
•2V t J ar l’i ntonaè ion a l'unisson partons les eleves ensemble des intervalles de r, 1 ’ -g bq 7',' S*’, tant en montant qu’en descendant
->'! Par la tra rame Chromatique de m> a sol par diesesq.en-montant ,et par
l i, rlrst'unciaut Mo, l m - ni r/u', lî . cv . c\
lu
4-b V'H'-ÿ- tf : nH n M u n* il ♦ hh ri f à monter plus que Hun Himi-ton dans une not.i t\ u/re'tjin monte riraUmiquernent. et de meme elfe tend a descendre plus que d un
perament pour 'hi*justesse de ! intonation.
Outre ces exercices réguliers, il y en a d autres qu'il faut varier.
: ' Savoir : * ‘
l" L intonation d’une suite d intervalle isoles- qui présentent des difficulté^ t?'.’ La voeaiisatinn des gammes en roulades.
On doit a\oir attention de bien faire observer les réglés prescrites par le conservatoire sur ces exercices.
S'î L'execution ries gammes en parties; ou celle- dure suite d’accords qui présentent des dissonnances é 1 ^
Tous les exercices que je viens de citer sont écrits sur un grand tableau noir règle a plusieurs portées, qui se trouve placé le plus qu’il est possible en face des
élevés.
Ce tableau sert aussi a tu démonstration des principes ,
léécole doit .présents nier la forme qui approche le plus d’un fer-a-che\al , le 1 iano doit être au- milieu; les élèves séparés en deux colonnes, l’une a la droite, et l'autre à la gauche du piano.
La leçon re doit durer que deux heures; elle fatiguerait au dt là de ce teins ,
La t! P demi-heure de 1 la leçon est emplovee aux exercices generaux,
La dictée dure une heure.
La dernière demi-heure est employée à faire chanter la leçon, dahord sepa rein n.t par quelques éleves, en commençant par les plus forts, et t nsuite par tous lecloses ensemble.
si la leçon est à deux parties, et que les classes soient reunies,on fait chatiler la Ü !l ' partie à livre ouvert par les éleves de la 3!'classe; si les classes sont séparées, la 2'.‘ partie est chantée alternativement par chaque moitié des t lèves .
Le son et le signe qui le représente, voila les deux objets que 1 élève 1 doit a\oir constamment en vue dans son travail.
Placé vis-à-vis. d’un maître qui lui dicte, des sons, il doit parvenir a les disl inj.nrr, a en retenir l’intonation et a les noter d après leur valeur relative.
Dans cet ensemble d’opération, toutes les facultés de l’eleve concourent simultanément au même but ,
Sôn oreille attirée par les sons, cherche a les saisir; son esprit en calcule la duree et détermine Les differentes valeurs qui re pondent à cette ' du ree, a l’aide des mouveinens de la main qui sert ici de régulateur; sa voix enfin répété dix fois s’il le faut durant, ces opérations, les sons dictes,'pendant que ses veux
*v ■ ne tid rr
l'Oljrpjit cjih t tari 1CÇ5 [U* s |J 1 pHS a 't Vi < * t* t 1 m ifS v 1
'' l a i-(‘ i mbî \ v v ïi retirant (‘rjirndii f (jut* Ujtj <■ I f'X i I
^ U / lïr* -fJ i‘ n v f 11 t
fixent 1rs signes traces par' la main .
Tou t es 1rs puissances de 1 attention sont en jeu durant ires operations sitr.ultaneé.s ; il faut de forer que 1 esprit de 1 eleve , que ses oreilles et q ue ses vi ux travaillent en même teins.: la preuve de re travail est dans la leçon écrite.
L eleve qui marque te moins par la qualité de sa voix, prouve par le fait, que, s'il ne ptuil rendre en chantant, les. phrases qu'il a entendues, il les a cependant comprises, puisqu'il les a écrites; et l’eleve qui a beaucoup de dispositions naturelles ne s’arrête point a retenir le chant et a le répéter comme un peroquet, il doit donner la preuve qu’il sait comparer ce chant aux valeurs qui le représentent.
Quant a la classe, on ne peut guere y admettre que les élèves qui ont une voix juste, quelle qu’en soit dailleurs la qualité.
Cette classe est destinée* à la lecture des solfèges classique, et des ouvrages des grands maîtres.,
PÉ S U LTAT S
DE MA MKTIR’I’H
Kl le (ireupe a la fois l’esprit et les sens de leleve sans fatiguer son attention
\ \\.ç est sans ennui pour tous les âges, et exige peu de dépense de terns ei d'argent,
Vile habitue l’eleve a se rendre un compte exact de toutes les notions 1 qu il reroi t .
Fdle lui fournit le meilleur moyen de donner de la justesse a sa voix, en le fe-sant v Vanter toujours avec une masse de voix, suit a t unisson, soit en parties* '
Elle l'habitue a l'exécution d’ensemble la plus necessaire et la plus difficile.
Elle lui forme l'oreille, en l’habituant a apprécier exactement les sons;''elle le met en état de comprendre et de su ivre la marche de la mélodie et de l'harmonie.
Elle* lui donne la faculté de pouvoir transmette Qacilemént sa jaMisre musii ale par le moyen de 1 ecriture; elle lui fait faire parconst quent des progrès, non iseg je ment vers l'execution, mais aussi vers la composition.
Elle lui donne 1 émulation et le goût par la comparaison continuelle qu'il pt ut faire de lui meme avec les autres.
Elle rend le talent des bons maîtres a, sa véritable utilité.
Elle Offre enfin les moyens de rendre la musique populaire parcequ'elle se prrte facilement a etre introduite dans lis écoles d'enseim ne ment mutuel.
DK i: I S> T R O DUC TIO N DE LA MUSIQUE
DANS LES ECOLES D'KUSF.ICKEMBRT MUTl’F.L
Il n \ aura Et besoin d aucun plan d'enseignement musical a combiner potir
1 <uljo ne tien ,de la musique aux autres branches de connaissances ensei«-nvr<
(!ans les écoles d Vnseign «ment mutuel; ma méthode peut être soumise sans, edi , r( . a la discipline de ces ecoles.
La dépense totale se réduirait. .
I'. 1 Au traitement d un maître de solfège’ pour chaque école, quelque fut le nombre des celliers.
A la cuti! ect ion de quelques tableaux conformes a ceux qui sont affiches rluils les ecoles d’enseignement et où seraient exposés en termes courts t[ précis les premiers principes de la musique.
•d 1 A .la composition Hun solfège qui contiendrait les hymnes- et les autres
(liants ^ de 1 église ainsi que les, airs nationaux les plus remarquables.
L ardoise de 1 eltve serait reglee d’un cote, pour ! écrit u're de la musique.
J ai entendu plusieurs personnes dire qu’elles voyaient à regret les progrès d< 1 enseignement musical, parce que ces progrès devaient i rendre lu rnusi qu< ii,i dioc re, et la rendront trop commune.
On peut leur irepondre qu ellestrompent; au .contraire, c’est à mesure que le public sera plus . éclairé qu’on verra moins de compositeurs médiocres.
Les ecoles d enseignement mutuel qui perfectionnent sous tant de rapports Uducation, accueilleront j’espère une méthode qui peut être mise en u uvre avec h ^ mornes moyens qu’elles emploient pour les branche* d’instruction dont elles
s 'nvc U ppênt.
Ainsi la bonne musique deviendrait populaire et le capital d< sgouissunecs nationa 1 es serait accru. J avoue que c’est cet espoir qui a dirigé et soutenu mes eiinrts, J'invoque la critique contre mon travail, niais une critique bienv ei il nnh. qui compte pour quelque chose mon zèle et le désir sincère que j’ai de contribuer a l'avancement de Vart,
S O LFEGES
je ne publie aujourdhui que la Impartie des solfèges qui (&iveut suivre 1 expose de ma méthode; la Si 1 *’ et dernière partie ne.tardera pas à paraître; elle ( cntiendra. la suite des solfèges à une seule voix; un nombre considérable de
lt (ie morceaux d harmonie a plusieurs voix, et des vocalisations, ainsi
que d’autres exercices,
t-n general j ai compose ces solfèges dans une étendue de stras fort borne-
suit a I 'tfi^u' soit au y ra v e, A ! a 1 gu , je n’ai presque pas em pl oye lu Sol au d essuy -irs lignes; j ai nit : rm‘ rarement employé le Fa. Au grave, je n'ai pas dépassé le Du. jp. sont contenus, pour la plus grande partie dans l'intervalle de douze notes. Ils présentent cTiaçun une grande variété de valeurs.
Il dépassent rarement trente mesures, et ils offrent cependant une suite de périodes suffisante pour satisfaire 1 oreille.
Toutes ces conditions , difficiles à remplir,’et aient cependant indispensables dans la ('(imposition de leçons destinées a l'enseignement d'un grand nombre d Vicies
réunis. Il fallait se restreindre dans une etendue (pie toutes les voix en general passent parcourir, sans forcer leur diapason .
Il fallait avoir en vue tes difficultés de l’écriture,et en meme teins faire sintir un chant.
Ü fallait enfin avoir egard au tems que doit durer une dictee.
Ces diverses considération m’ont obligé a composer moi-même eut ierennmt b .m-
1 1 ' ces leçons .
Files sont toutes écrites avec accompagnement de piano.
Je n'ai point adopte la basse chiffrée, attendu,
f* Qu’elle est trop seche pour accon pagner une masse de chanteurs-, o ° yu'elle ex lut un cadre de composition et un style incompatible avec la brh ve te de mes leçons.
5? Qu'elle est connue dun trop petit jion.l.re d amateurs.
I.e classement de ces leçons ne suit point une liai relie progressive bien mar -
quee .
Kn travaillant pour «rie grande réunion d élevés ou 1 inégalité des dispositions se fait bientôt sentir, j'ai du marcher en avant avec les'intelligences les plus avancées, ru laissant aux forts le soin; d attirer jusqu'à eux les faibles, ce qui est infaillible selon nia méthode.
On trouvera dans mes soif cires des leçons faciles ('es moins faciles, et des difti* Cl les. ' '
Ce sera au maître a faire ses choix d'apres la composition de son cours.
On trouvera des difficultés dans toutes.
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dont la valeur est égale à la moitié du I'! 1 point
Valeurs identiques
I. emploi de la Maison a lieu lorsque ta continuité du son ne s’étend pas jusqu'à une demi valeur en sus de la note et où par conséquent le point ne peut être employé
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té emploi de la Maison a lieu aussi pour indiquer que les notes qu'elle e prend, ne doivent pas être detuehees dans l execution.
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