‹ Nouvelle méthode pratique de chant grégorienChapitre 17 sur 70 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

tus estjustus.

Transcription en notation moderne.

JV. B. — Nous n'indiquerons plus les effets de crescendo «<; et de diminuendo ~^=-. L'élève s'en rendra compte par la place et l'importance des accents, dont nous conservonï la transcription au-dessus de la portée.

bïï -

Ecce sa-cérdos magnus, qui in di- é- bus su- is plâcu- it De- o / rail. !

i^rff",

et in-véntus est justus.

Chantez de même les antiennes du même type :

Non est invéntus, à l'office d'un confesseur pontife ; Tu es Petrus, aux premières vêpres de saint Pierre ; Annulo suo, à la fête de sainte Agnès.

dans l'Antiphonaire.

14. On se rend bien compte, par ces exemples, de la liberté et de la souplesse du rythme grégorien. La mélodie qu'on vient de chanter prend, en effet, des formes différentes suivant le nombre et l'accent des mots et des syllabes auxquelles on l'applique. Il faut remarquer que les textes chantés sont en prose, et, par conséquent, suivent les lois du rythme ordinaire du discours : nous avons donc ici un véritable rythme prosaïque ou comme on dit encore, oratoire.

15. La succession des accents fait que souvent la mélodie est régulièrement divisée, c'est-à-dire que les temps forts peuvent revenir régulièrement, comme dans les vers d'une hymne :

1 2 ace. .

1 2 ace. .

ac<\

ace.

Te lu-cis ante tér-mi-num, etc.

Toutefois, ces combinaisons ne résultent pas, comme dans la notation mo-

LECTURE DES NOTES, PHRASE, DUREE 31

derne, des formes ou figures de notes, mais plutôt de la façon dont le compositeur a disposé celles-ci sur les syllabes. Exemple :

inmô-di-co fi-dé- lis,

Be- a- ti pa- ci- fi- ci, (Voyez aussi Annulo suo, ci-dessus.)

Il suffit donc de bien observer les règles de la lecture et du phrasé du texte et des notes pour marquer le rythme voulu.

Les hymnes et proses ont une rythmique particulière (Voir nos 103 et suivants.)

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