‹ Nouvelle méthode pratique de chant grégorienChapitre 38 sur 70 · CHAPITRE IV Des huit tons de la psalmodie · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV Des huit tons de la psalmodie

63. Comme on l'a vu par les chapitres précédents, on se sert, pour le chant ordinaire des psaumes, de huit tons réguliers, étudiés déjà ci-dessus en partie.

64. Le ton est établi sur un son principal nommé teneur ou dominante, ou encore note ou corde récitative. Le ton choisi est en rapport avec l'échelle musicale ou mode de l'antienne.

Voici les finales des Antiennes et la teneur des tons correspondants :

Tons impairs ou authentes

1er ré-la.

3* mi-si autrefois, maintenant ut.

5* fa-ut.

7' sol-ré.

Tons pairs ou plagaux

2e la-ut, \ souvent trans- ] ré-fa 4e la-ré, > posés dans > mi-la 6e ut-mi, ) la notation jfa—la.

8" sol-do.

65. Pour l'exécution, on dok transposer ces tons de façon que la dominante Dotée soit haussée nu baissée à un diapason moyen, s'il s'agit d'un chœur composé le voix moyennes; ou plus haut, ou plus bas, si les voix des chanteurs sont plus élevées i u plus graves. Pour un chœur ordinaire, la dominante la ou si b(et même si pour le premier ton), ett la meilleure. Le si t con\ient surtout aux 3', 7" et 8" tons.

66. Que les tons soient ordinaires ou solennels, simples ou ornés, réguliers ou ïrréguliers, la teneur ou dominante reste toujours la même, seules les formules de médiantes et terminaisons varient.

67. Chaque ton possède encore une intonation qui sert au début du psaume, après qu'on a donné l'antienne. Elle est composée de quelques notes qui relient la finale de celle-ci à la dominante du psaume : les deuxième, cinquième et huitième tons ont à l'intonation une seule note par syllabe; les autres ont deux notes sur la seconde syllabe.

Exercice. — Étudier soigneusement dans l'Antiphonaire, le Vespéral ou le Paroissien, le tableau des huit tons, avec leurs différences, et appliquer chacun d'eux à un psaume connu, par exemple aux psaumes des vêpres.

Il y a aussi des tons particuliers à certains pays, surtout en France, les uns anciens, les autres plus modernes, comme le ton appelé royal, etc., dont on peut user en certaines circonstances particulières, pourvu que les règles habituelles de la psalmodie y soient régulièrement suivies, et que leur dominante soit en rapport avec l'antienne.

68. Il y a des tons spéciaux pour le chant solennel des cantiques évangéliques, le Benedictus à laudes, le Magnificat à vêpres : ils sont donnés tout au long dans les livres de chœur.

Il y a enfin des tons solennels du même genre pour le verset de l'introït et de quelques antiennes; ils sont toujours notés entièrement, là où ou doit les chanter. (Voyez chapitre vi).

Page 1