L'intonation et l'alternance se font comme au Gloria
122. Dans le chant du Te Deum, on se met à genoux au verset Te ergo quaésumus. Si, pour une raison quelconque, il était besoin de recommencer le chant de cette hymne, c'est à ce verset qu'on s'arrêterait avant de recommencer Te Deum, etc. Les versets Aelérna fac et ce qui suit sont en effet une conclusion, qui n'a sa raison d'être qu'a la fin du chant. (Pour la tolérance de l'orgue au Te Deum, même régi» que précédemment, n° 115.)
123. Comme le Te Deum et le Gloria, le symbole de Nicée ou Credo n'a été p ndant longtemps chanté que sur une seule formule; encore maintenant, une seule mélodie du symbole est nommée * authentique », celle qui porte le n° 1. La mélodie n° 2 est une variante de la première, en usage dans certains pays. Le n° 3 et le n* 4, plus modernes (compositions du quinzième siècle), euvent être chantés, le 3 pour les fêtes moindres, le 4 pour les fêtes plus •olenneiles.
124. Dans le chant du Credo, on s'incline aux mots Jesum Christum... Et incarnâlus jusqu'à et ho m o f ne tas est;... simul adordtur.
125. La liturgie demande que le chœur entier chante le symbole, quoiqu'on puisse aussi l'alterner comme le Gloria.
(L'orgue n'est pas toléré comme alternance, au Credo.)
§iv
126. Le Sanctus est la suite de la préface eucharistique, et il était primitivement chanté par le prêtre. On se rend bien compte, d'ailleurs, en étudiant les mélodies les plus simples et les plus anciennes de cette hymne, qu'elle doit s'enchaîner avec le récit du prêtre.
Préface simple
A la fin
! ■ il
Le Prêtre : Per omni- a saécula saecu-16-rum. R|. Amen. ...sine fine di-céntes Sanctus simple
Chantres : Sanctus, * Chœur : Sanctus, Sanctus Dôminus, etc. Ho-sânna in
excélsis.
127. Dans ce chant, Hosânna in excélsis suit en effet le même thème que Per ômnia saécula... Amen. Cette mélodie simple doit donc être chantée sur le même ton que le récitatif du célébrant. Elle est obligatoire pour les fériés de l'Avent, du Carême, de Vigiles des Quatre-Temps à la Messe des Rogations ; on la chante aussi à la Messe des Morts et à !a bénédiction des Rameaux.
128. Dans le Sanctus, les chantres ayant entonné le premier mot, le chœur continue jusqu'à la fin. Quand la mélodie est courte, on peut le chanter entièrement avant la consécration; si elle est longue, on réserve la phrase Benedictus, etc., pour chanter après la consécration. De façon ou d'autre, le célébrant ne doit jamais commencer la consécration avant que le chœur n'ait achevé la phrase Hosânna in excélsis.
Dans les Sanctus à mélodie plus développée, on peut faire chanter Benedictus par les solistes, avec reprise du chœur pour VHosdnna final.
129. L'enchaînement indiqué plus haut avec le récit du prêtre peut se faire aussi facilement, non seulement avec le Sanctus simple, mais aussi avec un certain nombre <i'autres, par exemple ceui du deuxième ton. Pour les autres Sanctus, il sera facile