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Clavicule (Fractures).

pi talion non par la mobilisation directe du fragment externe 1res difficile, mais par l'élévation du coude, une main étant appliquée sur le moignon de L'épaule.

La grande difficulté de diagnostic est avec une contusion simple ou la luxation acromio-cla\ iculaire : l'extrémité articulaire de la clavicule est plus lisse que l'extrémité externe du fragment interne de la fracture, mais ce sont détails difficiles à percevoir. Le diagnostic se fait surtout parla mensuration de l'extrémité saillante à l'articulation slerno-claviculaire, comparée à la

Fig. 119. — Appareil silicate de Hennequin pour fracture du tiers externe de la clavicule. (Hennequin et R. Lœwy.)

longueur de la clavicule du côté opposé : il y a raccourcissement dans le cas de fracture.

Traitement. — S'il n'y a pas de déplacement, le massage avec immobilisation dans l'écharpe la plus simple suffira.

S'il y a déplacement, on pourra employer les mêmes appareils que pour les fractures du tiers moyen. L'appareil de Le Denlu donne d'excellents résultats (V. planche, fig. K, L).

Hennequin met un appareil en forme de collier qui monte le moignon et sur lequel prend appui une autre partie destinée à élever le bras. L'appareil est formé d'un collier de lint sur lequel on place deux colliers de toile et quelques tours de bande silicatée. On fait de même un bracelet silicate autour de la partie supérieure de l'avant-bras. Quand le collier cl le bracelet sont secs, on les coupe et on les adapte avec des lacets, en interposant, entre la

Clavicule (Luxations).

peau et l'appareil un peu d'ouate et 6 épaisseurs de Lin! au niveau de la fracture; on rattache le bracelel antibrachial au collier par deux tubes élastiques ..m soulèvent le bras en laissant au malade le libre exercice de son membre

(fig. lit» et 120). A défaut de silicate, on emploiera de l'eau amidonnée assez épaisse (empois d'amidon) dont on imbibera bien les bandes de vieille toile.

L>) FRACTURES DES DEUX CLAVICULES. — Les fractures ne sont pas forcément du môme type de chaque côté.

Les signes sont ceux des fractures de la clavicule, mais il Tant noter la chute des deux moignons de l'épaule rétrécissant la poitrine en haut, arrondissant le dos, écartant les omoplates ; la pression des deux membres supérieurs sur la cage thoracique amène une gêne notable de la respiration.

Le traitement se fera surtout par le décubitus dorsal, avec ou sans coussin médian, et immobilisation par des écharpes des deux membres supérieurs.

Dans ces cas, il est indicause de la fréquence de la pseud-

Fig..l20. — Appareil de Hennequin terminé. (Hennequin et R. Lœwy.).

la suture osseuse, à

que de recourir arthrose.

E) FRACTURES A LA NAISSANCE. — Les unes sont mira-utétines et succèdent à des traumatismes ayant atteint la mère à la fin de la grossesse. L'accouchement, dans ces cas, a été spontané et normal. Cette variété est exceptionnelle. Presque toujours la fracture est obstétricale, c'est-à-dire produite par les manœuvres de l'accouchement, elle succède à une traction sur le bras ou sur l'épaule, le doigt étant dans Faisselle, et les clavicules étant fortement tassées. [V. Nouveau-né (Pathologie)].

On les traitera simplement par de petites bretelles, s'aUachant à un bandage de corps, les bras étant immobilisés dans le maillot. CHEVRIER.

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