CHAPITRE Vn
La nuit se faisait. La nature et les éléments avaient passé sans effurt du calme au sommeil, comme le juste passe de la vie à la mort. Les feuilles des arbres, toujours inquiètes, toujours prêtes à murmurer, se tenaient immobiles et silencieuses comme si un sylphe malicieux les eût magnétisées. Le silence était absolu et on eût pu croire que l’atmosphère, devenue compacte et cristallisée, ne recevait plus aucun bruit et n’en transmettait plus aucun. De temps en temps, seulement, les parfums des cistes apportaient comme nn souvenir de ses amies les fleurs des champs à Anna, qui était assise auprès de la porte toujours ouverte de la rue, appuyant sa tête contre lu montant. Anna levait les yeux vers la lune, qui était pèle soub les dernières lueurs 'du jour, comme l’était la jeune fille so«s les douleurs de l’absence. Celle-ci chantait d’une voix attendrie, sur un mode doux et lent, une triste cantilètle :
La lune chaque soir m’apporte Un souvenir de mon amant;
Hélas! 'l’étoile du matin Ne m’annonce plus que des peines.
J’aime mieux' fâttendre toujours Tout une^amiée et puis bien d'autres,
Et «e pas boire 'amèrement '
La coupe de l’espoir trompé.
Voilà le soleil qui se couche,
Disent les douces fleurs des champs;
Il est parti celui qui donne La vie et les belles couleurs.
Je voudrais bien pouvoir mourir Et entendre mon glas funèbre ;
Puis voir venir auprès de moi Celui qui disait : Dieu te garde I
Anna aperçut alors l’oncle Mathias, qui, assis en dehors de la porte, penchait vers elle le haut du corps afin de mieux entendre sa chanson. Le bon vieillard comptait plus de quatrevingt-dix ans, il s’était conservé sain et dispos, comme si Dieu eût voulu prolonger le souvenir d’une bonne œuvre et récompenser la charité qui avait recueilli ce pauvre homme.
Anna, qui savait combien l’oncle Mathias aimait Gabriel, sourit en rencontrant son regard triste et sympathique; non d’un sourire joyeux, mais d’un air doux, de ce sourire qui, semblable au saule dans un paysage, embellit et attriste à la fois la physionomie. Puis, pour mettre en contact plus direct l’affection que tous deux portaient à l’absent : e Reviendra-t-il? » lui dit-elle.
Mathias, qui se rappelait combien il avait aimé sa femme, qui était morte, et son fils qui l’avait abandonné, répondit en branlant sa tête blanche.
c Hélas! ma fille, ceux qui meurent ne sauraient ressusciter; ceux qui s’en vont ne reviennent pas 1 »
Alors les larmes lentes et douces, filles de la mélancolie, qui tombaient le long des joues d’Anna, firent place à des larmes abondantes, filles do la douleur, qui coulèrent à flots pressés.
€ Il ne reviendra pas! s’éçria-t-elle, et c’est vous qui le dites ! Je vois bien qu’il n’y a foi et espérance que dans l’amour. I! reviendra, oncleMalhias; il reviendra; j’ai là, dans ma poitrine, un prophète plus sûr que vous. »
Stéphanie, qui était occupée aux soins de sa maison, revint en ce moment et entendit les dernières paroles d’Anna.
c Fille de mes entrailles, lui dit-elle, pourquoi te confier à des rêves et attendre une chose impossible? Comment veux-tu que Gabriel, qui est le fils d’un homme important, puisse
revenir parmi nous autres campagnards? C’est vouloir ôlre aveugle. Fille de mon âme, sois raisonnable et renvoie de ton esprit ces vaines pensées. Gabriel, qui est au milieu de tant de grandeurs, là où est la reine, comment veux-tu, innocente, qu’il se souvienne de toi?
— Vous ne connaissez pas Gabriel, ma mère.
— Je ne le connais pas! Et n’ est-ce pas moi qui l’ai mis au monde?... Non, je ne l’ai pas mis au monde, mais je l’ai nourri de mon lait. Écoute, Anna, ma fille, fùt-il, comme il l’est, meilleur que le pain , plus noble que l’or, plus juste que le payement de Dieu, il ne saurait maintenant revenir dans notre monde, on ne peut pétrir dans la même huche le pain du roi et le pain pour la ferme. Comment veux-tu que cela soit? Il a plu à Dieu de nous ôter un fils, à toi un fiancé; nous n’avons qu’à nous soumettre, et, afin d’avoir moins de chagrin, aie toujours présent à l’esprit ce que dit la loi chrétienne :
Supporte avec plus de courage Ce qui doit t’affliger le plus;
Tu sais que la plus rude lime Vaut mieux pour polir le métal.
Cela dit, Stéphanie, qui avait invoqué toutes les forces de sa faiblesse pour encourager sa fille , s’arrêta sentant les larmes de son cœur étoulTer les paroles sensées de sa raison.
A ce moment entra Juan Martin , qui revenait du village.
c As-tu vu don José , t’es-tu informé de lut ? lui demanda sa femme avec anxiété.
— Je l’ai vu, répondit le mari, j’ai vu ce don José plus orgueilleux qu’une girouette et plus rude qu’un rocher. Il allait monter à cheval pour se rendre à la Higuera y poursuivre un pauvre malheureux et s’emparer d’une ebâtaignerie offerte en hypothèque. Je lui ai parlé de lui. 1 11 va bien, il va bien, me « dit-il , mais que yous importe à vous autres ? Vous êtes-vous c par hasard figuré que je suis la partie sanitaire de la Gazette, c placé là pour vous donner à tout moment des nouvelles de la c santé des gens? Tou tes choses ont leur terme, et vous en avez c fini avec Gabriel. Si vous venez pour que je demande à son « père le prix de son éducation, vous pouvez aller frapper à une c autre porte, attendu que ce que vous réclamez personne ne c se chai^ra de le réclamer pour vous : ces commissions-lâ
« on les fait soi-môme, et, de ma vie, je ne me suis chargé que « de'mes propres affaires. Ainsi donc, adieu; tu peux bien m * plus revenir et que ta femme ne vienne pas non plus. Le.s «femmes, quand elles s’y mettent, sont comme les tiques « personne ne viendrait à bout de s’en débarrasser. »
— Jésus! s’écria Stéphanie, il a dit cela?
— Oui! et je l’ai écouté sans me fâcher, répondit Juan Martin- A qui parle ainsi il n’y a rien à répondre : ce serait comme si on voulait laver les pieds d’un âne. âlais il m’a encore dit autre chose, ajouta le père d'Anna en dissimulant son émotion. Il était à cheval et il rendait déjà la main, lorsqu’il me cria; « Juan Martin, j’oubliais de te dire que don Gabriel Labra- « dor va se marier. >
A ces mots, Stéphanie poussa un cri , Anna fit entendre un gémissement, Juan Martin soupira douloureu.-einent eu regardant sa fille, et l’oncle Mathias murmura de sa voix brisée :
«Ceux qui s’en vont ne reviennent pas!
— Je ne le crois pas, > s’écria Stéphanie avec angoisse.
Malgré ce qu’elle avait dit à sa fille, la pauvre femme conservait en son for intérieur l’espoir du retour de Gabriel, espoir qu’elle se cachait à elle-même. Puis elle cherchait à ranimer la pauvre Anna, que la surprise paralysait comme la glace paralyse un ruisseau, que la douleur faisait pâlir comme la mort blanchit un cadavre.
« Je no le crois pas, répéta-t-elle avec véhémence. Gabriel reviendra; il est impossible qu’il ne revienne pasi — Stéphanie, dit Juan, qui comprit que rinlenlion de la mère était de consoler la fille,, n’essaye pas de soigner ce qui ne comporte pas de soins; il faut aussi, pour guérir, savoir trancher ce qui n’est pas sain. Gabriel ne viendra pas, il faut bien qu’on le sache et qu’on le dise; et se figurer autre chose, c’est perdre son temps. Vous figurez-vous, innocentes, que lors même qu’ille voudrait, ceux qui l’entourent le laisseraient revenir? Ne voyez-vous pas que ce dont vous vous bercez n’a pas le moindre fondement. »
Juan se tut, et on n’entendit plus que les sanglots d’Anna, et les tiaisers que la mère imprimait sur le front de sa fille eu la serrant dans ses bras.
Olepuis un moment, l’oncle lAatllias, assis, comme nous l'avons
dit, en dehors de la porte, fixait ses regards sur deux ravaliers qui passaient entre les arbres sur le chemin de la Higuera. Ces cavaliers se dirigeaient d’un pas rapide vers la maison de Juan Martin.
« Stéphanie, disait celui-ci à sa femme avec un profond sentiment, nous avons un fils de plus au cimetière, i^nna, ma fille, tes amours n’ont pas eu de bonheur; oublie- les.
— Quoi, fit Stéphanie avec cet élan sympathique delà mère et de la femme, l’oubli sc vcnd-il donc pour qu’on puisse l’acheter quand on en a besoin?
' — Oui, oui, Stéphanie, répondit Juan, il se vend et on peut l’acheter. Dieu le dispense, l’acquéreur est la ferme volonté, la monnaie est la prière.
— Juan, cela e.-t facile à dire!
— Et cela se fait, bien qu’il en coûte un peu plus de peine que de le dire. Te paralb-il donc plus raisonnable et plus chrétien de te désoler ou de nourrir des espérances impossibles? L’impossible, c’est le retour de Gabriel.
— Le voici 1 c’est lui! cria tout à coup l’oncle Mathias avec une vigueur et une énergie surnaturelles pour son âge et pour sa faiblesse physique. »
Mais avant qu’aucun de ceux qui étaient dans la maison eût le temps de faire un nnouvement ni de dire une parole, un jeune homme s’était élancé par la porte et avait pris Juan Martin (lans ses bras avec une ardente passion. Stéphanie serrait contre -^on cœur sa fille Anna, qui succombait sous les secousses de tant d’émotions diverses. L’oncle Mathias, qui s’était dressé, était retombé sur son banc en levant au ciel ses mains tremblantes et ses yeux éteints.
Seul, don José Sanchez, qui était entré à la suite (Je Gabriel, restait complétennent indifféirent et impassible en présence de cette scène émouvante.
c Et moi. qui ne savais rien de sa venue, se disait-il à luiméme pendant que personne ne faisait attention à Sa Seigneurie; sans nul doute ils ont voulu me surprendre. Je ievenais dé la Higuera, ne songeant à rien, lorsqu’ici près, à l’entrée du village, je suis, rejoint par un cavalier; je le regartje, c’était luï. Mon ami ne m’a rien écrit dp ce voyage; mais enfin, entre parents, les compliments ne sont pas d’obligation. En passant par ipi, il aura voulu voir Stéphanjp, et il s’est élancé comme une
flèche. Au fait, elle l’a élevé , et on dit qu’on aime bien sa nourrice. Mais, ajouta-t-il à haute voix, nous ne pouvons nous arrêter ici, Gabriel : il se fait tard, et, bien qu’il y ait clair de lune, il ne me convient guère de faire route do nuit. »
Gabriel, pendant ce monologue, s’était jeté au cou de sa mère, qui entourait de ses bras son hls bien-aimé. Il se retourna vers don José :
f Partez si vous voulez, lui dit-il, je ne vous retiens pas.
. — Comment, dit celui-ci tout étonné, ne viens-tu pas avec moi, chez moi?
— Non, monsieur, répondit Gabriel; je reste ici.
— Ici? s’écria le richard eu s’assombrissant; cela ne peu? être : cela ne serait pas convenable, dès que tu as dans le bour^ la maison de ta future famille.
— La maison de ma famille passée , présente et future est celle-ci, dit Gabriel.
— Mon ami, reprit avec impatience le seigneur improvisé, te joues-tu de moi? Parlons net; ne viens-tu pas ici pour te marier ?
— Oui, monsieur.
— Bien ; ma fille ne va-t-elle pas devenir ta femme?
— Non, monsieur; voici celle qui sera ma femme, » répondit Gabriel en lui montrant la pauvre Anna toute ravie et toute honteuse, et dont les joues souriantes , couvertes de larmes, ressemblaient à des roses épanouies par le soleil et baignées par les larmes de l’aurore.
Le dépit, la colère, l’humiliation ne produisirent jamais sur une mauvaise nature l’efl’el que ces paroles firent sur l’orgueilleux Sanchez. Ses yeux lancèrent des éclairs, sa barbe trembla, sa poitrine, cette mer de fiel inaccessible à toute émotion tendre, noble ou généreuse s’agita, et la respiration en sortit en sifilant comme celle d’un quadrupède pourchassé.
« Tu dédaignes ma fille? » demanda-t-il au bout d’un instant avec un sourire contraint et altier.
Et ses paroles sortirent avec le bruit sec et heurté d’une crécelle.
c Non, monsieur, je ne dédaigne pas votre fille; mais je remplis un devoir que la raison m’impose, que la reconnaissance me prescrit et que mon cœur m’inspire.
— Tu méprises mon bien ? continua don José sur le même ton.
— Cela, oui, répliqua Gabriel avec dédain.
— Et tu refuses mon alliance? reprit le noble montagnard avec une ironie marquée et avec encore plus de roideur.
— Je n’en fais pas plus de cas, dit Gabriel, que vous ne vous êtes inquiété du pauvre orphelin abandonné que recueillit Juan Martin.
— Alors, fit don José avec hauteur, avec cette vile satisfaction qui procure la vengeance ,au méchant qui l’exerce, alors reprit-il, pour rabattre ces vaines fumées que tu rapportes de la capitale, où il parait que ton père est aujourd’hui un grand seigneur, pour te faire courber devant moi avec confusion cette tête orgueilleuse, sache ce que j’avais juré à ton père de caches éternellement à tout le monde : tu vois ce vieillard décrépit et misérable entretenu par la charité? tu vois ce sale mendiant, l’oncle l’Aumône? c’est la noble et brillante souche de votre illustre race, c’est ton aïeul, et ton père est le vaurien de fil qui l’a abandonné.
— Grand-père l mon grand-père ! cria Gabriel en courant vers lé pauvre vieillard tout tremblant , qu’il serra dans ses bras. Oh! mon bon vieux père! je comprends pourquoi, dès l’enfance, mon cœur me poussait vers vous avec tant d’afifection. Don José, combien vous avez été cruel de ne me l’avoir pas dit plus tôt I >
Puis, revenant vers Juan Martin et le pressant dans ses bras, le cœur soulevé par les sanglots , il lui dit à mots entrecoupés.
< Pèrel père! mon cœur ne suffit pas à contenir la reconnaissance que je vous dois 1 Vous avez adopté l’orphelin délaissé, vous avez recueilli le vieillard abandonné; vous étiez pauvre, et un jour, même , vous vous êtes trouvé avec la faim, parce que vous vouliez que ni l’enfance ni la vieillesse ne fussent sans aliments! Vous l’avez fait sans espérer une récompense, sans compter sur une compensation, sans rêver un laurier, et seulement par charité chrétienne.
— Gabriel, dit Juan en rendant à son fils ses étreintes, ne me fais pas venir la rougeur au visage; les éloges mérités fatiguent ; s’ils ne sont pas mérités, ils causent la honte. Rien de tout cela n’est bon pour moi, et si tu as des remerdments, qu’ils soient pour cette femme qui t’a nourri.
— Je ne lui dis rien à elle, père, je ne trouve rien : les
mères et notre ange gardien nous comprennent sans que nous parlions. >
Don José étouffait de colère à voir qu’il n’atteignait pas son butde rendre à Gabriel l’humiliation qu’il en avait reçue. Alors, 8’adre.s-sant avec hauteur au pauvre oncle Mathias :
« Oncle l’Aumône, lui dit-il, quel est votre nom , si vous en avez un autre?
— Monsieur , répondit le vieillard , laissez faire ceux qui m’ont surnommé l’Aumônq; je m’appelle de mon nom Mathias Vega.
— Eh bien! poursuivit l’agresseur acharné, votre fils abandonna le nom ie son père, soit parce qu’il était connu de la police, soit pour dissimuler sa basse origine , et il s’est fait fausseipent appeler Labrador.
— dit le pauvre père cherchant à disculper son fils, si depuis il a bien porté ce nom?
— Rien n’empêchera votre petit-fils, si bon lui semble, de se faire appeler Archange. Je me laisserais plutôt couper la tête que de commettre semblable félonie. Moi, je suis.... je suis José Sanchez, par terre et par mer. »
Don José Sanchez par terre et par mer s’en alla gonflé de rage.
« Ne t’irrite pas, ne t’emporte pas , dit Stéphanie à Gabriel d’un ton suppliant.
— Que je ne m’emporte pas? répondit le jeune homme , croyez-vous, mère, que si méchant, si méprisable que soit un homme, il ait le pouvoir de me mettre en colère lorsqu’il ne peut pas même me faire rire? Mais, ajouta-t-il en regardant Anna et en s’adressant à sa mère, à quand la noce. »
Stéphanie resta muette et tourna les yeux vers son mari.
« Gabriel , dit celui-ci, qui comprit l’embarras de sa femme, tn sais qu’ici il n’y a pas grandes ressources , que rien n’est prêt pour votre trousseau, ni pour les frais du mariage, et la première chose qu’il y a à faire, c’est d’y pourvoir.
— J’apporte tout cela, père, dit Gabriel. »
Et, ouvrant son gilet, il en tira une ceinture dans laquelle il portait en onces d’or le produit de ce qu’il avait réalisé avant de quitter Madrid.
Juan Martin et Stéphanie furent tout surpris.
c C’est ton père qui t’a donné cela? demanda le premier
— Oui, père, je l’ai reçu de lui, » répondit Gabriel en mettant ;a ceinture entre les mains d’Anna, selon la coutume du peuple, chez lequel la femme est dépositaire de l’argent.
Anna alla vers l'oncle Mathias.
c Le premier usage que nous ferons de notre richesse, lui dit-elle, ce sera de vous acheter un vêtement complet, que vous étrennerez au mariage de votre petit-fils. Et cependant, ajouta la suave jeune fille à qui le bonheur rendait sa grâce et sa gaieté, je devrais bien être fâchée contre vous et oublier le nom de votre saint patron.
— Pourquoi? demanda Gabriel.
— Parce qu'il m’a bien des fois déchiré l’âme en me disant : c Ceux qui s’en vont ne reviennent pas. »
Bon aïeul et mauvais prophète, dit le petit-fils en passant
son bras sur les épaules voûtées du pauvre vieillard, qu’il caressa affectueusement.
— D’autres fois , dit l’aïeul , mes prédictions ont été heureuses; Stéphanie peut le dire.
— Quand cela, grand-père? demanda Gabriel. .
Le jour, répondit le vieillard , où tu étais délaissé et
repoussé de tous. Elle te donna son sein et je lui dis en la bénissant : « Stéphanie, pour soi travaille qui fait le bien. »
riN.