Corrosiou «les bloes artificiels eu bétou , par le ressac
«le la mer.
Observations de M. Pascal, ingénieur des travaux de Marseille.
La détérioration rapide des travaux maritimes, produite par le ressac de la mer, a fourni à M. Pascal, ingénieur du port de la Joliette, l'occasion de nous transmettre des observations sur lesquelles nous aurons A revenir. La construction prochaine des Docks et du bassin Napoléon A Marseille donne A cette question une actualité pressante.
Les blocs posés sur le galet et constamment travaillés par le flot, qui s'y précipite armé de cailloux et de pierrailles, se creusent rapidement par dessous, du côté exposé A la mer. Les mortiers s’y dissolvent ou sont mécaniquement emportés. Ils exigent de nombreuses et coûteuses réparations. Il est donc de la plus grande importance d'apporter aux nouvelles constructions de ce genre le maximum possible de résistance et de solidité. Le moyen d’arriver à ce résultat c’est, d’une part, d’éviter, autant que possible, les positions dangereuses, l’exposition directe des coinset des angles au choc du galet; de l’autre, c’est de n’employer A la confection des blocs que des mortiers très-énergiques et très-consistants. Il faudra notamment bannir avec soin des chantiers maritimes les mortiers qui proviendraient de chaux anciennes, ayant déjà un ou deux ans de magasins, et que l’on pourrait être tenté quelquefois d’employer à cause de leur très notable économie (près de moitié prix). Ils ne donnent que des blocs friables. Les nouveaux mortiers à gangue bitumineuse de M. Bertren (Oran), paraissant offrir des avantages signalés sur les anciens, sous le rapport de la cohésion, il serait trèsdésirable de les voir mettre à l’épreuve. Nous appelons sur ce point l’allenlion spéciale des ingénieurs de ports de mer.
On sait que MM. Bégy (Cette) et Renaud (Havre) sont chargés par l’administration de lui présenter, sur ce sujet, des mémoires basés sur des expériences variées, et dont les résultats auront le plus grand intérêt.