Chapitre 3. — CoHvertures et Chéncaax
Tuiles en tôle zinquée et plombée, système Rabatel, au mètre quarré
Om<!.84
Pignons en zinc N» 14 , au mètre quarré
Chéneaux en zinc N» 14 , au mètre quarré
Lambrequins en zinc N° 14, y compris les agrafes d’attache ou de penture
O'oq.38
Tuyaux de descente en zinc, de O^.OS de diamètre intérieur
Total de la couverture. . .
Peinture à l’huile à trois couches, des menuiseries et charpentes, et des lambrequins, avecornements, de couleur difl'érente
Faux frais et accessoires pour percement des trous d’ancrage, des fermes, ragrément des corniches et plàtreries à l’intérieur des bâtiments, etc
Total général. ,
Soit en nombres ronds . .
(a) Le prix moyen des fers est de 0L92.
(b) Une partie des faux frais est due ù ce que les marquises n’ont été posées qu’après rachèvement complet des stations.
4. ]%"ouYeau tour à rouc!îi de watçons, par M. AIanniiardt , constructeur à Münich.
Exposé au Palais de l’Industrie (Galerie annexe, travée 125 à 15C). — Prix total , G,000 fr., tandis que les tours ordinaires, à mandrins, coûtent de 8,000 A 10,000 fr. au moins, et que les grands tours à roues de locomotives coûtent souvent jusqu’à 20,000 et 25,000 fr. (Voir aux ateliers du chemin de fer de Lyon, du Nord, etc.).
1855. — PLAivc/iE 28.
Le nouveau tour à roues de wagons simplifié, que représente notre planche, repose sur les principes suivants :
1“ Au lieu de fixer les roues sur des mandrins, où leur centrage est toujours assez diflicile, on les tourne sur leur axe même, et l’on en fait ainsi deux à la fois.
2® On saisit les deux extrémités A, B des axes, et on les met au point, au moyen de deux coussinets A trois pièces et à vis C, ü, qui permettent de les serrer et de les diriger perpendiculairement A l’axe central,
dans tous les sens. Les pièces frottantes de ces coussinets sont d'ailleurs en composition spéciale de laiton, d’étain et de plomb, ce qui donne au glissement lent des pièces une facilité toute particulière.
3° Cela posé, on saisit le milieu de i’axe lui-même, en EF, au moyen d’un double cône creux, séparable en deux pièces, par un pian qui passe par son axe, et ce doubie cône est muni, d’une roue d’engrenage G , qui reçoit son mouvement d’un pignon II , par une pouli e de communication I, et il porte en outre deux rayons A taquet K, L, qui pressent sur les rayons des roues dans le sens voulu, et les forcent A tourner.
A° Enfin, les outils M, N reçoivent de la machine même, par une communication de mouvement très-ingénieuse, le mouvement parallèle A l’axe qui rend le copeau de fer parfaitement régulier, et un autre mouvement perpendiculaire A i’axe, qu’on leur donne A la main, suivant la force des pièces, la qualité du fer, et la quantité de matière A enlever.
Outre les avantages considérables d’économie qu’offre le nouveau tour A roues de wagons de W. RUnnhardt (6,000 fr. au lieu de 8,000 et 10,000 fr.), il donne des résultats d’une précision et d’une régularité remarquables. La symétrie de l’action y détruit toutes les vibrations et trépidations nuisibles que l’on n’évite, dans les appareils ordinaires, qu’avec une masse de fer considérable, et, par suite, avec un poids inutile qu’il faut payer.
A cause de tous ces avantages, nous recommandons vivement l’appareil de M. Mannhardt A tous les chefs d’atelier et ingénieurs du matériel des chemins de fer. Nous l’avons d’ailleurs vu fonctionner sous nos yeux, avec une régularité parfaite, tant dans les propres ateliers de l’inventeur, A Münich, que dans les célèbres ateliers Maffei, de la même ville.
SMB* S’sipjilâeiBtioii «fie stsMlia. (iitirc parlante )
à la mesure des distances et au levé des plans., au moyen du niveau à
lunette ordinaire et de l'éclimètre ci boussole, par M. Laterrade, ingénieur des ponts et chanssées, A Saint-Quentin.
On connaît les avantages de la substitution des mires parlantes de Bourdaloue, A larges divisions, de couleurs alternatives et visibles de très-loin, aux mires ordinaires, A voyant et A coulisse, qui sont, heureusement, déjà bannies de ta plupart des bureaux d’ingénieur.
On sait que l’opérateur, au lieu d’y être A la merci d’un porte-mire, souvent iuattentif, peut lire lui-même, et jusqu’A ZiOO mètres de distance, les cotes de hauteur dont il prend note dans son carnet.
M. Laterrade, frappé des inconvénients inhérents A l’usage de la chaîne d’arpenteur ordinaire , et obligé de produire rapidement, et avec une exactitude cependant suffisante, des levés de plans nombreux exigés par les études du chemin de fer de Toulouse A Bayonne, a cherché A faire, pour le levé des plans, ce que M. Bourdaloue a fait pour les nivellements. Il se base pour cela sur le principe de la stadia , c’est-Adirc sur la proportionnalité des triangles semblables, et opposés au sommet, dont un objet et son image optique sont les bases; mais au lieu de faire usage de lunettes spéciales ou de stadias inusitées, comme on le propose dans beaucoup de traités, il rend les procédés bien plus pratiques et plus économiques, en se servant des instruments usuels et qui servent déjA partout pour les nivellements.
Lne simple addition d’un fil parallèle au foyer de l’objectif d’une lunette a niveau quelconque , — et l’on pourra lire soi-même, sur une mire-parlante ordinaire, des chiffres qui donneront les distances cherchées par un calcui de la plus grande simplicité. En joignant A l’usage de la lunette A niveau, modifié comme il a été dit, l’emploi de l’éclimètre A boussole, ou boussole nivelante, on peut lever des plans, dans toutes leurs parties, avec une rapidité extraordinaire, et avec une exactitude plus que sulfisante pour les besoins de la pratique.
Une instruction, suivie d’applications, a été publiée par M. Laterr.ADE pour mettre tous les opérateurs qui n’auraient pas déjA employé d’eux-mêmes des procédés analogues, A même de profiter des avantages qu’ils peuvent procurer.
itibliograpiiic du levé des plans et de la topographie en général. — 1855. Laterrade : Note sur l’application de la stadia à l’éclimôtre et au niveau. Brochure in-8“. Prix, lL20 avec l’instruction pratique. Chez V. Dalmont. Paris. — 1847. Bourdaloue : Notice sur les nivellements à la mire parlante. — 181!). Porro ; 01)servations sur divers instruments (Annales des Mines). — 1848. Breton de Champ: Traité complet du nivellement, en cinq parties. 1 vol. in-8°. Prix, 5 fr. Chez V. Dalmont. — 184G. Bardin : Projet d’une instruction sur les travaux graphiques à l’École polytechnique. ln-4 oblong. Prix, 2L50. — 1842. Duhreuil ; Art du nivellement, i vol. grand in-8° avec planche. Prix, 4 fr. — 1845. Bonnard : L’Art de lever les plans. 1 vol. in-t” avec planches. Prix, 12 fr. — 1845. Guy . L’Art du géomètre-arpenteur. 1 vol. in-12. Prix, 3'. 50. — 1842. Puissant : Traité de géodésie. 2 vol. in-i”. Prix, 40 fr. —
Noi vi:uj;s annalks di-; i.\ consthi ctiOiN
J1 ILLKT ISfjr).
IHH. Sdlneiivr : ('ours do Io|)of(rii|)liio tic rMoolo irctiil-iiiajor. I vol. in S". l’rix, T..'iO. — iHlil. Iluriliii : l'riitli|iio des levés de plans. — I8V2-J».'». Ilcuoil : (.ours ooinplel de topo^rn|)liie et île géodésie. Lovés h la planehelte et l'i la boussole, l’rlx , 7 fr.
on tlie eonstriiction of obliipje arclies. ln-8» impérial. :i* édit., augmentée ; 1 1 planelier. l’rix, relié, 8 shillings. — llaunrtifeind liruckenbaukunde, mit erniauterdem Text. :i grands ealilers in-folio, ’2!> fr. Liiez Lutta, (i .Munich.
&. B'KiuIom hih* la «•oiiMlPiirtloii iIp** voùIph MuImph, et en
purliculirr sur rrtirs à srcliou ilroUr clliplûiiir, par .M. I’kü.si-kh I’iiai.y, concliiclcur des ponts ot cluiusscjes au cliüinin d(3 fur do l’Lst.
L’intéressant mémoire de M. I’iialy, snr les voûtes biaises à section droite elliplitiue, est une réitonse .A une sorte de défi jeté îi riiabileté ])ratique des constructeurs par l’ingénieur anglais (L AVatson-Hulk :
« Nous n’ignorons pas, dit cet auteur dans son Traité théorûiue et « pratique sur les ponts biais, (ju il existe des arebes oblitiues ü section 1) droite ellipliijue, mais nous les regardons comme mamiuant de stabi- » lité ; — elles sont d’ailleurs plus dilliciles à exécuter, et consé(iuem- » ment plus dispendieuses, surtout en maçonnerie.
» lit après avoir approfondi ce sujet autant (jue nous en sommes ca- » pable, nous pensons qu'elles ne comportent point de formules sim- » pies, telles (jiie celles que nous avons établies pour les voies obliques » Il section droite demi-circulaire.
» Nous ne pensons pas qu’il puisse jamais se présenter un concours » de circonstances susceptibles de forcer l’ingénieur à construire une » voûte elliptique , et , par ces motifs, nous les rejetons entièrement.
» Cependant, nous verrions avec plaisir que quelqu'un approfondit » ce sujet et nous fit voir notre erreur, si, en effet, nous en faisons une. » M. Praly, après avoir exposé sommairement les principes généraux des divers appareils biais (système des zones droites ou biaises, — biais passé ou corne de vache, — appareil orthogonal parallèle, — appareil orihogoual convergent, — appareil hélicoïdal et appareils mixtes) , consacre d’abord un chapitre spécial très-complet et très-pratique à l’appareil hélicoïdal ordinaire dit anglais, et à son application aux voûtes à section droite demi-circulaire, ou en arc de cercle.
'toutes les questions relatives à cet appareil y sont examinées et discutées avec un soin et un détail d’observations qui témoignent d’une connaissance parfaite du sujet, et d’une pratique exercée acquise dans de nombreux travaux.
Le troisième chapitre est celui qui traite plus spécialement de l’appareil hélicoïdal appliqué aux voûtes elliptiques, et des moyens d’exécution qui lui sont relatifs, employés par M. Praly dans la construction de trois voûtes biaises établies sur le chemin de fer de l’Est, dans la traversée de la ville de Meaux.
Ce chapitre, comme le précédent, est rempli d’observations ingénieuses et de conseils d’ordre et de simplification des procédés tels que, suivant l’expression de l’auteur, « un constructeur pourvu seulement des B connaissances mathématiques les plus élémentaires, sera mis à même » de dresser tous les projets qu’on voudra, de voûtes hélicoïdales à » section droite elliptique, et d’en diriger la construction, b
A'ient ensuite un arlicle très-intéressant sur les mouvements des ponts biais, et sur les modifications à apporter dans l'appareil hélicoïdal pour en diminuer les effets.
L’auteur termine par le détail des applications numériques faites par lui aux trois voûtes de 2 mètres, de h mètres et de 8 mètres d’ouverture, citées plus haut.
En résumé, le travail de M. Praly renferme, outre les considérations relatives au sujet qui a surtout préoccupé l’auteur, des idées nombreuses et utiles sur toutes les variétés d’appareils biais. Il sera d’un excellent conseil chaque fois que l’on devra construire une voûte obli- (jue où la hauteur sous clef et la largeur entre les naissances seront données de telle sorte que l’on soit obligé de recourir à la section droite elliptique.
Enfin les architectes eux-mêmes pourront le lire avec fruit, chaque fois qu’il s’agira d’ouvrir un berceau biais ou même une simple arcade d’une certaine profondeur dans un édifice à façade architecturale et à murs de refend obliques, comme on en rencontre beaucoup dans les grandes villes, par suite des nécessités d’alignement.
Klliiiog;raitiiiR des voûtes biaises, — Pour plusamples renseignoments, consulter: 18.S.j. Praly, Ktuilcs sur la coiistruclion des voûtes biaises , et en particulier sur celles à section droite ellipti(|ue. lirocluire in-S», 4 fr., chez Horrani et üioz, rue des Saints- Pères !), Paris. — Graejf, ingénieur des ponts et chaussées: Mémoire important, inséré dans les Annales des ponts et chaussées. — De In Gnurnerie , idem. —
l.pfori , idem. — Saiye,, idem. — 1830. Watsnn liuek: I>ractical and theorical essay on oblique bridges. ln-i'> avec 12 grandes planches. Prix, relié, 12 shillings. Traduit en français par M. de (iayllier, ingénieur des p. et ch., et publié à la suite de son Manuel des [lonts et aqueducs (collection florct,. Paris, 1835. -r llarl. J. : A practical treatise
O. |iHP niptrp «|iiarr4‘, S HlatloiiM «le «•lipiniii dp
l’pi* (3" rIaMHP) sur lu ligne de Cliâteauroux à lAmoges.
(Ingénieurs, M.M. l(oiiiii.i. et Dei.i'.eiK. — Inspecteur général, M. Ituscio:.;
Lc,s stations dont il s’agit sont comprises entre la Souterraine et Limoges (Haute-Vienne).
Fromental. — Prix total, .')7,ûü.'i fr., dont pour : — Ibltiment d(.*s voyageurs (13 mètres sur 7, avec étage au milieu et simple rez-dechaussée sur les côtés), 17,092 fr. — Abri pour les voyageurs (S”. 90 sur 3'".75), 3,50.') fr. — Abri pour les marchandises (8 mètres sur 6), 3.10G fr. — Quai découvert pour marchandises (05 mètres sur 8), 3,008 fr. — Deux trottoirs pour voyageurs (80 mètres sur 5), 1,920 fr. — Puits, 300 fr. — Pavages, 050 fr. — 'l’errassements , 15,000 fr. — Empierrements, 11,990 fr.
Hersac. — Prix total, 73,281 fr. Dispositions et prix presque identiques pour les bâtiments. Les variations sont produites surtout par les terrassements et les empierrements.
Laurière, 118,756 fr.
La Jonchére, 00,067 fr.
Àmbarzac. (3,021 hab.), 09,092 fr.
PRIX, PAR MhTRE CARRÉ, DES MÊMES BATIMENTS.
Bâtiments des voyageurs. . . . (moyennesi, 207 fr. le mètre.
Abri des voyageurs 110 id.
Abri des marchandises 70 id.
Quais découverts H id-
Trottoirs des voyageurs 2'.60 id.
7. Quote-part des dilTéreiites dépenses dans les frais d’entretien et d’exploitation d’un elteinin de fer.
Les dépenses de toute nature du réseau d’Orléans, pendant l’année 1850, ont été de 20, 187, 069'. 60.
Cette somme se répartit ainsi qu’il suit :