CHANSON PERSANE
Ce n'était pas le jour encore; Ce n'était plus la nuit déjà; Je voyais s'élargir l'aurore Dans le jardin de Téhadja.
Les rossignols, sous la feuillée, De l'aube fuyant le retour, Charmaient la nature éveillée Par le dernier chant de l'amour.
Les fleurs humides de rosée Se relevaient de leur sommeil, Et prenaient leur teinte irisée En se tournant vers le soleil.
La source, miroir des étoiles, Ne peignait plus le ciel changeant, Et, comme une vierge sans voiles, Laissait voir son sable d'argent.