‹ Nouvelles chansons à dire ou à chanterChapitre 15 sur 166 · LES VIEILLES CHANSONS · texte numérisé non relu

LES VIEILLES CHANSONS

La terre tourne, le temps passe :

Rien de nouveau sous le soleil :

Rien de nouveau qu'à la surface :

Le fond reste toujours pareil.

En vain changeons-nous les formules.

Chez nos fils nous reconnaissons Nos vices et nos ridicules :

Chantez-nous les vieilles chansons.

Chantons les choses éternelles, Le vin, les champs et les beaux jours ; Avec ses grâces naturelles La vérité plaira toujours.

Toujours les naïves fillettes Aimeront les jeunes garçons, Tant que chanteront les fauvettes :

Chantez-nous les vieilles chansons.

En vain notre esprit se déplace ; Il meurt et renaît sans changer :

Anacréon vit dans Horace ; Horace vit dans Béranger.

Leur gaîté nous trouve sensibles ; Nous sommes sourds à leurs leçons ; Les hommes sont incorrigibles ; Chantez-nous les vieilles chansons.

Lisons et relisons le livre Ecrit avec nos sentiments; Toute chose faite pour vivre Est faite pour vivre mille ans.

En tout temps Tamour et la gloire Nous prendront à leurs hameçons ; Et nous chanterons après boire :

Chantez-nous les vieilles chansons.

Il est un langage sonore Qui trouve la fibre du cœur :

Nos neveux bondiront encore Aux mots de patrie et d'honneur !

Et la terre sera bénie Qui souffle à tous ses nourrissons La haine de la tyrannie 1...

Chantez-nous les vieilles chansons.

PRFMIÈRE PARTIE 17

Sachons rester dans notre sphère,

Fuyons les tristesses du temps ;

Les chansons qui berçaient le père

Berceront aussi les enfants.

\'oici refleurir les pervenches,

Va, tandis que nous vieillissons,

I,es oiseaux nichent dans les branches :

Chantez-nous les vieilles chansons.

ALMAH

Almah, ta paupière est armée ; Mille traits y sont suspendus, Tes sourcils sont deux arcs tendus ; Je suis blessé, ma bien-aimée.

Tu semblés de grâces formée, Comme un cyprès flexible et rond Portant un rosier sur son front :

Regarde-moi, ma bien-aimée.

Comme à Tabeille envenimée Le miel te prête sa douceur; L'aiguillon a percé mon cœur :

Epargne-moi, ma bien-aimée.

.le suis la résine allumée ; Mon âme se brûle à ses feux, Et la sève a rempli mes yeux :

Sèche mes pleurs, ma bien-aimée.

premi?:re partie i<j

Ta bouche est de sucre embaumée, O fruit de mon jardin d'amour.

Tu seras ma nuit et mon jour.

Voici la nuit, ma bien-aimJc

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