PREMIERE PARTIE
unf: histoire vraie
\'ous allez croire que j'invente
Un conte invraisemblable ? — Non.
Mon héroïne fut vivante,
Et je pourrais dire son nom.
« Ecoute, a-t-elle dit, je t'aime ; J'ai ton cœur, ton âme, ta foi, Et je suis sûre de toi-même Comme je suis siire de moi.
« Nous avons atteint une cime Que nous ne dépasserons pas.
J'aime mieux tomber dans l'abime Que le descendre pas à pas.
« Plus tard serait venu le doute, Qui sait?... la trahison, l'oubli; Je ne veux pas perdre une goutte De ce vase si bien rempli.
« Au lieu de supporter l'insulte Du mépris ou de l'abandon.
Dès ce soir, je serai ton culte, Ton souvenir et ton pardon.
« Comprends-tu ceci, que nul autre Ne pourra toucher à ton bien, N'aura cet amour qui fut nôtre Et ce corps qui restera tien !
« Il faut que ton œil s'habitue A ne plus me voir ici bas :
J'ai pris le remède qui tue :
Ami, je meurs... Ne pleure pas. » —
Vous pouvez croire que j'invente Un conte invraisemblable? — Non, Mon héroïne fut vivante. Et je ne puis dire son nom.
PREMIÈRi: PARTIK $7