PREMIÈRE PARTIE I I
Dans son tout petit cerveau
D'oiseau.
Elle n'a jamais pu suivre
Un livre Jusqu'au troisième feuillet
Complet.
Travailler, comme la pluie,
L'ennuie ; Réfléchir, pas ne le peut,
Qui veut.
Entreprend-elle un ouvrage ?
Courage !
Ses doigts sont de si gentils
Outils !
Mais crac ! Son aiguille lasse
Se casse, Ou son petit dé d'enfant
Se fend.
Elle ne fait rien qui vaille,
Et bâille En arrangeant le matin
Son teint, Et puis, comme une alouette.
Caqueté, Quand on est dans son boudoir,
Le soir.
Elle dit des fariboles
Si folles Qu'on les répète parfois
Au Bois ;
Mais elle en rit la première.
Bien fière De montrer ses dents et ses
Succès.
Elle pleure une romance
Immense, Rien que pour montrer qu'elle a
Le la.
Elle crie un air à boire,
Histoire De faire appre'cier, chut !
Son ut.
Bref elle est inimitable
A table ; Mais si jamais, quelque jour.
L'amour Entrait chez cette poupée
Drapée Dans des flots de falbalas
Lilas, Adieu rire, chansonnettes,
Fossettes, Cheveux, propos et regards
Epars 1 Voyez-vous cette amoureuse
Pleureuse, Qui n'eut jamais de chagrin
Un grain 1 Sa naïveté frivole
S'envole ;
PREMIÈRK PARTIIC Il5
Le coloris de son teint
S'éteint.
Elle n'est plus qu'une bonne
Personne.
Eh bien, malgré tout cela,
Voilà...
Voilà le portrait fidèle
De celle Qui prendra, j'en ai bien peur,
Mon cœur.
I l6 NOUVELLES CHANSONS A DIRE