PREMIERE PARTIE
Ils se disaient que tous les autres, Dès que les feuilles tomberaient, Sans asile se trouveraient, Tandis qu'eux, les malins, les nôtres...
Mais quand furent nés les petits, L'arbre avait toute sa verdure, Le nid pendait dans la ramure, Et les oiseaux étaient partis.
MON BAROMETRE
J'ai ri, n'étant pas un savant, De cet instrument, faux prophète, Qui prédit la pluie en plein vent, Et le calme en pleine tempête.
ais celui que j'ai maintenant Est d'une justesse incroyable ; Mon baromètre est surprenant.
Il est toujours à variable.
Nul n'est parfait de tout côté :
Le mien a, comme baromètre.
Le défaut de sa qualité, Celui de ne pas se connaître.
Il prétend qu'hier vaut demain.
Que tout mauvais cas est niable.
Il dit : « Je suis l'esprit humain », Il est toujours à variable.
Les autres déroutent les gens Par des alarmes ridicules, Ou bien, par leurs airs engageants.
Ils leurrent les bourgeois crédules.