LES NOBLES CŒURS NE VIEILLISSENT JAMAIS
A MON AMI BERTRAM (EUGÈNE LANDOY). COUPLETS CHANTÉS AU BANQUET QUI LUI A ÉTÉ OFFERT, A BRUXELLES, LE 11 SEPTEMBRE 1875, PAR SFS AMIS DES « ARTS " ET DE LA " PRESSE ", RÉUNIS POUR CÉLÉBRER LE ■10" ANNIVERSAIRE DE SON ENTRÉE DANS LE JOURNALISME.
Air de VAnonyme (1).
Chantons Bertram 1 II compte dans la Presse Huit lustres pleins de travail et d'honneur ; Autour de lui chacun de nous s'empresse Pour le fêter en ce jour de bonheur, Notre amitié me semble à son aurore ; Rien ne pourra l'altérer désormais.
Comme autrefois je le vois jeune encore Les nobles cœurs ne vieillissent jamais.
Bla.
Il a lutté comme lutte le sage.
Nous admirons ses elTorts triomi)hants.
Il faut le voir dans son charmant ménage : Comme il chérit sa femme et ses enfants. Des malheureux nous ont fait sa louange, Partout la crèche a redit ses bienfaits ; Souvent sa muse a les ailes d'un ange ; Les nobles cœurs ne vieillissent jamais.
Ah ! que de fois la sombre calomnie Pour raiTétei" lui jeta son venin ; En répondant par un trait d'ironie, Calme toujours il suivait son chemin.
Quel écrivain pourrait mettre en lumière Un cœur plus belge, un talent plus fran(;ais ? 11 a gardé la saveur printanière :
Les nobles cœurs ne vieillissent jamais.
Dans ses écrits, qu'un souffle pur anime, Dont le bon sens est la suprême loi, Sa modestie a pris un pseudonyme :
Bertram en vain voulait cacher Landoy.
De nos débats sa chronique est l'histoire, Son œuvre entière appartient au progi'ès, Et chaque jour il ajoute ù sa gloire : Les nobles cœurs ne vieillissent jamais.