LA JEUNESSE DU CŒUR
Musique de C auteur des paroles (M).
Pour qui chante, la vie est belle :
Tous mes loisirs sont des concerts ; Et, dès ({ue le malheur m'appelle, J'accours avec mes petits airs ; Chaque printemps qui me caresse Aux gais refrains donne Tessor :
Amis, qu'importe la vieillesse.
Lorsque le cœur est jeune encor.
Dans notre existence éphémère Nous comptons les jours triomphants Est-elle vieille la grand'mère Qu'entourent ses petits enfants ?
Ivre d'amour et de tendresse, Elle bénit son cher trésor !
Amis, qu'importe la vieillesse.
Lorsque le cœur est jeune encor.
Lorsque je laisserai sur terre Les faibles échos de mes sons, Il me semble entendre Saint Pierre Dire, à mes petites chansons :
« Des bienheureux, voici l'adresse
« Là-bas, à cette porte d'or
(( Dieu, c'est l'éternelle jeunesse ; « Au Paradis on chante encor ! »
L'OISEAU DANS LÉGLISE.
Ai'r du Yaiidorillc de la pctile Gouvernante (11*)-
Un oiseau volait dans l'église
Pendant le service divin :
Le pauvret, entré par méprise.
Essayait de sortir en vain.
Le vent a fermé la fenêtre
Qu'il cherche;, le cœur agité.
Mêlant ses cris aux chants du prêtre. J
L'oiseau pleurait sa liberté. )
C'était une jeune hirondelle
L'orgue se tait, la foule sort
« Au lieu de fatiguer ton aile.
Dit le prêtre, bénis ton sort :
« Petit oiseau, que ta voix pure
« Célèbre la divinité. »
— (( Dieu n'est-il pas dans la nature ?
« Prêtre, j'attends la liberté ! »
Se peut-il que le ciel réponde Au vœu des humbles passereaux ?
L'éclair brille, l'orage gronde, L'ouragan brise les vitraux !
Bientôt après le ciel s'épure :
L'oiseau, de bonheur transporté, Saluait Dieu, dans la nature.
En bénissant la liberté.
Juillet 1876.
~ IIG —