‹ Nouvelles chansons et poésiesChapitre 41 sur 131 · LA JEUNESSE DU CŒUR · texte numérisé non relu

LA JEUNESSE DU CŒUR

Musique de C auteur des paroles (M).

Pour qui chante, la vie est belle :

Tous mes loisirs sont des concerts ; Et, dès ({ue le malheur m'appelle, J'accours avec mes petits airs ; Chaque printemps qui me caresse Aux gais refrains donne Tessor :

Amis, qu'importe la vieillesse.

Lorsque le cœur est jeune encor.

Dans notre existence éphémère Nous comptons les jours triomphants Est-elle vieille la grand'mère Qu'entourent ses petits enfants ?

Ivre d'amour et de tendresse, Elle bénit son cher trésor !

Amis, qu'importe la vieillesse.

Lorsque le cœur est jeune encor.

Lorsque je laisserai sur terre Les faibles échos de mes sons, Il me semble entendre Saint Pierre Dire, à mes petites chansons :

« Des bienheureux, voici l'adresse

« Là-bas, à cette porte d'or

(( Dieu, c'est l'éternelle jeunesse ; « Au Paradis on chante encor ! »

L'OISEAU DANS LÉGLISE.

Ai'r du Yaiidorillc de la pctile Gouvernante (11*)-

Un oiseau volait dans l'église

Pendant le service divin :

Le pauvret, entré par méprise.

Essayait de sortir en vain.

Le vent a fermé la fenêtre

Qu'il cherche;, le cœur agité.

Mêlant ses cris aux chants du prêtre. J

L'oiseau pleurait sa liberté. )

C'était une jeune hirondelle

L'orgue se tait, la foule sort

« Au lieu de fatiguer ton aile.

Dit le prêtre, bénis ton sort :

« Petit oiseau, que ta voix pure

« Célèbre la divinité. »

— (( Dieu n'est-il pas dans la nature ?

« Prêtre, j'attends la liberté ! »

Se peut-il que le ciel réponde Au vœu des humbles passereaux ?

L'éclair brille, l'orage gronde, L'ouragan brise les vitraux !

Bientôt après le ciel s'épure :

L'oiseau, de bonheur transporté, Saluait Dieu, dans la nature.

En bénissant la liberté.

Juillet 1876.

~ IIG —

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