MAI
kir du Yaudeville de la Petite gouvernante (19 0-
On m'a dit souvent : — C'est dommage, En parlant de notre maison, Que dans ce bon petit ménage Vous n'ayez pas un seul garçon. — Nos deux enfants sont si gentilles .
Que, dans notre bonheur reclus, Nous n'enviions rien aux familles | Où l'on compte un enfant de plus. )
his.
Mais depuis j'ai vu sur ma route, Et j'ai pris un garçon tout grand ; Ça coûte un peu plus cher sans doute.
Mais du moins on sait ce qu'on prend. Bien qu'il nous enlève une fille.
Des regrets seraient superflus :
Rien n'est changé dans la famille, Nous n'avons qu'un enfant de plus.
1. 19. Voir l'air noté indiqué par ce chiffre au recueil paru en 1866.
Une douce croyance élève, Le doute a fait les cœurs aigris ; La nuit un magnifique rêve M'ouvrit le monde des esprits :
Deux âmes, en pleine lumière, Disaient au séjour des élus :
Pour guider un fils sur la terre Nous avons un ange de plus.
Chantons cette union si chère Sans trembler pour son résultat :
Marie a le cœur de sa mère, Et Jule a le cœur d'un soldat.
Dans leurs yeux une larme brille, Perle de deux cœurs résolus A vivre heureux dans la famille Où l'on compte un enfant de plus.
Je vois, si l'avenir couronne Les vœux que forme ma chanson, Un berceau, futur petit trône Du petit roi de la maison.
Votre mère, qui n'est point seule A chérir les anges joufflus.
Étendra les mains de l'aïeule Pour bénir un enfant de plus.