‹ Nouvelles chansons et poésiesChapitre 58 sur 131 · PARLE · texte numérisé non relu

PARLE

Ce scélérat, âgé de vingt ans à peine, et, ironie du sort, nommé Hyacinthe Séraphin, massacra toute sa famille, afin d'en devenir l'unique héritier. Poursuivi par ses remords et par la gendarmerie, il fut, par hasard, arrêté et comparut devant la Cour et le jury.

Voici, reproduit en couplets, le plaidoyer de son jeune et éloquent défenseur :

c( Mon client était naguère « La terreur de ses voisins :

(( Il a tué père et mère, « Frères, sœurs, oncles, cousins.

(( A ces aveux magnanimes c( La pitié va vous toucher ; « Car en dehors de ces crimes « Qu'a-t-on à lui reprocher ?

«Du fond de ma conscience.

« La vérité jette un cri I .... .

(( Il me reste une espérance :

(( La sagesse du jury. (( Que la pitié vous inonde :

«c Mon pauvre cœur en est plein I (( Mon client est seul au monde :

« Grâce pour un orphelin ! »

A ce discours que j'admire Et que tous vont admirer.

Le jury se prit à rire Et l'assassin à pleurer.

Malgré ce discours alerte, A mort il fut condamné ; Mais ne pleurez pas sa perte :

Il n'est pas guillotiné.

Pour l'apprendre, àme sensible, Achetez cette chanson ; Que cette histoire terrible Soit pour tous une legon :

Mari, femme, garçon, fille, Faibles, forts, petits ou grands, Pour vivre heureux en famille, Ne tuez pas vos parents 1

Page 1