LE FILS DU PEINTRE & LE CHANSONNIER
A M, LE BARON 0. DE S. QUI MA OFFERT UNE VUE DE ROME, UNE VUE DES RUINES DE POMPEl ET DEUX PAYSAGES PEINTS PAR SON PÈRE.
Air : Faut d'ia vertu, pas trop n'en faut (62).
Que je bénis ma bonne étoile :
Un jour, dans une chasse au bois, Vous m'avez promis une toile Et m'en offrez quatre à la fois.
On me saura de vos amis : \
\ bis.
Baron, vous voilà compromis. )
Voilà Rome où, sous un nuage, Se cache en vain la vérité :
Le Dieu qui vainquit l'esclavage Est le Dieu de la liberté.
On me saura, etc.
C'est Pompéï : ce siècle y sonde :
Que plutôt n'a-t-il entassé Toutes les erreurs du vieux monde Dans les ruines du passé.
On me saura, etc.
Un beau paysage m'attire ; Et je pense à votre vieux chien, Aux perdreaux que si mal je tire Et que vous abattez si bien.
On me saura, etc.
L'eau sort d'un roc et semble vivre.
Votre père a dû l'écouter En peignant les pages du livre Qu'il aimait tant à feuilleter.
On me saura, etc.
Le peintre est mort... — non, il existe Son talent n'est pas oublié.
De là-haut l'àme de l'artiste Doit sourire à notre amitié.
Les bons cœurs franchement amis Se sont-ils jamais compromis ?
Mons, 8 juillet 1867.