SUR LA COLLINE
Air: Une éclaircie (J).
Je suis sur la colline ardue.
Près du petit arbre charmant Qu'on voit, du fond de retendue, Estompé sur le firmament, Sur l'écorce du solitaire Que de prénoms vont s'accoupler ; Autour de lui que de mystère :
Ah ! si l'arbre pouvait parler !
Je vois, dans la nature en fête, Le Panisel, jadis sacré. S'il est vrai qu'on vit sur son faite Un temple au Dieu Pan consacré.
Je songe à l'esclavage immonde Qu'imposait le vainqueur Pvomain, Je songe aux longs efforts du monde Pour l'affranchissement humain.
Quel bruit au vallon de la Trouille Le long du chemin Brunehaut ?...
Un monstre, animé par la houille, Fumée au vent, court le front haut.
Sur des rails il franchit l'espace, Traversant les prés, les guérets :
Ah ! c'est le remorqueur qui passe
Découvrons-nous : gloire au progrès !
Juillet.