‹ Nouvelles chansons et poésiesChapitre 9 sur 131 · JE SUIS GRAND-PÈRE · texte numérisé non relu

JE SUIS GRAND-PÈRE

COUPLETS A MA PETITE FILLE ET FILLEULE THÉRÈSE-MARIE- ANTOINETTE FRANÇOIS, LE JOUR DE SON BAPTÊME.

Air : Donnez-vous la peine d'attendre (30).

Je rêvais un petit garçon,

Mais ce l'homme marche et Dieu le mène »

Au lieu d'un roi de la maison,

Nous avons une souveraine.

La mère et l'enfant vont au mieux ;

Voyez rajeunir la grand'mère ;

Mon gendre est là tout radieux fbis/ ;

Hélas ! et moi, je suis grand-père [bisj.

L'enfant est le nec plus ultra :

Quel front, quels yeux, quelles oreilles.

Jugez quand elle parlera :

C'est la merveille des merveilles !

Vous la bénissiez dans nos bras.

Monsieur l'aumônier militaire :

Des voix du ciel chantaient tout bas

Au fond de l'âme du grand-père.

Le printemps dit ses chants d'oiseaux Pour dérider les fronts moroses ; Enfant, les fleurs des arbrisseaux Ont tes couleurs blanches et roses.

De ta mère, ô mon cher trésor, Possède la douce lumière, Du brave soldat le cœur d'or, Et lagaîté de ton grand-père.

Dieu rayonne autour des petits :

Du berceau soulevant les franges, La mère voit le paradis Lorsque l'enfant sourit aux anges.

Souris, cher petit nourrisson :

Je te verrai grandir, j'espère ; Un jour tu diras ta chanson Sur les genoux de ton grand-père.

Mons, 28 avril 1868.

Pardonnez-nous, mon Dieu ! nous pleurons, chose étrange, Quand un enfant de plus prend les ailes d'un ange.

Mons. 15 février 1869.

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