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ORMÉE DE TOUT SON SPECTACLE

iV. B, Babbisier y sera représenté en personne natu-| relie.

Le spectacle commencera à six heures de re-! levée, et la seconde représentation m Imil. i

Prfmi^.res. . • • Uo J»Ulet de dix êotu. \ PRIX f Secondes }

DES l et \ . . • Un billet de cinq sou», PLAGES. I Pabterbb \

Lee eitoyene défenseurede lapatiienongradés, 3 «ont. Lee enfante an-deseom de trofe ans, portés à bras, entrent uns j Ptyer*

Si Ton avoit annoncé à Besançon la représentation d'une tragédie posthune de Mairet, son Eschyle, dûtelle bidancer, comme autrdbis Sophonisbe^ la réputatkm de Comeillet personne n*auioit su de qud il étoit question, et, d'mi consentement unanime, le public anroit fait défaut à Tappel; niais rafficlie de Landr>ot parloit à des passions vivantes qu'aucun événement sêlfiMâblc

ii*a\oit encore mises en présence, et (jui ne (leiiiandoient qu'un champ de lutte et de bataille. Ce .bruit de la naissance in Messie rédempteur est destiné d*aillenrs à faire pâlir « n tout temps et partout les oppresseurs dc^ la terre. La synagogue réj>ul)liLaiiie s'en émut, ses scribes et ses i)harisiens désertai eut leurs antres accoutumés et se réf»andirent en foule dans les lieux publics. L'Hérode à mille tètes de la révolution se demanda si ce n'étoit pas le moment de recommencer le massacre des enfants pour atteindre le roi inconnu qui osoit menacer su puissance» De leur côté» les vignerons de la ville < t de la banlieue, ces sages aristocrates de la glèbe, qui étoient restés jusqu'alors prudemment étrangers à toutes les frénésies d'un Age de misère, descendirent en foule dt s hauteurs du tnons Codius et des mes escarpées du rnons CharUum, pour venir adorer encore une fois le Dieu des pauvres. Les deux armées amassées longtemps d'avance et grossies à tout moment de recrues nouvelles se mesuroient et se com[>toicnt du regard en faisant entendre une rumeur menaçante, quand le représentant du peuple en mission envoya dire qu'il assisteroit au spectacle*

Canticuere omnes, intentique ora tenebant.

Le représentant du peuple en mission, qui s'appeloit Bassal, ét<»t un homme bien né, doué de qualités heureuses, préparé à une vie sérieitse par des études fortes,

et que la révolution avoit mis liors de sa place, comme tant d'autres, pour lui imposer une nouvelle destinée, bien étrangère à son caractère et à ses penchants. 11 suivott le torr^t révolutionnaire, parce qu'il n'y a guère moyen de remonter contre c^te cataracte quand on a eu le malheur d'être emporté dans sa chute; mais, au milieu de la bGU§> de l'écume et du sang qu'elle rouloit avec elle, il conserve^; P^^ ^ privilège particulier, un reste de grâce et de dig!V^^« ^ souffroit le mal, sans doute»

mais il en souiVrait peut-être; et le mal qu'il laissoit faire, quelle puissance huiuame, hélâs! eût été capable de Yen empêcher? C'est une question que l'expérience n*a pas encore résolue. Louis Bassal étoit donc un eonvmtionncl d'exception , qui avoit quelquefois un doux langage, un doux regard, un doux sourire, et qu'on étoit porté à aimer, quand on le comparoit aux autres. Sa loge, pavoisée à la bâte lambeaux tricolores et tapissée au dedans et au dehors de formidables emblèmes, «ouvrit tout à coup devant lui. L auditoire se recueillit profondément, ceux-ci dans une attente farouche, ceuxlà dans de cruelles angoisses, les enfants seuls dans la muette impatience de la curiosité et du plaisir. Le rideau se leva.

On n'attend pas de moi l'analyse tlu mystère pastoral et divin de la Nativité, Elle seroit trop puérile pour les grands esprits qui gouvernent la littérature en Sorbonne» et trop sérieuse pour les beaux esprits qui la jugent souverainement dans les feuilletons. Je me bornerai à dire en quoi le drame de la Crèche différoit essentiellement de tout ce qu'on a composé jusqu'ici sur le même siyet, et ce qui en faisait à la fois, à Besançon , une solennité religieuse et une solennité républicaine.

Le lieu de la scène étoit placé, par la plus hardie des tic t ions poétiques, dans le voisinage immédiat de la ville. Bothiéeni devenoit, pendant toute la représentation et m dépit de la gé(^raphie sacrée» un village idéal de la banlieue. C'est là que le peuple de Besançon, prototype un moment de tous les peui)les du monde, venoit, au nom du genre humain tout entier, visiter le berceau du Messie né pour le sauver ; et il est peutrètre vrai de dire que la douce et naïve piété de cette bonne nation franccomtoise n*étoit peut-être pas moins digne du bienfait d'une rédemption spéciale que la famille de l>teéx;}rqttc-'^ la postérité d'Abraham. La nniltitude lidèlg'g'g^jheminoit donc processionnellement à la Crèehf^*^^ Tenfant Jésus,

dans son ordre hiérarchique» et suivant le cérémonial établi , c*est^à-dire les corps des arts et métiers avec leurs insignes, les confréries de la bourgeoisie avec leurs gonfalons, les compagnies d'arquebuse et de milice avec leurs bannières, les juges sous leurs hermines, les prêtres dans leurs aubes et leurs datmatiques; puis la troupe bichonnée des bergers à houlette et des bergères à falbalas ; puis la troupe austère des vignerons , précédée de son Bahbisier, nec pluribvs i)iijKU'^ comme lesoh^l royal du dix-septième siècle. £q dernier lieu marchoient les hautes puissances de Tancienne cité» les magistrats élus, le vicomte mayeur» le parlement, le gouverneur, le prélat, résumées en deux personnes dans Tannée dont je parle, le citoyen maire et le citoyen procmeur de la commune» mais représentées à leur expression la plus hyperbolique par le représentant du peuple en mission» dont Tautorité surpassoit d*une manière qui échappe à toute comparaison, celle des lois absolus du monde ancien, si lieur(ius( nient émancipé par la liberté*

L'action du drame étoit infiniment simple, et digne de rinnocente candeur des temps primitifs. Le Dieu, de qui émane toute souveraineté , et qui exalte quand il le veut les humbles aux dépens des superbes, s'inlormoit, avec cette bonté qu'on a appelée évaugéiique à défaut de lui trouver un nom qui la peignit mieux , des griefs du pauvre peuple, et Barbisier répondoit pour tous. CYloit cette réponse traditionnelle de Barbisiek, autrefois si vcridique et si hardie, aiijourd*hui'^i rigoureusement contrainte» qui tenoit tous les esprits en suspens. €k)mment exprimer» en effet, au nom d'une population que le progrès social- venoit d'affranchir, les plaintes que le despotisme avoit accueillies, ou du moins tolérées pendant plus d'un siècle, du temps où elle étoit esclave? Jj entrepriâe'él^^l' dangereuse et les résultats incertains. Barbisier fut toij>4^ 9^^^ pouvoit être, sincère avec adresse» éner^^i^ue avS£ "'«»«re, éloquent dans Tappré-

426 FANTiUSlËS UU D£HiS£UR SENSÉ.

dation des choses, habile dans rappréciation des pei^

sonnes, assez finement satirique pour ne pas blesser les autres» assez noblement flatteur pour ne pas s'avilir lui-même. Le trait qui meuaçoit de dépasser le but a*anréioit tout à coup en diemin, comme s'il avoit été retenu par une main inidsible. Celui qui paroissoit trop direct ou trop acéré, s émoussoit à propos dans un quolibet innocent, et la grâce badine du patois sauvoit l'amertume des leçons les plus sévères. G'étoit Bridaine» c*étoit Bossuety c'étoit mieux encore, c*étoit BARBistER; mais, pour être plus éclatant, le succès de cette allocution n'en paroissoit pas plus sûr. L'auditoire inquiet attendoit le droit de penser, et craignoit de Tattendre yainement» car le représentant du peuple avoit disparu au fond de sa loge , quand une réaction involontaire le ramena ^nr le devant dans le paroxysme d'un celai de rire convulsif. L'elTet de l'étincelle électritpie n'est pas plus prompt, et, pour la première fois depuis trois longues années, on entendit une assemblée nombreuse rire comme un seul homme. Tous les fronts et tous les cœurs s'épanouin'utd'nn commun accord à l'idée qu'un dé{)uté montagnard avoit ri, et ce phénomène , jusqu'alors sans exemple dans l'histoire de la république, ne 8*est jamais renouvelé.

La représentation terminée, Bassal fit appeler Landryot, lui glissa dans la main un assignat de cinquante francs y et lui adressa ces sages paroles, prononcées à basse voix : «c Votre pièce est bonne et pleine de sens, mon cher ami; j*y ai pris grand plaisir, et je la reverrois souvent avec la même satisfaction ; mais j'attends demain j)our collègue à Besançon le citoyen Piocho-Fer Bernard de Xaintes, patriote irréprochable d'ailleurs, qui est malheureusement peu versé dans la saine Utté* rature, et en qui je soupçonne presque BSÊSf peu de s}iiii)athle pour les marionnettes que pour les hommes. Je vous coubcille donc, entre iious, et sans gêner eu

LES MAUlo.NiNL i n:s. 427

rien votre liberté» d^aviser au salut de votre troupe dramatique , et de la transporter en lieu de sûreté à la

première occasion , si faire se peut. Mes coniplimeiils à Barbisirr. J>

Landryot profita de ce prudent avis, sans se le faire répéter; et, dès la nuit suivante, une caisse de sapin scellée avec soin renferma toute la bande comique, les

anges avecles humains, les bourgeois avec les paysans, les rois auprès des bergers, et i'ûne de Tétable à côté du procureur de la commune. La bonne ville de Fribourg accueillit favorablement, selon son usage, ces tristes restes de la colonie catholique à laquelle ses portes hospitalières étoient ouvertes depuis les premiers jours de lu révolution. Je me plais même à croire que l'artiste franccomtois s'y maria selon son coeur, et qu'il y eut beaucoup d'enfants , parce que c'est une circonstance qui figure à merveille à la fin des contes ; mais ce que je puis assurer d'une manière plus positive, c'est qu'il y fabriqua une quantité innombrable de marionnettes qui ont déjà fait les délices de deux générations pour le moins, et qui feront longtemps celles du monde, si le monde devient sage.

le suis bien loin de me faire illusion sur Fintérèt qu'on

peut trouver à ce récit ; je conviendrai même volontiers qu'il faut des mets d'une saveur plus i c^levéeà nos sens blasés par le haut goût des compositions à la mode. Cependant, en cherchant im peu, si cela en valoit la peine, on verroit du moins jaillir de celle-ci une idée toute nouvelle, et c'est beaucoup par la littérature qui court.

J^ iie suis pas de ceux qui tiennent la lumière sous le boisseau, et^uand je rencontre une idée nouvelle, ce qui ne m*anive qiimsaQA tour, elle est au service de tout le monde» \

428 FANTAISIES DU DÉRfSEDR SENSÉ.

Nous coiiiptons un peu pliisdfi ciiKiiiantc ans de régénération philosophique et libérale, à da er des jours heureux où rère du progrès a commencé. £h bien ! ouvrez tous vos Moniteurs et toutes vos histoires, et je pose en fait que vous n'y verrez pas deux exemples d'une vérité hautement et intelligiblement articulée, en face des pouvoir constitués et du peuple qui croit constituer les pouvoirs. L^exemple unique valoit donc la peine d'ftire recueilli. C'est un document comme un autre.

La vérité, je le répèle , n'a été exprimée qu'une fois coram omnibus, pendant toute la durée d'un demi-siècle largement accompli, et il faut rendre justice aux marionnettes.

C'est une marionnette qm l'a dite.

Hélas! à force de creuser, pour l'en faire sortir, le puits où se cache la vérité, nos sages l'ont percé d'outre en oytre comme le tonneau des Danaïdes; ils en ont fait un abîme sans fond où s'engloutit tout le passé, mais dont l'avenir nv. tirera plus rien, je l'en défie ! Quajit à la vérité, j'imagine qu'aussitôt qu'elle eut trouvé la voie ouverte, elle prit le paiti de s'en aller par là, popr ne plus rien avoir de commun avec nous.

Il n'y a peutrêtre pas grand mal , car, au |X)int où nous en sommes, je ne sais pas trop à quoi elle serviroit.

Comme il faut que tout finisse, et, avant tout, ce livret et moi, je demande pardon au leetcur de l'arrêter lui moment encore sur une question qui m'est certainement trop personnelle. Ma conscience d'écrivain y est malheureusement intéressée, et la ccmscience est quelque chose

— pour quelques-uns. ^ Polich(/ir//r est connu de tout le monde. Quant à moi, si je suis connu de vous et d'un trp^petit nombre d'au-

1res, c'est uu béaéiice que je dois à la leaoïiiraèe Je Polichinelle.

La haute critique elle-même ne pense guère à Poliehi-^ mile sans penser à moi, mais elle no ponscroit jamais à

moi, si elle n'avait à pensor à PolichineUe.

H est résulté de là que le nom de Polichwrile et celui du docteur Néophobus sont devenus inséparables dans les journaux, dans les livres etdans les monuments, nœc aligné propane colnmnâ , dit Tropercc, c'est-à-dire, éi rivrz (pK'lqiie part le nom de Polichiadle^ et vous êtes bùr de voir le nom de Néophobus à côlc.

Ce sont deux idées distinctes à leur origine, quand on les considère de près, mais identifiées par une lonç^uo habitude, connne les deux lignes de la parallèle (=) , les deux crochets de la paranthèse ( ), et les deux points du ti'éma (• •).

Nous sommes, Polichinelle et moi» les deux membres d'une équation. On écriroit volontiers : Poltchikelle

X iion compf've = NroTMioiu s, et réciproqucrnont . Je ne , me suis jamais informé de ce qu'en pcnsoit Polichinelle^ mais cette solidarité m'épouvante.

Qu'est-ce en efiet que Polichinelle? Depuis près de cinquante ans que je réfléchis sur Tessence et la quiddité des espèces, je ne me sni< pas denjandé autre chose.

J'ai vu passer une révolution, un empire, une restauration qui n*a rien restauré, si ce n'est le principe absurde et fatal qui avait tout détruit, et j'ai attendu patiemment , parce qiie la solution des grandes questions politiques est im secret réservé qui n'appartient pas aux puissances de la terre.

C'est le secret de Polichinelle.

Polichinelle^ en dernière analyse, c'est Texpression du peuple.

Eh, mon Dieu! j'ai chéri Polichinelle. Est-il un homme de coeur sur la terre où nous avons si peu de jours à passer à qui Polichinelle soit resté indifférentlf

430 FANTAISIES DU DÉIliSËUH SENSK.

En y réfléchissant, je le trouvois quelquefois grossier, Stnpidc ( l hrutal.

Mais j'élois prévenu en sa faveur. Grossier, il me pa« roissoit hardiment sincère; stupide, il me paroissoit naïf; brutal, jenevoyois dans ses excès qu'un usage encore mal raisonné de sa force. J'allois pins loin; jn lui (•loyois lin fonds de boa seuo. C'éloieat des erreurs de • jeune boni me.

Depuis, PolichineUe est allé en empirant, comme va le monde.

Polichinelle di fait parade de sa violence comme d'une vertu.

Polichinelle est devenu Tefiroi de ses voisins, qui étoient ses amis naturels.

Polichinelle a tué les gardiens de la paix publîquo , les soldats, les niap^istrats, les juges, et, bien plus que cela, les femmes cl les enfants !

Polichinelle a porté ses défis jusqu'au diable qui l'ins^ piroit, mais qui savoit le punir, et dont il ne reconnoit plus le pouvoir.

Polichinelle est odieux!

Je regrette lePolicJUnelle de mes illusions. Je le plains dans ramertume de mon cœur 1 mais je l'estime plus assez pour l'aimer.

Delivrez-moi de Polichinelle \

DOCTEDB NÉOraOBDS.

émrûi âê JMiêmêf page iOS.

POSTFACE DE l'Éditeur des oeuvres complètes de néophobcs^

Les personnes qui seroient curieuses de rapprocher la fin de cet article de son commencement, sont fatalement exposées à en trouver la première partie dans le

premier nutnéro du quatrième trimestre de lu quatrième série» tome XI de la Revue de Paris ^ sous la date du 5 novembre 1842. C'est un peu loin» à la vérité, mais nos souscripteurs ne s'en plaignent pas» et l'intérêt général de la composition n'y perdra rien, Tanteur s'étant attaclié avec un soin religieux à distribuer les mak?riaux de ses moindres écrits, de manière à ce qu'il soit fort indiOérent de les prendre par le oonmiencement, {)ar la fin ou par le milieu. Ce qu'il y a de particulier dans ce genre de travail, c'est qu'on est même lihre de rétrograder sur les pages, sur les lignes et sur h^s mots, dans un sens opposé à celui de l'impression, et suivant la méthode que les savants ont appelée Bouêtrophédm^ sans craindre que la valeur des idées qu'on a.Touhi y mettre en soit aucunement altérée, et qu'il y ait quelque chose à rabattre du profit qu'en doit retirer le lecteur. C'est un grand progrès qu'a fait l'art d'écrire dans oè siècle-ci.

Nous nous croyons cependant obligés à ^pliquer ce

délai par les lenteurs excessives du docteur Néophobus, qui ne concevoit pas qu'on écrivit quand on pouvoit

432 PAMiAISlËS DU OÉRISEUR SENSÉ.

parler, qu'on parlât quand on pouvoit se promener, ét i\utm .s<î j^ronienàt quand on poiivoit dormir. Quoique noMS eussions estimé à près d'un demi-C('nlime tout RcAe do sa volonté qui aboutiroii à port^ une plume, chaînée d'encre, de Técritoire au papier, pour y configurer un caractère alphabétique, nous n'avons jamais pu eii tirer plus d'une ligne par jour. Son orthographe, d'ailleurs, • qu'il s'obstiûoit à croinî ctymologi({ue ettrançoise, étoit si gothique et si barbare qu'il falloit assembler à chaque* fois un concile de protes, pour la traduire en écriture vulgaire; et cela demandoit bien du temps. Quand on le prioil de ne plus jeter de nouveaux défis à la pénétration de l'École des Chartes, et d'imiter ces messieurs de FAcadémie qui écriront désormais comme Voltaire, il se contentoit de répondre : Cela n*est pas sûr.

Heureusement pour nos lecteurs, pour nous et pour lui-même, car il n'avoit embrassé la profession d'homme de lettres que dans le paroxysme d'un désespoir incurable, il mourut dernièremait, plein de jours et de bile, d'une congestion de voyelles, de consonnes et de diphthongues. à la suite d'une étymologie rentrée, en maudissant la nouvelle philosophie, la nouvelle politique, la nouvelle littérature, la nouvelle nomenclature et la'nouh vélle orthographe, de que l'on sait de son humeur paresseuse donne tout lieu d'espérer qu'il n'a pas laissé d'ouvrage posthume, et que son nom paroit ici pour la dernière fois.

Que l'oraison funèbre lui soit lég^l

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