SOCRATE
N voit dans l’histoire que Socrate naquit
à Athènes, l’an 470 avant J.-C. Fils
d'un sculpteur, il Passa la première
partie de sa vie à travailler dans l’atelier de son père. Mais, aidé des conseils et des discours d’un riche Athénien appelé Criton, il abandonna ? + .. art Pour se livrer à Ja Science, ou, du moins, à la méditation de la sagesse. Il s’occupa de toutes les questions de philosophie, mais ce fut surtout à l'étude de la philosophie morale qu'il se livra et à laquelle il donna une face et une importance nouvelles. Il regardait comme une folie, dit Xénophon, de consumer l'activité de son esprit à la solution des questions curieuses, sur des objets environnés de ténèbres presque impénétrables, objets qui, d’ailleurs, ne sauraient contribuer en rien à notre bonheur, tandis qu'on néglige l'étude des devoirs ou des règles qui doivent servir à diriger notre conduite. I] s’ap-
UE ne
pliqua donc à l'étude des vérités pratiques, laissant de côté toutes les théories abstraites dont on s’occupait alors, sur les secrets de la nature et l'origine des choses.
Ceci dit, nous entrons en matière.
Il faut d’abord se rappeler que Xénophon fut
contemporain, disciple et ami intime du grand philosophe. Voici ce que l’on raconte à propos des relations qui s’établirent entre Socrate et Xénophon :
‘> Un jour, Socrate, rencontrant le jeune Xénophon dans une rue étroite, lui barra le chemin avec son bâton, et lui demanda où était le marché aux vivres. Lorsque celui-ci eût répondu à cette question, il lui demanda où les hommes se forment à la vertu. Xénophon hésita :
« Suis-moi donc, lui dit-il, je te l’apprendrai », et depuis ce moment, il le compta au nombre de ses disciples et de ses amis.
Sous un tel maître, Xénophon fit de rapides progrès dans la philosophie et devint un écrivain distingué. La grande amitié qu'il avait vouée à Socrate le détermina, après la mort si injuste de celui-ci, à réhabiliter sa mémoire, et ce fut dans ce but qu'il recueillit tous les précieux enseignements du philosophe, qu'il groupa dans un traité admirable, intitulé : Mémoiressur Socrate, et qu'il livra aux citoyens ingrats d'Athènes, comme preuve de sa vertu et de la pureté de ses enseignements. Nous nous permettrons donc d'emprunter à cet ouvrage quelques extraits qui nous feront connaître les idées de
ques, raites de la
Socrate sur les choses les plus ordinaires de la vie, et auxquelles nous ajouterons quelques réflexions.
Chers lecteurs, qui m'êtes si indulgents, et vous, aimables lectrices, que ce mot philosophie ne vous effraie point; ce n'est Pas si aride, si grave, si sévère que vous le pensez.
Nous ne parlerons pas de ce que pensait Socrate sur la sagesse, l'envie, le loisir, le pouvoir politique, le bonheur, etc.; qu’il nous suffise de dire que celui qui connaissait le bien et le beau, les mettait en pratique, et qui, connaissant le mal, savait s’en garder, passait à ses yeux pour un homme sage et réservé. Quelor-’un lui demandait, un jour, quelle était, selon iui la plus belle occupation de l’homme ? «Bien faire », répondit-il. On lui demanda s’il y avait un procédé pour faire bien ses affaires. Non, dit-il, car je crois que la fortune et l’action sont deux choses opposées ; trouver son bien-être sans le chercher, voilà ce qui s’appelle faire fortune ; mais par son savoir et son zèle arriver au succès, voilà ce que j'appelle bien faire, et ceux qui procèdent ainsi me Paraissent réussir. Mais si vous aimez à savoir ce qu’il pensait de la bonne chère, de la colère, de la fatigue, des voyages, etc, lisez les extraits suivants : Un jour, quelqu'un se plaignait de manger sans plaisir, « Acuménus (1), lui dit-il, enseigne à cela un bon remède. — Et quel est-il ? — De manger moins :
il dit que le plaisir, la bourse et la santé se
(1) Médecin renommé Par son talent et son humeur bienveillante.
trouvent mieux de cette abstinence». Certes excellent moyen que celui-là, que pour mange: avec plaisir, il faille manger moins. Seulement l'histoire ne nous dit pas si ce conseil a été adopté par ce disciple du grand philoso.
phe...
Un autre lui disait qu’il n’avait à boire chez lui que de l’eau chaude : « Eh bien, dit-il, quand tu voudras te baigner, elle sera toute prête pour le bain. — Mais elle est trop fraîche pour le bain. — Est-ce que tes serviteurs se plaignent d'en boire et de s’y baigner ? — Non, par Jupiter ! et je me suis souvent étonné de voir qu'ils s'en servent avec plaisir. — Réfléchis donc que tu es plus difficile à contenter que tes serviteurs et que tes médecins ».
Quelqu'un, un jour, courroucé d’avoir salué une personne qui ne lui avait pas rendu le salut : « C'est une chose vraiment risible, dit Socrate, que tu ne te fâches pas quand tu as rencontré un malade, et que la rencontre d’un esprit grossier te fasse autant de peine ».
À propos de voyages.
Quelqu'un était effrayé d’avoir à faire le voyage d'Olympie : «Et pourquoi, lui dit Socrate, as-tu peur de ce voyage? Ne passes-tu pas le jour presque entier à te promener dans la maison ? En voyageant, tu te promèneras, puis tu dîneras ; tu te proméneras encore, tu souperas et tu prendras du repos. Ne sais-tu pas qu'en mettant bout à bout tes promenades de cinq ou six jours, tu peux facilement aller d'Athènes à Olympie ? Ilte sera d’ailleurs plus
Certes, nanger ement,
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agréable de partir un jour plus tôt que de différer ; car, quand on est forcé de faire des marches plus longues qu’il ne faut, c’est contrariant ; tandis qu'en commençant son voyage un jour plus tôt, on ne trouve que du plaisir. Mieux vaut se presser au départ qu’en route ».
Un autre se plaignait de la fatigue d’une longue route qu’il venait de faire. Socrate lui demanda s’il portait un paquet : « Non, par Jupiter ! je n'avais rien que mon manteau». — Voyageais-tu seul, ou étais-tu suivi d’un valet ? — J'avais un valet. — Marchait-il à vide ou portait-il quelque chose ? Ma foi, il portait mes hardes et le reste de mon bagage. — Et comment s'est-il tiré du chemin ? Il m’a paru s’en tirer mieux que moi. — Bon, et s’il t'avait fallu porter le fardeau de ce valet, comment t'en serais-tu trouvé ? — Fort mal, ou plutôt, je n'aurais pu le porter. — Eh bien! supporter la fatigue moin bien qu’un esclave te paraît-il le fait d’un homme libre et exercé à la gymnastique » ?
A propos de bonne chère, voici ce qu'il disait : « faire bonn: chère, dans le langage des Athéniens, a le sens de manger, et il ajoutait que le mot bonne, joint au mot chére, indique que la nourriture ne doit être nuisible ni au corps, ni à l’esprit, ni difficile à se procurer ; en un mot, il entendait par faire bonne chère vivre avec modération ».
Socrate s’attacha principalement à gagner les
jeunes gens, et ne négligea aucun moyen pour 5 4108
les amener à le suivre et à l'écouter, La pre mière chose qu'il s'eflorçait de leur inspirer c'était la piété et le respect pour les dieux : ensuite, il les exhortait à Ja modestie, à la dé:fiance d'eux-mêmes, à l'éloignement des voluptés, à l'amour de leurs parents et à l'observation des lois. 1] regardait comme l'indice d'un bon naturel la promptitude à apprendre et à retenir, l'amour de toutes les sciences qui enseignent à bien administrer une maison ou une cité, en un mot, à tirer bon parti des hommes et des Choses. I] ne traitait pas tous les hommes de la même manière ; mais ceux qui, s’imaginant être doués d’un bon naturel, méprisaient l'étude, il leur apprenait que les natures les plus heureuses en apparence ont le plus besoin d'être cultivées.
Quant à ceux qui, fiers de leurs richesses, pensaient n'avoir aucun besoin d'instruction, et s’imaginaient que leur fortune suffirait pour accomplir leurs projets et se faire honorer des hommes, il les rendait sages en disant que c’est une folie de croire qu'on puisse sans étude distinguer les actions utiles et les actions nuisibles : c'est encore une folie, lorsqu'on ne sait pas faire cette distinction, de se croire Capable de quelque chose d'’utile, parce qu'on a de l'argent pour acheter tout ce qu'on veut ; c’est une sottise, quand on n’est capable de rien, de croire qu'on agit comme il faut pour être heureux, et qu'on sait se procurer honn êtement et convenablement ce qui sert à la vie; c'est enfin une sottise de croire que la richesse, quand on ne sait
rien, donne l'apparence de l'habilité, ou que, quand on n’est bon à rien, elle conduit à l'estime.
Je crois qu'une courte étude de la philosophie pratique de Socrate nous serait utile
en plus d’une circonstance. Qu'en pensezvous ?
France, doux pays de nos pères, Comme ton nom est radieux Sur les nations étrangères Tu verses l'éclat de tes feux.
Tu parles, l'Europe tremblante Au seul bruit de ta grande voix Se tait, muette d'épouvante En voyant pâlir tous ses rois.
CRÉMAZIE — Guerre d'Italie
N auteur, dont le nom m'échappe, a dit :
«Tout homme a deux pays, le sien d'abord, et puis la France ».
La raison de ceci est que, depuisnombre de siècles, voyez-vous, la France a exercé une telle prépondérance sur toutes les nations de l'Univers, que celles-ci ont été naturellement portées à la considérer comme une sorte de seconde patrie.
Tous les ans on ÿ accourt, soit pour se perfectionner dans les sciences ou les arts, soit simplement pour s'amuser, car le peuple français a le don particulier de rendre agréable le séjour des étrangers en son pays.
Cette sympathie naturelle des autres peuples envers la France, devient un devoir pour nous, Canadiens-Français, qui tenons à notre mèrepatrie par les liens les plus étroites. Aimons-la
donc, comme on aime ses Parents, sa famille et restons français. C’est le plus beau titre qu nous puissions envier. (C’est celui qui nous vau dra le respect et la considération des races qu nous entourent. C'est Pour nous conserver c titre que nos pères ont fait tant de sacrifices que les échos de nos forêts répètent encore le: actions héroïques qu’ils ont aCcomplies. Ce ca: ractère distinct de français nous mettra à même de jouer, en Amérique, le rôle que notre mère patrie a si noblement rempli en Europe. C'est à la condition seule de personnifier l’idée française, que nous nous aCquitterons de cette noble tâche.
Que les noms de quelques-unes de nos localités, de nos Cantons, nous rappellent le pays de nos ancêtres.
Il y a Paris aux États-Unis, voire même dans la Province d'Ontario, et nous, Canadiens-Fran- Cais lesquelles de nos villes portent le nom de Saint-Malo, Dieppe, Rouen, etc., etc. ?
C'est poutftant un MmOÿen puissant de conserver le caractère national] d'un peuple sur un sol étranger, que d'identifier la Patrie nouvelle avec l’ancienne.
» d'une beauté à nulle autre pareille », cette langue parlée par tout le monde diplomatique de l'Univers, Conservons-la comme un dépôt sacré. Parlons-la Partout, en toute occasion. Elle est difficile à apprendre il est vrai, mais «il faut être amoureux d'elle, l’aimer beaucoup,
famille, tre que us vauces qui rver ce rifices, ore les Ce camême mère- C'est
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aise, cles, ette ique épôt ion.
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» lui faire longtemps la cour, et elle ne se do: Le » qu'à celui qui sait la vaincre par un l1beur » persévérant et une longue constance: rrais » quels trésors elle révèle à ses favoris! &a dé- » licatesse exquise ravit l'intelligence ; elle est » tout amour et tout gaieté, pleine de x.oblesse et » d'enthousiasme, accessible aux sciences comme » à la fantaisie, à toutes les hautes pensées com- » me à tous les sentiments dignes ; elle comprend » votre cœur et seconde votre esprit. Si vous » la possédez, rien ne vous décidera jamais à y » renoncer ; vous la garderez comme votre meil- » leur ami (1) ».
Évitons avec un soin jaloux les expressions anglaises, si désagréables à une oreille française, et qui prêtent si souvent à des aventures ridicules (2).
(1) Oscar Dunn.
(2) Le défunt évêque anglican, le très révérend Mountain voyageait un jour en bateau à vapeur. L’équipage était canadien-français. Rendu vis-à-vis les Pilicrs, il s’adresse à un matelot, et lui demande quel est le nom français de cette construction particulière qu’on aperçoit sur l'Ile, .. « Ça, dit le matelot, c’est une litousse (light house) »,
« — Lilousse, reprend l'évêque, mais je croyais que le mot français était phare.
— C'est là ce qui vous trompe, riposta le matelot, litousse est le mot français, et phare le mot anglais »,
Dr Hubert LaRue — Mélanges, vol. I.
Un bambin, sortant un jour avec sa mère de chez un de nos marchands, lui demanda s’il y avait des voleurs dans ce magasin-là. Ayant entendu le commis crier cash, dès que sa mère eût payé son achat, il avait compris qu’il disait de cacher l'arvent.
‘ e mot caisse n’est pourtant ni plus long ni plus difficile à dire.)
J'ai €’ ::ndu demander un jour une fausse carte (il voulait dire post-card) comme si le mot français carte-poste requérait un grand effort d’esprit.
Nous avons beaucoup de plaisir à citer ici quelques fragments d’un discours que vient de Prononcer un professeur de l’université du Nouveau-Brunswick, discours plein d'actualité, et qui a bien sa place ici. J’en emprunte la traduction au Canadien qui l’a récemment publié.
« Quel sera le langage de la Puissance du Canada, écrit-il? I] suppose qu'il n’y a pas deux réponses à faire à cette question. Le Canada est une colonie anglaise. Nous vivons sous le drapeau britannique, et toute Personne qui l’insulterait serait foulée aux pieds et conspuée. Nous ne pouvons pourtant oublier que l'élément français entre Pour un tiers de notre population, qu'il est fortement uni sur les questions de race, qu’il est uni, intelligent, et que malgré son isolement de tout courant migratoire français (1). qu'il s'accroît d’une façon vraiment prodigieuse.
» L'élément canadien-français envahit en ce moment les États de la Nouvelle Angleterre ; il refoule la race Saxonne dans l’Est d’Ontario,
En France et dans les autres pays où l’on parle le français, les détailleurs de produits alimentaires sont appelés Épiciers. On ferait peut-être aussi bien d’adopter le même, au lieu de dire et d’écrire grocer, groceur ou grosseur.
(1) Depuis quelques années, un réveil patriotique s’est opéré dans les esprits. Nos relations et nos échanges avec la France ont considérablement augmenté. Plusieurs français marquants nous ont visités ou se sont établis au milieu de nous, et bon nombre de nos compatriotes vont tous les ans revoir la mère-patrie, Nous sommes maintenant connus làbas, et tout nous indique qu’un courant d’émigration considérable est à la veille de s'établir.
Cette vieille mère semble être disposée à se faire pardonner un siècle d’oubli.
et il greffe partout dans l'Quest, des colonies nombreuses çi prospères.
» Quant aux Acadiens, n'étaient-ils pas il y a quelques années, des inconnus, des ignorants, Presque tous voués à la superstition et à notre mépris ? Aujourd’hui, leur influence se fait sentir à Ottawa, jusque dans les conseils de la nation. Partout où ils ont un centre, ils possèdent un collège, et nous subissons leur influence. En face de tous ces faits, nous sommes forcés d'admettre que dans la puissance du Canada, il nous faut maintenant parler deux langues. Ceux qui naguëre souriaient à l’idée de voir la langue française disparaître, peuvent faire et pour toujours, leur deuil de cette illusion.
» Îl y a cinquante ans la chose était possible, aujourd’hui c’est la plus ridicule des utopies. Les Anglais doivent s’incliner devant cette fatalité, et admettre avec leur bon sens pratique, que demain les plus grands hommes politiques, les plus riches négociants, les meilleurs employés du service civil, enfin ceux qui réussiront le mieux et le plus vite, seront ceux qui parleront bien les deux langues.
» En Suisse, où une partie de Ja population est française et l’autre allemande, tout homme public est forcé d’être maître de ces deux langues. Nous sommes placés en de pareilles circonstances. Beaucoup d’entre nous, je le sais, déplorent cette nécessité, et la considèrent comme une reculade du progrès saxon. Qu'ils apprennent donc une fois pour toutes, que le con-
tact de races et de langues différentes n’a jamais nui à l'avancement d’un pays.
«La Belgique où on enseigne officiellement le flamand et le français, l'Écosse où l’université d'Édimbourg est fière de sa chaire de gatlique, la Suisse, ainsi que nous l'avons dit, n’ont-ils pas la paix, l’union, la prospérité, l’aisance ? La chute de l'empire Romain n’a pas commencé lorsque les philosophes et les orateurs se mettaient en voyage pour apprendre les dialectes des différentes colonies lointaines, mais lorsque le peuple roi a cessé d’être tolérant, et que dans son indolence, il a fait faire par ses esclaves ce qu'il aurait dû faire lui-même ».
Tout commentaire sur ces belles paroles serait superflu ; le meilleur des nôtres n'aurait pas mieux parlé.
Il n’est pourtant pas inutile d'ajouter qu’il faut se mettre en garde contre une tendance déplorable et vraiment incompréhensible : celle de se servir à chaque instant de mots anglais lorsque nous parlons français, comme si notre langue n'était pas assez riche pour exprimer toutes nos pensées.
Je ne parle pas de ceux qui dérogent, qui oublient leurs traditions nationales, leur langue maternelle, voire mêrne jusqu’à troquer leur nom. Ces défections sont rares, Dieu merci | et il vaut mieux qu’il en soit ainsi ; c’est l’ivraie qui se sépare du bon grain. Ce n’est pas là où est le danger, mais bien dans cet oubli, dans cette manie d’un certain nombre chez qui le cœur et l'esprit ne font pourtant pas défaut,
mais qui ne prennent pas la peine de s'exprimer en bon français lorsqu'ils pourraient le faire. C’est alors qu'il faut répéter ct apprendre à nos enfants quelques-unes des belles strophes de nos poëtes nationaux, qui entretiendront la chaleur et la vie de notre patriotisme :
«Oh! bientôt puissions-nous, 6 drapeau de nos pères !
» Voir tous les Canadiens, unis comme des frères,
» Comme au jour du combat se serrer près de toi!
» Puisse des souvenirs la tradition sainte,
» En règnant dans leur cœur, garder de toute atteinte » Et leur langue et leur foi»!
BABA o © © o e o ° © © o o © c © o o © o o Q © © © © o o © © ° © o o ° © © ° o © ©