Op. cit., p
i. Voir Revue critique, 15 nov. 1873, p. 323
ET L’ÉVANGILE ÉTERNEL
de Saragosse contenait, ce semble, un commentaire joachimite sur le Testament des douze patriarches, écrit qui ne fut connu des Latins que par la traduction de Robert de Lincoln, faite vers
L’important manuscrit de Dresde, A, 121, contient (p. 235 et suiv.) deux autres opuscules joacliimitesR dont il importerait aussi de faire un examen détaillé.
La Glose sur les prophéties de Cyrille, imprimée à Venise en 1517, et dont il existe plusieurs manuscrits, est aussi une œuvre évidemment apocryphe. Les prophéties sur les papes, attribuées à Joachim, qui jouirent au moyen âge d’une si grande popularité, méritent encore moins d’être discutées. Une fois le rôle de prophète attribué à l’abbé de Flore, son nom devint le couvert à l’abri duquel se placèrent ceux que l’enthousiasme et la politique engagèrent à prédire l’avenir. Un même sentiment paraît inspirer les auteurs de ces singulières compositions et donne une grande unité aux œuvres apocryphes de Joachim : c’est la haine de la cour de Rome assimilée à la courtisane de l’Apocalypse, du pape identifié avec l’Antéchrist, de l’empereur présenté comme l’oppresseur de l’Italie. Tout décèle la main d’une secte