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PRÉFACE XIII

les philosophes, les poètes mêmes. La France, après l'Allemagne, avec tous les instruments de travail que la science a pu lui fournir, a pris corps à corps ces problèmes que le xviii® siècle avait si légèrement effleurés. La Kabbale avait paru en 1843, alors que Renan, séminariste, se débattait encore contre les assauts de sa conscience émancipée, La Pakstinej de Munk, livre trop oublié, est de 1846. Le mouvement une fois donné, rien ne l'arrêta. De tous côtés, les travaux les plus importants sur le judaïsme, sur les origines du christianisme, se multiplièrent. Fouilles savantes, commentaires critiques et philologiques, études magistrales, hypothèses hardies, tout parut à la fois. Ce fut un champ tout nouveau ouvert, par l'exégèse, à la discussion des croyances. On connut des langues nouvelles, de nouvelles formes religieuses; vingt ans suffirent pour tout remuer et rajeunir tous les problèmes. L'histoire des religions devenait un élément même des recherches de la métaphysique. Un esprit aussi curieux, aussi clairvoyant que M. Franck ne pouvait demeurer étranger à des polémiques où tout devait l'intéresser.

C'est alors que parurent successivement, dans le Journal des Savants , dans les Débats et dans divers

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