‹ Nouvelles franc̜aises inédites du quinzième siècleChapitre 47 sur 87 · DE PAULIN EVESQUE ET DE SA GRANT CHARITÉ · texte numérisé non relu

DE PAULIN EVESQUE ET DE SA GRANT CHARITÉ

Paulin envers Dieu es toit bon preudomme ^ ; voulentiers oyoit bon conseil. Ung jour Thomas Termite rencontra, qui luy requist qu'il luy dist aucun bien. Lors luy dist : « Dieu donne tous biens pour bien et mal apparcevoir, et qui bien a la fin regarderoit, jamais mortellement ne pecheroit. Tous mourrons et ne savons quant ne comment ; pour ce est celuy fol qui se tient en estât ou mourir ne vouldroit 2. On se doibt de mal faire destourner et a bien faire adonner. Fol est celuy qui ne craingt la mort, car soudainement elle vient souvent. » Et luy dit Paulin plusieurs aultres choses que pour le présent je délaisse. Paulin àvoit très grande revenue, mais il estoit très sobre en boire et en menger 3

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