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Nouvelles françaises inédites du quinzième siècle

Le manuscrit Î7i6 du fonds de la reine Christine, au Vatican, « été signalé pour la première fois en 1890, dans mes Notices des Manuscrits français et provençaux de Rome antérieurs au \\T siècle, p. 226-29 '. J'ai

décrit ce recueil, iloiiné la liste des chapitres qu'il contient, et résumé la première nouvelle. En 1902, M. Karl Vossler, dans un article Zu den Anfangen der franzôsischen Novelle-. a fait connaître très sommairement, mais exactement, le contenu de ces chapitres, en indiquant la source de la plupart des contes empruntés aux '\ ies des Pères. en mentionnant, pour plusieurs autres, fies récits déjà connus sur des sujets semblables ou analogues, enfin en imprimant le chapitre XXXI. Depuis, j'ai publié le chu pitre IX dans la Revue des Ktudes rabelaisiennes3; M. Hermann Suchier a cité un court fragment du IIIe dans sa dernière édition d'Aucassin et Nicolette : Gaston Paris a marqué la place du I" dans le Cycle de la Gageure *. C'est . je crois, tout ce qu'on a tiré jusqu'à ce jour du recueil du Vatican.

L'écriture du manuscrit est celle du vi sied,'. Un exlibris autographe nous apprend qu'il a appartenu à

1. Notices fl F\!r,(it- des Manuscrit* de la Bibliothèque Nationale et autres bibliothèques, XXIII, h.

2. Studien ;ur vergleichenden Litteraturpcschiclite. herausgegeben von If Max Koch, 11. 1 (Berlin, 1902).

ù. Romania. XXXII (i903), p. iSi-550.

Il NOUVELLES FRANÇAISES DU VVe SIECLE

Blanche des Barres, femme de Guillaume de Punies '. La famille des Barres était de Sens'2. On verra plus loin que l'auteur du recueil es/, selon toute vraisemblance, un Sénonais, qui écrivait pendant la seconde moitié du ai" siècle. Le rapprochement 'le ces deux constatcdions permet d'assigner la même patrie an copiste du manuscrit; el si rien n'aulorise à nuire i/u'auteur el copiste sont un même personnage, rien n'empêche de le supposer. Le compilateur n'a fait connaître ni son nom. ni ta date où il écrivait, ni le pays où il vivait. L'ignorance où nous resterons de sa personnalité ne fera pas tort à sa mémoire, si elle survit par ailleurs, el l'/iisloire littéraire n'a pas à la déplorer: c'était un pauvre écrivain, el la reconnaissance à laquelle il a droit pour nous avoir transmis la copie d'une vingtaine de coules donl les originaux sonl perdus ne saurai! atténuer noire jugement sur sou incapacité d'auteur. Mais pour l'histoire île ces coules, il serai! intéressant de savoir à quelle époque il les a traduits. Quelques indices permettent île reconstituer une date approximative. La nouvelle IX attribue à Guillaume de Tignonville, prévôt de Paris, un jugement qui plut fort ci nu roy île France, qui pour lors estoit ». Cette dernière expression serai/ étrange si elle n'avait pas été écrite asse: longtemps après l'iiis. année oh prit fin la prévôté île Guillaume de Tignonville, cl longtemps même après /'/■.'•.'. date de la mort de Charles VI, le roi (i ipu pour

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