Nouvelles genevoises
Pour iiii livre, la mpilleure prouvp do son mérite,, c'est d'avoir été accueilli, recherché, goûté par toutes les classes de lecteurs , ou, en d'autres termes, d'avoir été, dans un très-petit nombre d'années, vendu par milliers d'exemplaires. Tel a été le sort des Novvelles genevoises, et c'est ce qui nous a suggéré l'idée d'en publier une édition à la fois complète et illustrée.
Cependant, bien qu'aucun ouvrage ne se prête mieux que celuilà. par la variété des incidents et par la nature des descriptions.
VI l'RÉIvVCK.
ànncillusIiiUiuii à h lois clt'iiiuilcél pilloresque, à caiisr néanmoins (le la couleur locale qu'il réclame quant au\ siles et quant aux personnages, nous aurions liésilé à nous engager dans cette entreprise, sans le concours (ju'a bien voulu nous prêter l'auteur lui-même. Sachant (pie M. Toplléi'. avec cette verve et cette facilité de dessin qui lui ont permis d'illustrer ses Voyaijes , a pareillement . et à plusieurs reprises, fait présent à ses amis d'exemplaires de ses Nouvelles illustrés en marge, et qu'en particulier il avait eu l'occasion de l'aire hommage à (loethe d une Uibliothèque de uton oncle tout entière traduite en croquis, nous avons obtenu de sa complaisance qu'il nous confiât ces dessins originaux , et c'est d'après eux qu'ont été laites les gravures de ce volume. Ainsi donc, conçus par le même esprit et exécutés par la même main, texte et vignettes auront ici un accord intime, et, outre les avantages de caractère et de vérité qui doivent résulter de cet accord, le même goût, la même délicnlesse. la même sobriété de traits heureusement choisis se feront remarqiu'r aussi bien dans la narration dessinée que dans la narration écrite.
IMus qu'un mot. dette édition des Nouvelles genevoises, seule conq)lète. contient, de plus que les éditions précédentes, deux des plus attachantes compositions de l'auteur, à savoir : Les deux Scheidefjfi, morceau inédit, où les tons tantôt comiques, tantôt touchants, s'entremêlent à la brillante description des merveilles pittoresques de l'Uberland ; et Êlisd et Widmer, celle des nouvelles de M. TÔPFFER où éclatent le plus la poésie du sentiment et le charme du pathétique. Huant au Presbytère, qui figurait dans l'édition Charpentier, si nous l'avons retranché de ce recueil, c'est qu'il tonne la pnMnière piiilic d'iiii roman d(^ mœurs que nous
PliliFACi:. VII
nous proposons de publier incessamment dans son entier', et où on le retrouvera à sa vraie place. De cette manière nous aurons offeit au public la seule collection complète qui existe des Romans et Nouvelles de M. TôpITer.
Les lù)iTEijRS.
< Depuis la pulilicalion du hi pieiuière édition illusliée des Nouvelles genevoises, le Presbrjlére a été publié en un voliimp format anglais à 3 fr. 5(), ainsi que Rosa et G.erlrude, une charmanle nouvelle du niéiiie auteur, 1 vol , et Réflexions et menus pro}ws d'un peintre genevois, excellent traiic des arts plastiques où l'auteur a rais toute sa science, tout son %ot\. et sa fantaisie; 2 volumes du même format.
LA
DE MON ONCLE
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