‹ Nouvelles genevoises (volume 2)Chapitre 1 sur 28 · Nouvelles genevoises · texte numérisé non relu

Nouvelles genevoises

Pour un livre, la meilleure preuve d(» son mérite, cesl «lavoir été accueilli, recherché, goûlc par toutes les classes de lecteurs, ou, en d'autres termes, d'avoir été, dans un très-petit nombre d'années, vendu par milliers d'exemplaires. Tel a été le sort des No^ivelles (/enevoises, et c'est ce qui nous a suggéré l'idée d'en publier une édition à la fois complète et illustrée.

Cependant, bien qu'aucun ouvrage ne se prête mieux que celuilà, par la variété des incidents et par la nalui'c des descriptions.

VI l'IU-FXCK.

à iineilluslrulioii à lu lois élégante el piltoresquc, à cause néanmoins (le la rouleur locale qu'il réclame quant aux sites et quant aux personnages, nous aurions hésité à nous engager dans cette entreprise, sans le concours qu'a bien voulu nous prêter l'auteur lui-même. Sachant que M. ïopHer, avec celte verve et cette facilité de dessin qui lui ont permis d'illustrer ses Voyages, a pareillement, el à plusieurs reprises, lait présent à ses amis d'exemplaires de ses Nouvelles illustrés en marge, et qu'en particulier il avait eu l'occasion de faire hommage à Goethe d'une Bibliothèque de mon oncle tout entière traduite en croquis, nous avons obtenu de sa complaisance qu'il nous confiât ces dessins originaux , et c'est d'après eux qu'ont été faites les gravures de ce volume. Ainsi donc, conçus par le même esprit et exécutés par la même main, texte el vignettes auront ici un accord intime, et, outre les avantages de caractère el de vérité qui doivent résulter de cet accord, le même goût, la même délicatesse, la même sobriété de traits heureusement choisis se feront remarquer aussi bien dans la narration dessinée que dans la narration écrite.

Plus (ju un mol. Cette édition des Nouvelles genevoises, seqle complète, contient, de plus que les éditions précédentes, deux des plus attachantes compositions de l'auteur, à savoir : Les deux Scheidegg, morceau inédit, où les tons tantôt comiques, tantôt touchants, s'entremêlent à la brillante description des merveilles pittoresques de l'Oberland ; et Élisa et Widmer, celle des nouvelles de M. TÔPFFER où éclatent le plus la poésie du sentiment et le charme du pathétique. Quant au Presbytère, qui figurait dans l'édition Charpentier, si nous l'avons retranché de ce recueil, c'est (juil lorino la première partie d'ini roman de mœurs y\\w nous

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