‹ Nouvelles lettres inéditesChapitre 48 sur 110 · C. de Càyour · texte numérisé non relu

C. de Càyour

6 novembre 1849.

Mon cher ami,

Bombrini, qui part après demain, vous portera les titres <les 11,000 L. de rente achetées pour notre compte. Pour vendre les rentes du mois d'avril, il faut attendre que la panique produite par la révolution ministérielle qui a eu lieu à Paris, se soit calmée.

Piémont, et porta à Turin le résultat du plébiscite qui consacrait cette union. En 1849 il se réfugia à Turin, et fut chargé du ministère des travaux publics, de 1845-1857, c'est-à-dire, jusqu'au moment où il perdit presijae complètement la vue. Député au Parlement, il y représenta ' successivement, les collèges de Borgo S. Donino, San Quirico et Varallo. — Pendant qu'il fut ministre, il introduisit d'importantes réformes dans l'administration des travaux publics, créa plusieurs lignes de chemins de fer, et en entreprit plusieurs autres, parmi lesquelles celle du Mont-Cenis. En 1855 il représenta l'Italie an Congrès de Paris pour le percement de l'isthme de Suez, et, en 1866, il fut nommé président de la Commission des ports et canaux d'Italie, à laquelle, malgré sa cécité, il rendit de grands services. — Il mourut à Turin, le 13 février 1869. — Un monument lui a été élevé dans cette ville, et, à Suez, on a donné son nom à une place, en souvenir du rôle important qu'il jona au congrès de Paris en 1855.

— Bbbt. Lettres de C. Gavour.

Je ne suis pas aussi satisfait que vous, de la retraite de Bava, bien que je n'approuvasse pas sa réforme des Bersaglieri.

Je suis moins réprimant que vous.

J'ai dû travailler comme un nègre, pour faire passer au ministère notre pacte de fusion.

Adieu, mille amitiés.

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