‹ Nouvelles méthodes de traitement des maladies articulairesChapitre 26 sur 77 · SUR LE PROFESSEUR BONNET. XXXI · texte numérisé non relu

SUR LE PROFESSEUR BONNET. XXXI

En 1832, Bonnet mit le sceau à ses études classiques par une thèse inaugurale très-remarquable et qui, par l'originalité des Yues comme par la variété des sujets, attestait la fécondité non moins que la curiosité de son esprit investigateur. Muni du diplôme de docteur, il attendait a Paris le vent de l'avenir, lorsqu'un dernier concours vint fixer son sort et lui offrir l'occasion d'une nouvelle victoire.

Nommé, en 1833, au poste si envié de chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu de Lyon, il se livre, pour l'occuper plus dignement un jour, à des études profondes. Anatomie comparée, anatomie pathologique, chimie organique, médecine opératoire , clinique chirurgicale, il embrasse, il enseigne tout, tout ce qui peut faire de lui un chirurgien savant et exercé. Et si l'objet de ses recherches sort du cadre trop étroit de son enseignement, il en fait le sujet de publications fréquentes qui répandent bientôt son nom dans la presse médicale et dans les académies. 11 faut rapporter à cette époque l'apparition de ses mémoires sur la dissolution des calculs '^par l' action de la pile voltaïque, sur la composition chimique du pus, les globules et la fibrine du sang, les fistides lactées^ la cure radicale des hernies, le traitement des surdités et la publication de plusieurs autres opuscules qui tous portent son empreinte vigoureuse. C'est ainsi que partageant son temps entre les soins d'un grand service de chirurgie et les études spéculatives du laboratoire et de l'amphithéâtre, absorbé par ses méditations solitaires et se refusant aux sollicitations intéressées de la clientèle. Bonnet arriva, à travers bien des épreuves, au terme du stage de cinq années qu'il dut fournir avant de prendre, à son tour, le titre de chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu .

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