IV
Dyspnée dans les déviations de la taille.
Si l'action des appareils de mouvement considérés dans leurs rapports avec les difformités de la taille, a besoin d'être complétée par les autres moyens orthopédiques, elle va plus loin dans les dyspnées qu'entraînent les déformations anciennes de la poitrine ; elle suffît, à elle seule, pour produire alors un soulagement notable. Lors même que l'on ne réussit point à diminuer la déformation, ou qu'on ne la diminue que très-imparfaitement, les malades recouvrent la faculté de marcher, de monter, de courir même, sans être arrêtés par l'oppression qui les fatiguait auparavant.
Ces résultats ont été obtenus d'abord chez de jeunes personnes, et je citerai surtout ici une fille de 14 ans, d'une constitution très-affaiblie. La difformité de la poitrine et de la colonne datait de sa plus tendre enfance, et avait les caractères qui sont propres au troisième degré des scolioses. La gêne de la respiration était extrême; l'ascension d'un escalier, une course peu rapide, produisaient l'anhélation ; après une marche de cinq à dix minutes, la malade manquait de force et était obligée de s'arrêter. Elle fit usage de l'appareil au levier horizontal pendant quatre à cinq mois, et les