‹ Nouvelles odesChapitre 42 sur 51 · ODE VINGT-CINQUIEME · texte numérisé non relu

ODE VINGT-CINQUIEME

Sans monter au char de victoire , Meurt le poète créateur :

Son siècle est trop près de sa gloire Pour en mesurer la hauteur.

C'est Bëlisaire au Capitole :

La foule court à quelque idole , Et jette en passant une obole * Au mendiant triomphateur.

2o4 A MES AMIS.

Amis , dans ma douce retraite • A tous yos maux je dis adieu.

Là y ma. rie est molle et secrète :

J^ai des autels pour chaque dieu.

Le myrte , qu'au laurier j'enchaîne , Y croît sous Tomhrage du chêne ^ J'y mets Horace avec Mécène , Et GomeiUe sans Richelieu.

Là , dans l'omhre descend ma muse , A l'œil fier, aux trails ingénus , Image éclatante et confuse Des anges à l'homme inconnus.

Ses rayons cherchent le mystère :

Son aile , chaste et solitaire , Jamais ne permet à la terre D'effleurer ses pieds blancs et nus.

ODE XXV. 2o5

Là , je cache un hymen prospère j Et , sur mon seu3 hospitalier, Parfois tu t'assieds , ô mon père !

Gomme un antique cheyalier^ Ma famille est ton humhle empire ^ Et mon fils , arec un sourire , Dort aux sons de ma jeune lyre , Bercé dans ton Tieux bouclier.

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