‹ Nouvelles promenades archéologiques:Chapitre 78 sur 94 · Epist.j II · texte numérisé non relu

Epist.j II

demeure d’ua riche, probablement le palais d’un prince. Poussons plus loin nos conjectures et cberchons à connaître quel est l’empereur qui a pu faire ici sa résidence : il n’est pas difficile de le savoir. En 189, Rome fut ravagée par une peste qui causa aux habitants des frayeurs terribles. « On ne rencontrait plus, dit Hérodien, que des gens qui se remplissaient les narines et les oreilles des senteurs les plus fortes, ou qui brûlaient sans cesse des parfums. Les médecins prétendaient que ces senteurs, occupant les passages, empêchaient le mauvais air de pénétrer, que leur force neutralisait la sienne et arrêtait son effet L » Ces remèdes, on le comprend, étaient assez inutiles, et, comme ils n’empêchaienl pas les gens de mourir, l’empereur Commode, qui était aussi lâche que cruel, chercha un moyen plus efficace de se soustraire au fléau : il quitta Rome. Ses médecins, parmi lesquels se trouvait peut-être Galien, lui conseillèrent de se réfugier à Laurente. La raison qu’ils avaient pour lui recommander cette ville, c’est « qu’elle était bâtie dans un pays très frais et entourée de bois de lauriers qui lui avaient donné le nom qu’elle portait ». Ils attribuaient sans doute au laurier quelques-unes des qualités que nous accordons à l’eucalyptus. Ce n’est certainement pas à la ville même de Laurente que l’empereur vint demander un asile; il possédait probablement dans le pays quelque maison de campagne qu’il avait fait construire ou embellir et il vint y passer tout le temps que dura la maladie. Rien n’empècbe donc de sup*

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