S 9 H* 0 8 j exigeant. 700 div. de Baryte
100" de la solution ont exigé.74 div. »
Ceci donne pour la quantité d’acide dissoute dans 100 p. d’eau.
Cette dissolution oppose une résistance considérable au passage du courant. Pour avoir un effet sensible, il faut remplacer le tube positif par un tube entièrement couvert à sa partie inférieure afin d’établir une large communication entre les deux compartiments ; il faut de plus rapprocher les électrodes à une très-petite distance, car lorsque cette distance est un peu augmentée, égale, par exemple, à quelques millimètres, le courant est complètement intercepté. Même dans les conditions les plus favorables, on n’obtient à chaque pôle qu’un dégagement gazeux excessivement faible. Ces gaz sont : au pôle positif, de l’oxygène ; au pôle négatif, de l’hydrogène.
Le phénomène important, c’est la concentration de l’acide au pôle positif; lorsque l’on abandonne l’expérience à ellemême, du jour au lendemain, il se dépose de petits cristaux d’acide camphorique sur l’électrode positif : rien de semblable n’a lieu au pôle négatif. Au surplus, voici un dosage acidiinétrique qui ne peut laisser aucun doute sur ce point.
4 e ' Lig. P ont exigé par la saturaiion ... 31 div. de baryte.
6" Lig. N » » . 34 div. »
On a donc :
1 Solution primitive. 0.0625
Acide libre dans 10- j Ap) . èj gexpérience j ^
La concentration de l’acide au pôle positif s’explique aisément en admettant que l’acide camphorique s’électrolyse à la manière des campliorates :
Action fondamentale : C !0 H 18 O 8 = (C so II 14 0' + O 1 ) . . . . + H 1 An pôle positif : (C S0 H J ‘ 0» + 0«) + H*0* = C» H 16 O 8 . . . . + 0»
En résumé, l’acide campliorique se comporte, vis-à-vis du courant, comme un acide très-stable que l’on peut ranger à côté de l’acide benzoïque, et qu’il faut rapprocher sous ce rapport des acides minéraux, de l’acide sulfurique, par exemple, à cela près qu’une très-petite quantité d’acide est brûlée par l’oxygène quand on opère sur les campliorates.
PARIS. E. THUNOT ET C, IMPRIMEURS DE l.’ÉCOLE DE PUARMACIF-, Hue nacinc, pré» de l'Ode.in.