‹ Nouvelles recherches sur la structure de la peauChapitre 15 sur 19 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Il résulte de toutes ces recherches, par lesquelles nous avons essayé d'aborder quelques-unes des questions les plus difficiles de l’anatomie et de la physiologie, que nous avons confirmé des prévisions ou des premiers faits déjà signalés par d'autres observateurs; que nous avons découvert plusieurs faits nouveaux et très importans sur la composition anatomique de la peau, et que nous avons donné la solution de plusieurs questions touchant des points sur lesquels la science n’offrait que des hypothèses.

Ainsi nous avons vu que :

1° Il existe réellement un appareil d'exhalation composé de canaux hidrophores ou sudorifères disposés en spirale, ouverts à la surface de la peau par une de leurs extrémités , et correspondans par l’autre extrémité au derme, dans un Corps parenchymateux ou glanduleux {appareil diapnogène ),.

2° Les canaux inhalans sont situés dans le corps muqueux constituant les couches épidermiques; que ces canaux absorbans paraissent être dépourvus d’orifices à leur extrémité ; |

3° Le milieu, dans lequel ces canaux absorbans se répandent, est au-dessus de la face externe du derme ;

fait. Cependaut il a exigé de nous de nombreux essais, beaucoup de temps et de patience. Mais pour le rendre tel que nous l’aurions desiré, il nous aurait faliu plusieurs années, Sachant que d’autres personnes s'occupent du même genre de recherches, nous avons cru devoir prendre date pour ce que nous avions déjà vu et constaté, Cette communication ne nous empèchera pas de continuer nos études, et nous pourrons profiter des critiques et des conseils des savans, car notre but est de découvrir la vérité.

(x) Notre second mémoire sera consacré à la description de ces parties accessoires, et dans un troisième nous traiterons de la structure des membranes muqueuses, structure jusqu'ici trop peu étudiée et très peu connue; nous terminerons enfin ce travail anatomique par des

considérations physiolvgiques, déduites de nos expériences, sur les’fonctions de la peau et des membranes mugueuses,

116 Recherches

° La matière muqueuse qui, en se durcissant, forme les diverses couches épidermiques, est produite par un appareil particulier composé d’un organe principal, comparable à une g'ande, correspondant à la partie la plus profonde du derme, et d’an canal excréteur (appareil Blennogène ).

bo L’épiderme ou tissu corné résultant de cette sécrétion et de son mélange avec la matière colorante, est traversé par les canaux fees les canaux inhalans, les papilles nerveuses, etc. Les deux derniers ne s'ouvrent pas au dehors.

6° Un second appareil, situé vers la superficie du derme, est chargé de la sécrétion de la matière colorante ou pigment (appareil Chromatogène). Cet appareil se compose aussi de glandules et de petits canaux excréteurs ;

Zi La matière sécrétée par cet appareil va se mêler à la matiere cornée diffluente ou corps muqueux de Map ainsi qu’à ses dépendances pour les colorer.

8° L'épiderme résultant de la sécrétion de la matière muqueuse, et de son mélange au pigment ou matière colorante, est disposé par couches successives. De cette disposition résultent les écailles de la couche superficielle ou épiderme de beaucoup d'auteurs.

9° L'appareil de la sensibilité se compose à la peau de papilles où éminences conoïdes formées essentiellement par les extrémités nerveuses, enveloppées par des couches épidermiques, et les filets nerveux parvenant sous ces gaines nouvelles, se dépouilient de leur névrilème, et finissent en s’anastomosant entre eux, pour former des arcades. è

10° Dans ces papilles pénètre un petit vaisseau sanguin, bien inférieur par son volume aux filets nerveux qui sont très apparens.

110 Les filets nerveux, quoique se séparant du névrilème pour pénétrer sous les gaînes épidermiques, conservent une membrane propre.

12° Le derme est une trame fibreuse et vasculaire, dans laquelle sont contenus les organes de sécrétion et le commencement de leurs canaux excréteurs, l'origine des canaux exhalans et beaucoup de vaisseaux lymphatiques ‘ét sanguins. Ces

1 d'4 Ces à ! ai un" £ lag

Sur les appareils tégumentaires des animaux. 117

derniers correspondent principalement aux deux faces de ce derme, surtout à la face interne, et forment là des réseaux nombreux, une sorte de tissu érectile. Les vaisseaux sanguins ne pénètrent pas dans le corps muqueux ou substance cornée, et au-delà du derme, on ne voit de vaisseaux sanguins que dans les papilles, encore sont-ils très déliés, en petit nombre et difficiles à distinguer; mais on aperçoit, à l’aide de l'injection et de verres grossissans, des vaisseaux lymphatiques à la face externe du derme, dans les premières couches du

Corps muqueux et sur les contours des papilles, disposés en réseaux dont les mailles sont plus où moins serrées, sans qu’on puisse leur reconnaître d’orifices de terminaison.

Page 1