‹ Nouvelles vérités médicales, ou, Connaissance des causes des maladiesChapitre 33 sur 73 · OBSERVATION · texte numérisé non relu

OBSERVATION

Si , par suite de la bénignité de vos humeurs , vous ôtes du nombre des hommes forts et robustes qui jouissent d’une santé parfaite, vous devez réfléchir plus que tout autre aux souffrances, à la misère et à l’incertitude de la vie par tout ce qui se passe chaque jour autour de vous; vous devez vous appliquer, en suivant un régime doux, à prévenir les maux qui peuvent vous atteindre; si, au contraire, vous ôtes malade , et que vous désiriez faire cesser cet état maladif, c’est encore dans la médecine végétale universelle que vous trouverez un remède assuré contre les maux qui vous affligent. L’emploi prolongé de ce traitement vous procurera la santé , il agrandira vos facultés intellectuelles , et vous donnera une longue vie. Avec ce remède, l’erreur est impossible, et vous éviterez toutes les misères d’une existence souffrante et maladive. II suffit de le prendre pendant un temps dont la durée varie selon le mal , pour que l’intelligence et le corps se développent et acquièrent à la fois toute l’énergie dont ils sont capables , pour que la digestion s’opère avec facilité, et sans recourir à ces eaux artificielles, aux vins , aux amers, au soda-water , au baume de Gilead et à tous les autres accessoires dont les médecins sont aujourd’hui si prodigues envers leurs malades. La raison en est facile à comprendre : la digestion s’opère à l’aide des sucs et fluides ; ces sucs ou fluides eux-mômes proviennent du sang qui les produit de la môme manière pour toutes les autres parties du corps, et qui pourvoit à leur alimentation comme il pourvoit à l’alimentation de ces mômes parties. L’usage journalier de la médecine végétale universelle chasse du corps les humeurs âcres et viciées qui s’opposent à la digestion et arrêtent la

nature dans toutes scs fonctions. En un mot , la médecine végétale donne aux sucs digestifs l’état de pureté qui leur est nécessaire pour la digestion. Dans cette condition, qui était celle que possédaient les premières races avant que leurs humeurs fussent viciées ou eussent dégénéré, et avant qu’elles eussent commencé à adopter les idées absurdes sur la santé et l’organisation du corps qui nous ont été transmises de siècle en siècle par l’ignorance et la crédulité, la force et les qualités dissolvantes des sucs sont telles que rien de ce qui est entré dansl’estomac n’est perdu. Une amélioration sensible se déclare dans toutes les facultés , et les membres , les nerfs , les muscles, la poitrine ainsi purifiés de toutes les impuretés qui les gênent, acquièrent une vigueur nouvelle par la simple évacuation des humeurs. Mais un malade a-t-il jamais éprouvé quelque bien-être des médicamens qui lui ont été administrés sous le titre spécieux de carminatifs, d’anodins, de toniques , de beaume de Gilead? Non! car le changement que ces médicamens produisent n’est qu’un changement momentané dans nos sensations : on retombe bientôt dans l’état maladif d’où l’on espérait sortir; souvent même cet état a empiré; et l’on est obligé de recourir à d’autres médicamens du même genre qui n’ont pas plus de succès. Des toniques et remèdes nerveux on passe aux remèdes laxatifs , aux bains chauds , aux sudorifiques, aux vêtemens de flanelle, à l’usage du lait ou des végétaux, à l’abstinence du vin et des liqueurs fermentées, et à mille autres remèdes qui semblent avoir été inventés pour notre souffrance , et la vie s’écoule ainsi au milieu de douleurs et de privations cruelles , jusqu’à ce qu’une fin prématurée vienne y mettre un terme. Avec la médecine végétale, tous ces traitemens sont inutiles, car elle seule suffit pour alléger les souffrances du malade d’une manière efficace et prompte; et s’il arrive que ces souffrances durent encore au bout de quelques jours, le malade reconnaît bientôt que la cause de cette douleur prolongée provient de ce qu'il n’a pas

pris la médecine végétale à doses assez fortes ; les symptômes disparaissent aussitôt et toutes les facultés se retrempent; elle n’occasione d’ailleurs aucune peine, aucune privation , et nous donne en outre le pouvoir de jouir de tous les biens qui sont à la portée de l’homme.

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