‹ Nouvelles vérités médicales, ou, Connaissance des causes des maladiesChapitre 46 sur 73 · GO · texte numérisé non relu

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tin de bonne heure le remède avait complètement agi , et je déjeunai avec autant d’appctit qu’à l’ordinaire.

D. — Quelle était la nature de la maladie dont vous étiez affligé?

R. — J’avais des humeurs scorbutiques , de fréquentes indigestions, une tendance à la mélancolie.

D. — Votre santé a-t-elle été long-temps à s’améliorer?

R. — Au bout de huit jours l’amélioration était déjà sensible, les humeurs scorbutiques commençaient à se détacher ; je continuai le traitement pendant six semaines sans interruption, et elles disparurent; ma peau devint transparente et douce, ma digestion n’éprouva plus de difficultés, aucun aliment ne m’inspira de dégoût; mon esprit était plus dispos qu’il ne l’avait été depuis long-temps, et je sentais mes membres reprendre chaque jour de la force , de l’agilité et de l’énergie.

D. — Avez-vous l’intention de continuer l’usage de cette médecine?

R. — Oui, jusqu’au moment où j’aurai recouvré la plénitude de mes forces.

D.— Vous avez dit qu'à la première lecture de cet ouvrage vous aviez trouvé des choses qui vous avaient inspiré de la défiance. Quelles sont-elles?

R. — L'opinion que j’y trouvais émise, que le corps de l’homme ne pouvait être trop purgé par la médecine universelle végétale, me paraissait exagérée; je ne pouvais croire non plus qu’au bout de deux ou trois jours on pût éprouver une amélioration aussi grande que celle dont parlait l’auteur de cet ouvrage; en troisième lieu je doutais que l’action de ce remède fût identique dans toutes les maladies , qu’elle ne causeât aucune fatigue; en un mot, je pensais que les évacua-

(ions abondantes provoquées par cette médecine devaienl causer une grande prostration des forces; et cette idée avait tellement frappé mon esprit que je croyais la mort certaine pour quiconque ferait un long usage d’un pareil médicament. Mais l’expérience a bientôt détruit mes craintes , et aujourd’hui j’ai la plus grande confiance dans l'efficacité et la bonté de la médecine végétale universelle.

D. — Vous avez une famille nombreuse?

R. — J’ai des enfans auxquels j’ai donné à différentes fois la médecine végétale universelle, et tous s’en sont bien trouvés.

D. — Vous avez dit que votre estomac n’éprouvait plus de répugnance pour aucune nourriture, que vous buviez et que vous mangiez avec plaisir; les médecines que vous preniez avant de recourir à la médecine végétale universelle ont-elles produit sur vous les mômes effets ?

1\. — Non ; et j'attribue l’état dans lequel se trouve aujourd’hui mon estomac à la médecine universelle végétale, dont les effets ont répondu en tous points à ce que j’avais lu dans l’ouvrage qui était tombé sous mes yeux. Je dois ajouter qu’à ma première entrevue avec l’auteur, je lui ai communiqué mes craintes , et qu’aucune de ces craintes ne s’est réalisée. Je terminerai enfin en disant que le changement qui s’est opéré dans ma constitution , et dans celle de mes enfans, m'inspire la plus grande confiance dans la médecine universelle végétale, puisqu’elle m’a presque radicalement guéri dans le court espace de six semaines, tandis que le régime auquel j’ai été soumis pendant plus de deux années est resté sans effet.

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