‹ Nouvelles vérités médicales, ou, Connaissance des causes des maladiesChapitre 66 sur 73 · SEPTIÈME OBSERVATION · texte numérisé non relu

SEPTIÈME OBSERVATION

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Un ecclésiastique du Mas, département de Lot-et-Garonne, 'était atteint depuis nombre d’années d’hémorroïdes qui le faisaient horriblement souffrir. Outre cette affection si gênante, il était porteur, derrière les oreilles et au visage , de dartres qui rendaient un pus âcre et sanieux. Ces deux affections privaient depuis long-temps cet ecclésiastique de remplir les devoirs dé son ministère , parce qu’il était privé de se rendre a l’église.

Quelqu’un lui conseilla les pilules de Morison. L’usage continuel de cë médicament lui rendit la santé; aujourd’hui il peut vaquer à ses occupations ët dire sa messe.

HUITIÈ3IE OBSERVATION.

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Une observation qui s’est passée ; presque sous nies, jeux-, dans un voyage que je fis l’automne deçuier. dans le, département de l’Oise, doit, par son importance, trouver nécessairement sa place ici.

Dans un village des environs de Môntdidier , département de la Somme, un enfant était monté sur un arbre assez élevé pour y cueillir des fruits; une dés branchés sur laquelle il était appuyé', plie, se rompt, ët l’enfant n’ayant aucun autre point d’appui , fait une chute si grave, qu’il perd immédiatement connaissance par suite d’une violente commotion au cerveau. L’enfant est transporté chez ses parens; deux médecins sont appelés, et ils déclarent que la chule a été si grave, que l’on ne doit plus compter sur 1 existence de l’enfant.

M. ***, Polonais de nation , qui connaissait l’ellicacité si remarquable des pilules de Morison, désespéré du pronostic porté par les médecins , engagea les parens à donner à l’enfant par

cuillerées et de temps en temps une forte dose de pilules Morison dissoutes dans de l’eau. Lesparens consentirent, non sans peine, à ce qu’on leur proposait. La première dose n’opéra d’abord aucun effet; mais l’ayant augmentée, une évacuation extraordinaire par le haut et par le bas eut lieu. Tous les fruits que l’enfant avait mangés furent rendus avec une grande quantité de matières de vomissement et de matières fécales contenant beaucoup de vers. L’enfant reprit peu à peu connaissance et fut soulagé. Informés par la voix publique que cet enfant vivait encore , les deux médecins qui s’étaient rendus auprès du malade, étonnés que leur pronostic fut mis ainsi en défaut , se rendirent près de l’enfant et le visitèrent de nouveau. «Il y a en effet un mieux bien prononcé, dirent-ils aux parens; mais ce mieux est momentané; ne comptez pas du tout sur le rétablissement de cet enfant. »

Cependant l’usage des pilules fut continué, et l’enfant jouait avec ses camarades quelques jours après l’événement.

Comment expliquer ce fait? Il est facile pour nous de le faire, nous qui sommes habitué à voir l’action puissante du médicament de M. Morison.

Tous liquides, et principalement le sang, dans une commotion au cerveau , ralentissent leur cours et sont pour ainsi dire arrêtés. Le cerveau ne recevant presque plus de liquides, ses fonctions se sont trouvées presque abolies, ainsi que celles du système nerveux qui a également réagi sur le principe de la vie.

Pour donner aux liquides une nouvelle impulsion, il fallait donc une puissance. Cette puissance s’est trouvée dans la médecine de M. Morison, qui , imprimant aux humeurs un nouveau mouvement, les dépouille de tout ce qui les arrêtait dans leur cours ; et, soutenues par le principe dont nous avons parlé , elles sont allées de nouveau porter la vie à tous les organes.

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