‹ Nouvelles vérités médicales, ou, Connaissance des causes des maladiesChapitre 8 sur 73 · PREMIÈRE RÉFLEXION · texte numérisé non relu

PREMIÈRE RÉFLEXION

Les personnes qui adoptent l’usage de la médecine végétale ressentent de temps à autre, dans le cours du traitement, et malgré les grandes améliorations qui s’opèrent chaque jour dans tout le système, un certain malaise; leurs membres ne sont plus aussi agiles; leur corps éprouve cette lourdeur que nous ressentons par un temps chaud, lorsque notre sang est imprégné d’humeurs. Ces symptômes se déclarent ordinairement le jour où l’on a pris la médecine n° 2. Mais que le malade n’ait aucune crainte, et qu’il ne songe pas à discontinuer le traitement. Si le soir il prend la médecine n° 1 , il jouira d’un bon sommeil, et le lendemain ce malaise, cette fatigue~se dissiperont connue par enchantement par l’évacuation des humeurs qui en auront été la cause. Que si au contraire dans cet état il cessait le traitement, il ne recueillerait point les avantages que procure l’usage de la médecine végétale. La raison en est facile à comprendre : la médecine végétale n° 2 détache les humeurs qui adhèrent aux nerfs, aux fibres et aux autres parties du corps, elle les met en mouvement. C’est la cause du malaise que l’on éprouve; mais ce malaise est enlevé par une dose de la médecine n° 1, sans qu'il en reste aucune trace. Au contraire, en arrêtant le traitement, en ne prenant pas, disons-nous, la médecine végétale qui doit compléter le traitement , la santé se détériore insensiblement et revient à son état maladif.

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