‹ Novitates lepidopterologicaeChapitre 13 sur 30 · DELAHAYE · texte numérisé non relu

DELAHAYE

TE

EUSEMIA (XANTHOSP.) EOA, Mas.

MagicLe, Bulletin de la Société entomologique de France, 1899, p. 123 Kirgv, Zyans. Ent. Soc. of London, 1892, p. 285

PLANCHE XI, fig. 1

Envergure : 67 et 74 millimètres.

Aïles supérieures noires à grandes taches d’un jaune foncé, disposées’ en trois bandes obliques. La base porte sur la côte un point blanc et deux autres accolés, bleu métallique; la première bande, ou basilaire, est étroite, anguleuse, et s'étend depuis la nervure costale jusqu'à la nervure 1. Une raie bleue fugitive la double extérieurement ; la 2° bande est formée de trois taches, les deux premières grandes, se touchant presque, et la troisième, plus petite, à l’angle anal; la 3° bande n'a qu'une grande tache très large, un peu sinuée sur les bords, limitée inférieurement par le rameau 4, compacte, les rameaux qui la traversent étant presque concolores.

Aüïles inférieures d’un rouge vermillon avec une large bordure noire, un peu variable à son bord intérieur où elle est plus ou moins dentée, et portant un point assez gros, orangé, avant l'angle anal.

Le dessous est semblable, si ce n’est qu'aux supérieures les taches antérieures de la bande médiane sont réunies, et que la bande basilaire s'étend jusqu’à la base.

Corps noir; tête, collier et thorax marqués de points blanc jaunâtre.

Abdomen à larges anneaux jaune foncé et noirs; anus jaune. Tibias avec une raie jaune sur la face externe, et tarses coupés de blanc.

Plusieurs ©. Collection P. Mabille.

CUCULLIA CYRTANA, Mas.

Mamirce, Bulletin de la Société entomologique de France, 1888, p. 42

PLANCHE XI, fig. 3

Envergure : 37 millimètres.

Elle ressemble un peu à C. Santolinæ, mais elle est un peu plus petite.

Les ailes supérieures sont d'un gris blanc teinté de noirâtre, et toutes les nervures sont écrites fortement en noir. Une ombre noire part de l'apex, passe au-dessous de la cellule et va se perdre vers le bord interne. Entre la nervure 1 et la médiane, il y a une série de traits noirs qui se joignent et forment une raie irrégulière.

Les ailes inférieures sont blanchâtres, avec la moitié postérieure noirâtre, entre l'angle anal qui est un peu pâle, et l’angle antérieur qui est aussi clair que la base.

Le dessous des deux ailes est d'une couleur uniforme, d’un gris plombé, plus clair aux bords, aux ailes supérieures et presque blanche aux ailes inférieures. Les franges sont d’un gris blanc faiblement marquées d'une raie noirâtre interrompue.

Le corselet est de la couleur des ailes avec une raie noire au sommet du collier, et le front très proéminent, rayé de trois rangs d’écailles noirâtres.

L'abdomen est blond, avec le premier anneau recouvert à sa base de poils blancs, et une ligne médiane, noire, peu visible, sur les trois premiers anneaux seulement.

Le dessous du corps est blanc; les jambes et les tarses sont couverts de poils noirs et blancs mêlés.

Un 6. Collection Mabille.

Gabès (Tunisie), en novembre.

GE

ARTAXA CHARMETANTI, Vuiz.

Bulletin de la Société entomologique de France, 26 nov. 1890, p. 204

PLANCHE XI, fig. 2

Envergure : 24 millimètres.

Les ailes supérieures sont d’un beau jaune d’or; les ailes inférieures sont d’un jaune terne et quelque peu plombé; la frange des quatre ailes est large et toujours d’un beau jaune.

En dessous, les quatre ailes sont d’un jaune noirâtre, avec une étroite bordure jaune.

Le corps est du même jaune que cette bordure.

Antennes pectinées, à lames longues plus foncées que la tige.

Les pattes et le ventre sont jaunes.

Plusieurs &', puits de Hassi-bou-Kouba, territoire des Chambàäbou-Rouba (Sahara algérien), fin avril 1890.

Collections P. Mabille, Staudinger et Vuillot.

EPIMECIA SUBTILIS, Mas.

Bulletin de la Société entomologique de France, 1888, p. 51

PLANCHE XI, fig. 4

Envergure : 27 millimètres.

Cette jolie Æpimecia est d'un gris de poussière très clair, et le dessin de ses aïles supérieures est à la fois très compliqué et très simple ; il consiste, en effet, en mouchetures noires que le fond, plus clair et parfois presque blanc, fait ressortir et paraître rangées en lignes transverses et obliques. La côte est marquée de dix taches

principales, noires, doublées de blanchâtre. La nervure médiane est noire, avec épaississements foncés à l'angle des rameaux ; une rangée oblique de traits noirs part de l'apex, allant sur le milieu où elle est remplacée par une ombre foncée; des deux côtés elle est limitée par une éclaircie d’un gris blanc. En face de la cellule commence une seconde rangée de traits noirs, et suit le bord, et ses trois points médiaux sont doubles. Enfin la frange est suivie par un rang detraits noirs, poudrés de blanchâtre, et entourés d’écailles d’un gris roux. La frange est d’un gris blanc à la base, noirâtre au bout, avec une raie blanchâtre, indécise sur la partie foncée.

Les inférieures sont d’un gris blanchâtre avec un liséré noir terminal, et la frange, blanche, est marquée, dans son milieu, d’une ligne plus foncée.

Le dessous des ailes supérieures est d’un gris foncé avec les bords blanchâtres ; un liséré noir précède la frange. Les inférieures sont plus blanches, avec des écailles grises plus serrées au bord antérieur, et les rameaux sont striés de noirâtre. Le liséré noir est semblable au dessus.

Le corps est de la couleur des aïles, presque blanc en dessous.

Gabès (Tunisie), en février.

Collection P. Mabille.

EPIMECIA QUADRIVIRGULA, Mas.

Bulletin de la Société entomologique de France, 1888, p. 41

PLANCHE XI, fig. 5

Envergure : 30 millimètres.

Cette espèce est plus robuste que Æ. Subkis.

Les ailes supérieures sont d'un brun de bois pourri, tournant au noirâtre et laissant distinguer peu nettement les dessins suivants : sur la côte, un peu avant l’apex, trois petits points blancs un peu

ÉTEONEE

roussâtres ; partie antérieure de la base, gris cendré, piqué d’écailles noires, et cette couleur se continue en une raie médiane qui va, à travers la cellule jusqu'aux taches ordinaires, marquées en roux clair, l’orbiculaire se voyant à peine, la réniforme très nettement distincte. Sur l’espace terminal on voit des zébrures blanchâtres obliques, appuyées extérieurement sur un trait noir, et formant deux rangées mal définies et plus distinctes à l'angle anal.

Les ailes inférieures sont blanches, graduellement rembrunies, mais faiblement jusqu’à la frange qui est précédée d’un liséré roux. Cette partie foncée porte, avant la frange même, de petites taches plus claires, placées entre chaque rameau.

Le dessous des ailes supérieures est d’un gris noirâtre; les inférieures sont blanchâtres, poudrées d’écailles grises, avec un arc noirâtre au bout de la cellule.

Le corps est gris; le corselet plus foncé avec le collier cendré.

Les antennes du &' sont garnies de lames assez fortes.

Gabès (Tunisie), en octobre.

Collection P. Mabille.

NOCTUA VARIICOLLIS, DELAHAYE

Bulletin de la Société entomologique de France, 1886, p. 63

PPANCEEEXTI Ho N6

Envergure : 28-30 millimètres.

Cette espèce, que la forme de ses palpes et de ses pattes rapproche des Voctua, ressemble comme aspect général, à Oréhosia lota.

Les ailes supérieures sont d’un brun plus ou moins foncé tirant sur le brun violâtre ; elles portent trois lignes ou raies transverses, noires, et une ombre médiane brun foncé, passant sur la tache réniforme. La ligne basilaire est bidentée et courte, la 2° est plus droite, tridentée et traverse l'aile avant la tache orbiculaire qui est

jaunâtre ; la 3° ligne est courbe, composée de points réunis par un trait, ce qui la rend double; enfin une ombre plus foncée termine l'aile et est séparée de la frange par une rangée de petits points noirs. Celle-ci est brune et plus claire que le fond.

Les ailes inférieures sont d'un brun roussâtre avec la frange plus pâle.

Le dessous des ailes est d’un brun foncé, assombri vers les bords; une ligne noire, commune, passe au-delà du milieu et la cellule est fermée par un arc noirûtre.

Antennes pectinées, à lames fortes.

Palpes : 2° article élargi; dessus des trois articles, tête et collier d'un gris cendré, plus clair que le thorax qui est couvert de poils rougeâtres.

La femelle, à antennes simples, est un peu plus petite et ressemble au mâle.

Alger, en février.

Errata. — Sur la planche XI, au lieu de : Epimecia Sublilus, lire : Epimecia Subtilis.

— Orthesia Variabilis, lire : Noctua Variüicollis.

1°" août 1892.

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