SCENE VIII Irad — Ebal Irad
Ils sont partis, Ebal, joyeux de la rencontre Où le ciel à la terre avec amour se montre.
Ebal
Te le dirais-je, ami, j'ai besoin de pleurer, De m'éloigner, j'ai peur et voudrais demeurer. Restons, veux-tu, tous deux, restons en sentinelles Dans ces lieux rayonnant de beautés éternelles ! Vivons près de l'enfant, servons sa pauvreté, Du sort adoucissons l'injuste dureté.
Irad
Restons ! Nos jours ainsi, nos jours courts de la terre Seront rendus plus beaux par ce doux ministère.
Ebal
Enfant, nous attachons à ton sort notre sort, A toi, seul pour toujours !
Irad
A la vie, à la mort !