CIL1CIA
Dominium Achœmenidarum.
Tarsus.
— I ("nn 5?a) Baal-Tars à demi-nu. assis à gauche sur un trône, la main gauche appuyée sur son côté, tenant son sceptre de la main droite. Devant lui, un épi. Sous le trône, I.
rT Lion dévorant un taureau à gauche. Au-dessous, l’enceinte d’une ville crénelée, flanquée de huit tours. Audessus, une massue.
Voy. duc de Luynes, Num. des Satrap., pl. VIII', n°« 7 et 8.
- ( nn 5S3) Baal-Tars, la tête de face, demi-nu, assis à gauche sur un trône, s’appuyant de la main gauche sur un sceptre et portant de la droite un aigle, un
épi et une grappe de raisin. Dans le champ, (lia).
«f ^iy (T^n) en caractères ponctués. Lion dévorant un
taureau, à gauche. Au-dessous, yt (60) en caractères ponctués.
Voy. duc de Luynes, Num. des Satrap., p. 31, n 6, — M. le duc de Luynes lisait la légende placée au-dessous du lion dévorant le tau-
reau, la transcrivait , et attribuait la pièce au satrape Gaos révolté contre ArlaxerceMnétnon. La lecture qq a été fort bien établie par M. Dlau ( Beitrage zurphœnikischen Munzkunde dans le Zeitschrift der Deuttchen morgenlœndischen Gesellschaft, p. 466), mais nous ne savons encore ce que ces lettres désignent. M. Blau a voulu voir dans le tq les initiales du nom de la ville de Myriandros de Cilicie; pour nous, nous hésitons beaucoup à admettre cette opinion, car toutes les pièces à la légende ■pn t-jy-j nous paraissent sans aucun doute frappées dans l’atelier de Tarse. On pourrait voir une alliance de deux villes; mais, dans ce cas,
Myriandros nous parait bien peu important, et d'après leur place, les lettres □O nous sembleraient bien plutôt devoir être les initiales de la seconde ville.
678 — Lu Baal-Tars à demi-nu, assis à gauche sur un
trône, tenant de la main gauche son sceptre et de la droite un épi et une grappe de raisin. Sous le trône, une tète de bélier.
«f fa iy (“pro) Lion dévorant un cerf, à gauche.
Voy. duc de Luynes, pl VIII, n 6. — l.a manière cursive dont la légende •yjft du droit est tracée, présente un haut intérêt pour l’élude de la paléographie phénicienne; c'est presque l'arabe Jju (Voy.ce qu’en a dit M. le duc de Luynes, p. 56). Voy. aussi, pour l’explication de la légende ^iTD' ce savant auteur, p. 28.
679. — Baal-Tars demi-nu, assis à gauche, tenant de la main droite un épi et une grappe de raisin, et son sceptre de la gauche.
ri Partie antérieure d'un loup courant à droite. Derrière, un croissant, les cornes en bas. Le tout dans un carré creux bordé de perles.
Voy. duc de Luynes, pl. IX, n. 15.
— l^/é») (T"in h53) Baal-Tars, à demi-nu, assis à gauche sur un trône, la main gauche appuyée sur son côté, tenant son sceptre de la droite. Devant lui , un thymiatérion.
tf ^iy (TWC) Lion marchant à gauche.
M. 7. (Inédite.)
M. le duc de Luynes (pi. IX, nos 13 et 14) a publié deux pièces presque semblables, mais où le lion est représenté marchant sur les flots.
681. — Légende effacée. Baal à demi-nu, assis à gauche sur un trône, tenant de la main gauche un sceptre et de la droite
— lit; —
un épi et une grappe de raisin. Devant lui, une légende effacée dont on distingue encore la seconde lettre, un o.
ef La Déesse Syrienne voilée, vêtue d'une longue tunique, montée sur un lion à gauche. Derrière elle, une légende de deux lignes en partie effacées; les lignes de caractères sont séparées par des barres horizontales. On distingue
encore à la lin de la première un Ü, et dans la seconde, v)o (■'5!?).
M. 6. P. 7,90. (Inédile). PI. Il . n° 1.
Les légendes de celle curieuse médaille sont malheureusement trop altérées pour qu’on puisse rien dire de certain sur son attribution. Nous l’avons laissée i Tarse, h cause de la figure du droit qui est tout à fait semblable au Baal Tars des médailles de cette ville. Dans les traces de légende, derrière ce dieu, on pourrait avec un peu de bonne volonté voir
encore des indices du habituel. Pourtant on doit reconnaître
que ce pourrait aussi bien être et se souvenir que sur quel-
ques monnaies Baal-Phégor est représenté tout à fait comme la divinité de notre médaille, avec les mêmes attributs que Baal-Tars (voy. duc de Luynes, p. 36, nos t-3). La déesse représentée au revers ferait penser à Hiérapoiis, où était situé le grand temple de la Déesse Syrienne, et dont les bronzes impériaux nous montrent celte divinité, comme ici, montée sur un lion. La légende du revers contenait probablement un nom de lieu qui aurait levé toutes nos incertitudes; mais le peu qui en reste, vjy, n'est pas de nature à nous éclairer beaucoup sur ce sujet. J’avais pensé un instant à une transcription riche en voyelles du nom d’Adana que nous trouvons
écrit
sur une petite monnaie de bronze inédite de l’époque de
la décadence des Séleucidcs, qui fait partie du cabinet de M. de Saulcy ; mais je n’ose m’arrêter à cette conjecture, d’antant plus que la lettre qui précède tjy parait être un ta. et non un jy> comme sur la pièce de M. de Saulcy. On voit seulement par ce qui précède que rien n’est encore moins certain que l’attribution de cette médaille si curieuse et entièrement nouvelle.
SOLI VEL MaLLUS.
682. — Buste de face de Minerve coiffée du cranos à triple ai-
grotte, les cheveux flottants sur les épaules, un collier de perles autour du cou.
tf Baal à demi-nu, assis à gauche sur un trône à pieds ioniques, la main gauche appuyée sur son trône, tenant de la droite un sceptre terminé par une (leur. Dans le champ, devant lui, un épi et une grappe de raisin ; derrière, une feuille de lierre et la lettre B ; sous le trône, T. /R. 7. P. 10,50.
Voy. duc de Luynes, pl. XII, n. 7.
SoLI.
684. — Tête de Minerve, à droite, coiffée d’un casque orné d’un
griffon.
Grappe de raisin entre les lettres A B dans un carré creux. Sur les bords de ce carré, placés eux-mêmes comme dans une aire en creux, est écrite tout autour la légende 20AE[ftN].
Celenderis.
685. — Cavalier nu armé d’une lance, assis du côté droit sur un
cheval au galop à droite.
KEAEN. Bouc tombant à genoux à droite, retournant la tête à gauche.
Nagidus.