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Un aigle, les ailes éployées, tenant dans son bec

une branche de laurier, déchire avec ses serres les lis des Bourbons. Derrière on voit la mer et la flotte de Napoléon quittant l’ile d’Elbe. Au-dessous trois mains jointes, et une bandelette avec cette inscription : MILES . IMPERATOR . POPULUS.

Revers : Dans une couronne de laurier NAPO- LEONI MAGNO . FIDELI BERTRAND. Au-dessous PATRIAE PR0D1T0RES 0BL1T1.

Médaille frappée aux frais du général Bertrand, lors du retour de Napoléon de l’île d’Elbe.

Histoire métallique de Napoléon, p. 95. PI. LII, N. 287.

PREFACE DE L’AUTEliR.

UT

A cetle description il faudrait ajouter, d’après l'original :

Exergue du côté droit : DIEU PROTÈGE LA FRANCE, 20 MARS 1815.

Au revers, au-dessous de la couronne de laurier, deux serpents ( suivant la gravure même de Becker). Celte médaille se trouve brièvement décrite par Steinbüchel, p. 5.

1 1 . Monnaie-jeton frappée d’un seul côté, de la grandeur d’un kronlhaler ( demi-thaler ). Un cavalier armé pour le tournois , sur un cheval richement harnaché. Devant le cheval un petit chien.

Inscription en lettres gothiques : Aber du hast Luder gefressen.

Quoique le nombre des médailles contrefaites par Becker soit de trois cent quarante-deux, cependant le nombre des coins n’est pas du double. Plusieurs monnaies ont été frappées d’un seul côté, et souvent le même coin a servi pour frapper plusieurs médailles , comme nous l’indiquerons avec soin dans le cours de cet ouvrage, aussi bien pour les droits que pour les revers. Ceci arrive rarement pour les monnaies grecques qui n’offrent que très-peu de répétitions. Pour les romaines, au contraire, Becker a souvent tiré trois pièces de deux paires de coins. Enfin quant aux vingt-cinq monnaies des rois goths , au lieu d’être représentées par cinquante coins , elles n’en ont que trente-trois, ce qui fait dix-sept gravures d’épargnées.

11 s'en suit nécessairement que dans le catalogue de Steinbüchel on doit trouver des pièces qui ne se rencontrent pas dans le nôtre, et vice versa. Voir, par exemple,

PRÉFACE DE L’AUTEUR

Zancle, Panorme el Syracuse, où les accouplements des droits et des revers sont très-variés. Si les descriptions de Steinbiichel étaient plus exactes, on pourrait voir si Becker s’est servi de coins autres que ceux que nous connaissons. 11 convient encore de remarquer que Becker, dans ses coins , avait toujours soin de changer quelque petit détail , afin de ne pas produire toujours des exemplaires complètement pareils : ainsi les pièces de plomb qui sont aujourd'hui dans le commerce doivent être considérées comme la dernière édition de son travail.

Les monnaies simplement décrites par Mionnel ne concordent jamais parfaitement avec celles contrefaites par Becker. Voir, par exemple, les n°* 123 et 128.

Il lui arriva quelquefois de frapper des médailles anciennes sur des pièces de métal oblongues : ainsi , par exemple, si l’on examine le catalogue publié par Becker lui-même (n. 3) à l’occasion d’une pièce de Cyzique, on lit : Lingot formigoval (sic); si l’on s’attache au catalogue de Steinbüchei on verra : Un lingot obi., tandis que dans les copies en plomb la pièce est tout à fait ronde.

Nous croyons enfin nécessaire de dire un mot sur la mélhode suivie dans le catalogue suivant.

Quant aux monnaies grecques, qui doivent fixer le plus longtemps l’attention de l’amateur, elles ont été décrites avec une scrupuleuse exactitude. Pour les médailles romaines et les médailles plus modernes, dont la valeur et la beauté artistique n’est pas aussi grande, bien que l’exactitude n’ait pas été poussée aussi loin que pour les premières, on n’a cependant négligé aucun détail essentiel et caractéristique. Les mots à droite el à gauche sont toujours employés par rapporté l’observateur : ainsi, lorsqu’on regarde le côté droit d’une tête de profil, nous di-

XVI PRÉFACE DE L’AUTEUR

sons tête à droite. Seulement, lorsqu’il s'agit des armoiries , du n. 318 au 330, les règles héraldiques exigent tout le contraire

Les monogrammes n’étant pas toujours faciles à représenter dans l’impression, nous indiquons ces combinaisons de lettres par une ligne placée au-dessus. Quelquefois le cercle ponctué peut manquer sur un certain exemplaire de quelque monnaie grecque, si le flaon employé était trop petit pour pouvoir recevoir l’empreinte entière;

Il ne sera pas fait mention de ce cercle ponctué sur les médailles romaines , car toutes le portent à la seule exception du n. 134.

On indiquera la dimension des pièces romaines seulement lorsque les monnaies ne seront pas de deniers. Les grandeurs énoncées ne se rapportent d’ailleurs qu’aux pièces de plomb que nous possédons , car Becker se servait tantôt de flaons plus petits, tantôt de flaons plus grands. 11 peut y avoir aussi quelques différences en ce qui touche les métaux , Becker ayant pu frapper en argent quelques monnaies que dans Mionnet on trouve seulement indiquées comme étant en or, et vice versa.

Cependant nos observations s’appliquent toujours au métal véritablement employé pour les médailles contrefaites par Becker, car s’il n’apparaît pas qu’il ait contrefait de monnaies grecques ni romaines de bronze , il a souvent frappé en cuivre des pièces d’or et d’argent,

ABREVIATIONS

AV. — Or,

AR. — Argent,

EL. — Electrum.

Bill. — Billon.

Gr. — Grandeur selon l’échelle d’Eckhel d'après Mionuet. — Recueil de* planche». Elle sert aussi pour les médailles modernes.

H. — Pour les médailles grecques; Mionnet , Detcription de médaille» antique», vol. I-1V Recueil de» planche* , suppl., vol. I IX. Paris, 1813-1837, in-8, 16 vol.

M. — Pour les médailles romaines ; Mionnet , De la rareté et du prix de» médaille* romaine», vol. I-1I. Paris ,1827, in-8.

R. — Rareté. Ses divers degrés se rapportent toujours à l’estimation de Mionnet. Les prix sont aussi les mêmes que ceux donnés par Mionnet. Lorsqu’à la suite de la description d’une médaille romaine on lit : Elle n'ett pat décrite par Mionnet, et que cependant on lui donne un prix, celui-ci est basé sur les estimations générales données par Mionnet au commencement de chaque article de son ouvrage.

St. — Style.

St. a. — Style ancien.

St. b. — Beau style.

St. tr. b. — Très-beau style. — Du style simplement ordinaire , aucune mention.

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