‹ NumismaticaChapitre 36 sur 326 · IOYAIA . AOMNA . AYTOYCTA. Tète de Julia Domna · texte numérisé non relu

IOYAIA . AOMNA . AYTOYCTA. Tète de Julia Domna

Rf. €ni . AP[XO.]TfiN.n6PI . M€N€C©€A . ICOBOYNON. A l’exergue : A<î>POA€ICIGftN. Les trois grâces debout, les bras entrelacés. Celles de droite et de gauche tiennent une fleur à la main. Æ. 8 1/2. (PI. vi, 3.)

Le type du n° 1 se trouve sur les pierres gravées. Cf. Winckelm., Pierres gravéesdeStosch, II cl. n0,885, 888, sqq.

Le n" 2 est une variété de la médaille publiée par M. de Wittc dans la Revue de 1 849, p. 428. Après les remarques de ce savant et celles de M. l’abbé Greppo, il ne reste rien à ajouter sur celle matière.

La légende du n° 4, qui se trouve sur d’autres médailles de la même impératrice (Mionnet, Supp., Carie, n" 137, 138), a déjà attiré l’attention de M. Cavédoni (Spicil. p. 185); ma médaille, mieux conservée que celles qui avaient été publiées, ne fait que confirmer l’explication de cet habile numismatiste : èirl dpyèvzuv rüv -Ktp\ Meveadéa. (Voy. Boeck, n°5 2760, 2769). Le magistrat Ménestheus est le npurèloyoi âpymv, dont il est question dans les inscriptions d’Aphrodisias ; ce titre paraît être équivalent à celui de âpxMV ènûwftot. M. Cavédoni rapproche avec raison de ces médailles celles d’Antiochia ad Mœandrum , qui portent la légende Àtto).ou <rjva.pyj.oi., Ilaiomav ovvapyix.

Le mot ioc(Z ovvov, qui ne se rencontre pas ailleurs , ne peut être qu'un surnom de Ménestheus. Les habitants d’Aphrodisias aimaient la multiplicité de noms et de surnoms ;

ces derniers étaient quelquefois assez bizarres; nous en trouvons de nombreux exemples dans les inscriptions. Ainsi , M. Àup/XiOî Àvtwwsç B).«<rré{ ; Ââpxazoi

Iloàuj^pom; ; <$Xaj3ia AvT&ma A(3a<ntavT£ïv« , AvpziXix MscdsuXru'a 2«t opveïvx Xpuadopi; , etc. Le nom de Méncstheus se lit deux fois dans les inscriptions de cette ville. (Boeckh, 2757, 2827).

Les ruines d’Aphrodisias à Ghéra sont fort belles et fort intéressantes ; on y admire encore le temple ionique dédié à Vénus, un beau stade, des colonnades, etc.; les remparts bâtis vers le quatrième siècle après J.-C. avec les édifices de l’ancienne ville, contiennent une foule d’inscriptions ; pendant mon séjour à Ghéra, j’ai pu en ajouter quelques-unes au nombre déjà considérable de celles que Boeckh a réunies.

CNIDUS.

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