GERME
1 . AT. KAI. M. ATPH. ANTONGlNOC- Tète imberbe laurée de Caracalla.
Rj. eni. CTP. rAYKnNOC. B. r6PMHNQN. Hercule debout, la main droite sur la hanche, et le bras gauche appuyé sur sa massue , couverte de la peau du lion , et posée sur un cippe ; en face , un aigle éployé sur un rocher ; au bas, Télèphe, la main droite posée sur le cippe et la gauche sur sa biche, qui est couchée près de lui. Æ. 1 1 . (PI. vin, n°6.)
Le sujet de cette médaille est tiré de l'histoire de Télèphe, fils d’Hercule et d'Augé, et nourri par une biche, selon la tradition; il devint roi de Mysie, et fut plus tard l’objet d’un culte héroïque à Pergame. (Paus., V., 13. 2). On sait que Germé était située près de Pergame , entre cette ville et Thyalire. Mionnet (Mysie, suppl., n° 514) a décrit, d’après Sestini, un médaillon de Septime Sévère, dont le sujet est analogue ; seulement qu’au lieu de Télèphe et sa biche, Scslini a vu Diomède et une de scs cavales. Ce médaillon a passé dans la collection du Cabinet de France, et j’ai pu m’assurer qu’il ne diffère du mien que par les légendes et l’état de sa conservation , qui est médiocre. Le nom du magistrat sur une médaille de Géta (Mysie, suppl., n° 517) doit être corrigé d’après mon médaillon; il faut y lire Glycon au lieu de Lycon.
HADRIANOTHERÆ.
On ne comprend pas trop pourquoi Eckliel a rangé cette
ville parmi celles de la Bilbynie ; car il ci;j lui-mèmc plusieurs auteurs qui la placent en Mysie. Il aurait pu ajouter le témoignage concluant de la table de Peutinger, qui place Hadrianotheræ à peu de distance de Pergame , sur la route d’Apollonia ad Rhyndacum.
La même remarque s’applique à la ville d’IIadriani , dont les ruines ont été découvertes, il y a peu d’années, par M. Hamilton , et explorées ensuite par M. Ph. Le Bas. Je les ai visitées à mon tour en 1850. Elles sont situées près du village de Beytchik, dans un district qui porte encore le nom d 'Adranas , sur la rive gauche du Rhyndacus, qui coule à une demi-lieue des ruines. Comme c’est précisément cette rivière qui servait de limite aux provinces d’Asie et de Bithynie (Plin., V., 32.), il était permis de se tromper.
LAMPSACUS.
1 . Tète de Priapc barbue, cornue et ceinte de lierre, dans un grenetis circulaire,
Ff . AA MW A KHNftN. nPOMH0IftNOS . TOT. AAMÜÜNOS. Apollon Citharède debout à droite, vêtu d’une tunique talaire; devant lui, une petite figure d’Hécate debout, de face, le modius en tète et tenant de chaque main une torche allumée. Dans le champ, un grand monogramme. Tétradrachme. AR. 9. (PI. vin, n° 7). — Poids, 45,48 grammes.
Le seul tétradrachme de cette ville, connu jusqu’à ce jour, était celui du Musée britannique, décrit par Mionnet (Mysie. n“ 303.) Cette belle médaille, que j’ai vue, et dont j'ai une empreinte sous les yeux , présente cxactemept la mémo tète que mon médaillon, et je crois y reconnaître tous les caractères d’une tête de Priape, quoique Sestini y ait vu celle d’un Bacchus indien. Lampsaque était célèbre dans l’autiqqité
comme foyer du culte de Priapc. Le style de cette médaille décèle une antiquité peu reculée ; elle doit avoir été frappée vers la fin de la dynastie des rois de Pergamc.
PERGAMUS.