‹ NumismaticaChapitre 70 sur 326 · A.K.n.A.rAAAIHJtON. Tète laurée de Gallien · texte numérisé non relu

A.K.n.A.rAAAIHJtON. Tète laurée de Gallien

Rf. ICINAEQN. La fortune debout. Æ. 6.

Il y avait deux villes presque homonymes dans la partie méridionale de l’Asie-Mineure , Sinda et Isinda ; il résulte de }à, dans les indications géographiques, une grande confusion.

Strabon (xu, 7) nomme Sinda parmi les villes du nordouest de la Pisidic, sur les frontières de la Carie et de la Phrygie. Etienne de Byzance cite Sindia comme une ville de la Lycie. Dans l’expédition du consul Manlius ( Tite-Live, xxxvin, 13; Polybe, xxn, 18), l’armée romaine, en partant de Cibyra, traverse d’abord le territoire de Sinda, se dirigeant probablement vers le nord - est , puisque son but était la Galatie ; elle passe ensuite par plusieurs villes dont les positions sont inconnues, et dont les noms mêmes ne sont pas mentionnés dans d’autres auteurs. Puis, sur la demande des habitants d’Isionda, le consul se détourne vers Termessus, trop heureux d’avoir l’occasion de se montrer sur les frontières de la Pampbylie.

Voilà tout ce que nous savons sur Sinda; c’est peut-être aussi la même ville qui est désignée dans lliéroclès sous le nom de Sindaunda , et dans les Notices sous celui de Sandida. C’est donc avec raison que Kieppert a assigné le nom de Sinda à quelques ruines situées au nord-est de Cibyra.

Quant à Isionda, le récit de Tite-Live et celui de Polybe

s’accordent à la placer dans le voisinage de Termessus, dont les ruines à Gulik-Khan ont été récemment découvertes , et tout porte à croire que l’Isionda de ces historiens n’est autre que PIsinda d'IIiéroclès, des Notices cl des médailles.

Étienne de Byzance (in voce Îaivàoî), par une erreur manifeste, appelle Isindus une ville d’Ionie; du reste, le passage, où il en est question, porte des traces évidentes de corruption. Enfin Plolémée cite Pisinda avec Termessus parmi les villes de la Cabalie, et Strabon place Isinda dans dans la Milyade (xm, in fine).

Mais voici un document inédit qui jette un nouveau jour sur la question. C’est un décret du peuple d’Aperlæ en Lycie, que j’ai copié dans les ruines de cette ville , à Kékova; cette inscription , ainsi que plusieurs autres , que j’ai relevées pendant mon voyage, devant être publiée dans le grand recueil de M. Ph. Lebas, à qui j’ai été heureux de les confier , je me borne à la transcrire ici en caractères ordinaires, et en omettant les dernières lignes , qui sont sans importance pour la question géographique :

Érelpiaov Àr.e pXeérwv b 5r)uo; x«i oi auvno).ire'jb uevoi aÙTiji Siftn v&tv xaù AnoXXci>v£iT(ûv Xal I Vcvâéhil/ init j).o^ov A-

-neXXéo v; Mupéa y.zi A TrepXeérnv dr.b Siftkvuv ypvaô) oreyzvto, x. t. X.

Dans le reste de l’inscription sont relatées les différentes fonctions remplies par Hippolochus , et notamment celle de prêtre de l’empereur Claude; ce qui en fixe la date vers la fin du premier siècle de notre ère. Ce monument est important sous plusieurs rapports, et j’aurai occasion d’en reparler à

Dioitizi

propos des médailles de la Lycie. Quant à présent, il s'agit seulement d’Isinda. Des trois autres villes mentionnées dans l’inscription comme formant, avcclsindus, une espèce de confédération , il n’y a qu’Aperlre dont nous connaissions les ruines à Kékova, village situé à peu près à la pointe la plus méridionale des côtes lyciennes, entre Antiphellus et Myra. L’auteur du Stadiasmus nous apprend que Simena était située près d’Aperlæ, entre cette ville et Andriacé. Quant à Apollonia , sa position exacte n'est pas connue , et notre . inscription ne fait que confirmer ce que l’on savait déjà vaguement, que cette ville se trouvait dans cette portion de la Lycie. Dans tous les cas, il est évident que les quatre petites villes alliées ne pouvaient être bien éloignées les unes des autres; d’où il faut conclure qu'Isinda était située dans la partie la plus méridionale de la Cabalie, sur les frontières de la Lycie, quelque part dans les montagnes qui s’étendent entre Myra et la ville turque d'Almali. On pourrait croire, d’après notre inscription, qu’Isindus était une ville lycienne aussi bien que Simena et Aperlæ ; mais les médailles que nous possédons de cette ville s’opposent toutà-fait à celte hypothèse ; elles n’ont aucun rapport avec les monnaies lyciennes.

Les types des quatre médailles décrites en tète de cet article ne sont pas d’un grand intérêt. Le n” 2 nous offre peut- -. / être la représentation d’iris tenant l’enfant Horus dans ses ■ bras. Telle est du moins l’opinion de M. l’abbé Cavédoni. Ce savant a cru en outre voir dans ce type une allusion au nom de la ville ; ce jeu de mots entre Isis et Isindus nous parait un peu forcé, et peut-être M. Cavédoni a-t-il trop recherché dans les types ce genre de rapprochements. Il y a quelquefois, il est vrai, sur les médailles des allusions évidentes aux noms des villes ; mais elles peuvent généralement s’expliquer

d’une façon beaucoup plus conforme à l’esprit de l’antiquité. Je renvoie le lecteur à un fort bon article sur ce sujet dans le N umismatic Journal pour 1836, par mon savant ami M. Burgon.

MAGYDUS.

4. AY. K. M. IOY. ceor. «MAtnnoC. Tête laurée de Philippe; dessous, un globe.

R[. MArYACQN. Mercure nu et debout tenant la bourse et le caducée; dans le champ, les lettres AZ. Æ. 6.

2. ATT. K AI. IIO AI. rAAAlIIXO. C£B. Tôle laurce de Gallien.

Rf. MArYA€QN. La Fortune debout ; dans le champ, un I, et dessous, les lettres MA. Æ. 8. (Musée britannique.)

Magydus était une petite ville maritime de la Pamphylie. située à peu de distance à l’est d’ Attalia ; les ruines que l’on voit à Laara marquent très probablement la place de celte ville. Les médailles de Magy dus portent des dates qui paraissent suivre une progression régulière, sans toutefois indiquer des intervalles réguliers. Je rassemble ici les dates que j'ai pu trouver, et c'est dans ce but que j’ai publié en lôte de cet article une médaille inédite du Musée britannique :

IG sur une médaille de Trajan (Mionnet, n" 63).

Antonin (id., n" 67).

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