AY. Tète nue d’Auguste
R[. KP. TA. Lyre dans une couronne de laurier. Æ. 1 1 .
( Même collection. )
La ville de Cragus n'est mentionnée que par Strabon (xiv, 3, 5) , quoique les auteurs anciens parlent souvent de la montagne du même nom, du Cragus aux sept caps. Les ruines de la ville ont échappé aux investigations des savants voyageurs qui depuis quelques années ont parcouru la Lycie à plusieurs reprises. Cependant , les médailles attestent l’existence d’une ville de Cragus , et même elle a dû être importante , si l’on en juge par le nombre de ses médailles , comparé à celui de quelques autres grandes villes lyciennes. Toutes ces circonstances favorisent la conjecture du colonel Leake; ce savant suppose que Cragus était le nom primitif de la ville importante qui, plus tard, porta le nom de Sidyma, et dont les ruines ont été retrouvées sur le mont Cragus. Ptolémée , Étienne, Hiéroclès et les Notices citent Sidyma, sans parler de Cragus, et l'on ne connaît jusqu’à présent aucune médaille de cette ville; rien ne s’oppose donc à la conjecture de M. Leake, que de nouvelles découvertes peuvent seules confirmer ou détruire.
Le médaillon n” 2 porte les initiales des deux villes Cragus etTlos; l’on connaissait déjà cette alliance de Cragus, ainsi que d’autres, avec Xanthus et avec Telmessus. La plupart des médailles lyciennes , qui portent l’indication d’une alliance entre deux villes, paraissent appartenir au siècle d’Auguste, époque à laquelle l’ancienne confédération lyciennc commençait à tomber en décadence , par suite de discordes intestines, qui lui firent finalement enlever son autonomie par l’empereur Claude, et dont ces alliances partielles de ville à ville furent peut-être le germe. L'inscription d’A-
perlæ, que j’ai rapportée dans un article précédent , fournit un exemple d’une petite confédération formée par quatre villes sans importance.
LIMYRA.