EXPLICATION DES DEUX PLANCHES
Pour donner une idée de la gravure de Becker dans ses diffé* rents styles, nous ^avnns lait dessiner quinze de ses médailles. La singularité du type, la beauté artistique, et la différence notable qu'on peut remarquer entre les pièces véritables et leurs contre^ façons expliquent notre choix*.
Il faut remarquer le petit P au-dessous de PP dans la médaille û*Jntipater ( n . 54 } .
L'inscription AAEEANAPoY BACIAEYl du n. 62 nous tnontre un singulier exemple de la plus grande erreur de paléographie et de grammaire. Une médaille pareille copiée dans Wiczai. Mus. Hederv, I, t. XIY, n. 317, a été attribuée par Mionnet à Alexandre II d'Épire, quoiqu'il attribue à Alexandre le Grand des autres pièces avec le même type (M. I, p. 553-574 , et PI. LXX, n. 5. Suppl. III, p. 223, n. 403).
Le modèle ancien de la pièce n. 68 a été pris par Becker dans le Voyage de Brondsted II, 489.
La pièce de Gharlemagne ( n. 289 } frappée par Becker en or et en argent, a été gravée d'après un dessin d'un exemplaire en argent du cabinet de Paris, illustré par Fougères et Gambrouse : Description complète et raisonnée des monnaies de la deuxième race royale de France, n. 22.
Les dessins des pièces de ces deux planches sont assez fidèles pour pouvoir faire apprécier la différence entre les contrefaçons
* Gomme nous l'avons dit dans notre avant-propos, on donne id les mêmes Planches que celles jointes au texte allemand, afin de ne pas nous exposer à négliger ces peUts détails qui pouvaient échapper aux copistes les plus consciencieux et les plus experts*
di EXPLICATION DES DEUX PLANCHES.
de Beckeret les originaux. Non-seulement on a exactement imit^ la fausse branche de palmier du n. 422,1e sceptre, derrière la figure de femme du n. 247, la position de la lance et du trophée du n. 248 , mais aussi on a observé le nombre des perles du collier de la tête du^. 30 ; on a également compté le nombre et imité la position des globules sur le casque de IfinwTe et sur la chouette du n. 68.
Enfin, si la beauté artistique de la tète du n. 30 peut laisser quelque chose à désirer, c'est qu*on ne pouyait pas arriver h une plus grande perfection avec Taide d'un simple trait.
Imprimerie de Gh.> Lslnire ][aneièime maison Grapelei) rue de Vaugirvd , »« inrèi de POdéon.
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