‹ Numismatique d'Alexandre le GrandChapitre 1 sur 21 · COPENHAGUE · texte numérisé non relu

COPENHAGUE

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Ea me proposant d'essayer une telle classification je reconnaissais qu'il ne suffisait point de m'arrAter aux catalogues publiés, mais qu'il devenait nécessaire et de soumettre à l'examen un bien plus grand nombre de monnaies et de les regarder de mes propres ;eui. Par cette raison j'ai examiné beaucoup de collections, grandes el petites, publiques et privées, dans des pays différents, et pour les endroits où je n'ai pu parvenir moi-même, je me suis efforcé d'en faire venir des empreintes. A me pa-

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raissait vraisemblable qac les monnaies des rois qui régnaient avant et après Alexandre sur les pays qu'embrassait Tempire de ce conquérant dussent fournir d'utiles renseignements pour déter-. miner les lieux où sont frappées les monnaies d'Alexandre; c'est pour cela que dans les collections que j'ai visitées je me suis fait un devoir d'étudier et de noter aussi les monnaies des autres rois de Macédoine, celles de Lysimaque, des Séleucides et des Ptolémées, sans compter les monnaies de villes qui selon ma supposition pouvaient servir le but que je m'étais proposé. Le résultat a montré que les monnaies de ces rois répandent en effet de la lumière sur celles d'Alexandre, ce qui fait qu'on les trouvera souvent mentionnées dans cet ouvrage et qu'un appendice est ajouté dans lequel (es monnaies de Philippe II et de Philippe III sont spécialement traitées et classées* ' Quoique la classification des monnaies d'Alexandre ait été surtout mon intention, j'ai pourtant considéré les monnaies de ce roi ainsi que celles des deux autres de plusieurs côtés qui ne se trouvent pas en rapport direct avec le sujet principal*

J'espère qu'en jugeant cet essai d'une classification on ne perdra pas de vue les difQcuIlés de diverse nature qui s'y rattachent, et qu'on ne fera pas de trop sévères exigences par rapport à la question des lieux où les monnaies sont frappées. Dans mes essais de déterminer ces lieux je n'ose nullement me flatter d'avoir partout réussi, ni d'avoir donné en général des raisons suffisantes pour faire valoir mes suppositions. Peut-être qu'on ne se trouvera pas satisfait en voyant qu'un nombre assez considérable des monnaies ait 'été classé aux incertaines. Mais j'ai cru peu convenable d'attribuer des monnaies à de certaines villes, quand j'étais incapable de motjver une telle attribution, et j'avoue de n'avoir point eu envie de me trop hasarder dans le vaste champ des conjectures ou il est si facile de s'égarer. Ceux qui se sentiront disposés à faire plus de recherches sur ce ter-^» rain et à s'occuper du déchiffrement des monogrammes y trouveront ample malière. Du reste je présume que d'autres numismatistes

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veuillent rectifier et suppléer cet essai de classification, et que de futures trouvailles conduisent à de nouveaux résultats.

Les collections, dans lesquelles j'ai examiné les suites qui appartiennent à cet ouvrage^ sont ceUçs qui suivent, En France. A Paris: le cabinet des médailles à la bibliothèque. impériale; les collections du duc de Luynes, du général Monnet, de M. F. de Saulcy et de M. W» H. Waddington; les fonds des marchands de monnaies MM. Rollin, Soive, Hofmann et Périer. En Angleterre. A Londres: le musée britannique, les collections de la banque^ du général Fox, du colonel Leake et de M. John Huxtable; la collection de M. H. P. Borrell, vendue à Tenchère en 1852; les ^ fonds qui se trouvaient dans le commerce de monnaies chez MM. Curt, Webster, M. Borrell, Chaffer, Whelan et Dantziger. La collection dans la bibliothèque Bodiéienne à Oxford. En Belgique. La collection de Tuniversité de Gand. Les collections privées de MM. Lefèvre van den Berghe à Gand, Meinaerts et G. van Bockbel à Louvain et de feu M. G. J. Deys à Bruges. En Hollande. Le cabinet royal à la Haye. Les collections de l'université de Leide, de feu M. Jos. Becker (vendue à Tencbère en 1854) et de M. Six van Hilligom à Amsterdam. En Allemagne. A Vienne: le cabinet impérial, les collections au couvent des Méchitaristes, de M. Timoni et de M. Reutze. La collection royale à Munich. La collection royale à Stuttgart. A Dresde: le cabinet royal, les collections de MM. Cappe et Steinla. La collection de Tuoiversité de* Leipzic (vendue à l'enchère en i853). Le cabinet royal à Berlin. Le cabinet ducal à Gotha. La collection de M. de Prokesch Ostcn, très riche eh monnaies d^Alcxandre le Grand. Les collections de feu M. Kestner et du Dr. Grotefend à Hanovre, de M. J. Fr. Koch à Cologne et de Me Maertens SchalThausen à Bonn. Le fonds du marchand de monnaies M» Feust de Smyrne. En Suède. La collection royale à Stockholm. En Danemark. A Copenhague : le cabinet royal, le musée Thorvaldsen, les collections privées de MM. Thomsen, Freund et Schmidt.

Les collections, que je n'ai pas visitées moi-même, mais desquel-

SDITffi D'US iPPKNDICE COSTESIST LES MONNAIES DE PuiUPPE II ET III,

raissait vraisemblable qac les monnaies des rois qui régnaient avant et après Alexandre sur les pays qu'embrassait Tempire de ce conquérant dussent fournir d'utiles renseignements pour déter-. miner les lieux où sont frappées les monnaies d'Alexandre; c'est pour cela que dans les collections que j'ai visitées je me suis fait un devoir d'étudier et de noter aussi les monnaies des autres rois de Macédoine, celles de Lysimaque, des Séleucides et des Ptolémées, sans compter les monnaies de villes qui selon ma supposition pouvaient servir le but que je m'étais proposé. Le résultat a montré que les monnaies de ces rois répandent en effet de la lumière sur celles d'Alexandre, ce qui fait qu'on les trouvera souvent mentionnées dans cet ouvrage et qu'un appendice est ajouté dans lequel les monnaies de Philippe II et de Philippe III sont spécialement traitées et classées. ' Quoique la classification des monnaies d'Alexandre ait été surtout mon intention, j'ai pourtant considéré les monnaies de ce roi ainsi que celles des deux autres de plusieurs côtés qui ne se trouvent pas en rapport direct avec le sujet principal.

J'espère qu'en jugeant cet essai d'une classiGcation on ne perdra pas de vue les difQcuités de diverse nature qui s'y rattachent, et qu'on ne fera pas de trop sévères exigences par rapport à la question des lieux où les monnaies sont frappées. Dans mes essais de déterminer ces lieux je n'ose nullement me flatter d'avoir partout réussi, ni d'avoir donné en général des raisons suffisantes pour faire valoir mes suppositions. Peut-être qu'on ne se trouvera pas satisfait en voyant qu'un nombre assez considérable des monnaies ait 'été classé aux incertaines. Mais j'ai cru peu convenable d'attribuer des monnaies à de certaines villes, quand j'étais incapable de motjver une telle attribution, et j'avoue de n'avoir point eu envie de me trop hasarder dans ie vaste champ des conjectures ou il est si facile de s'égarer. Ceux qui se sentiront disposés à faire plus de recherches sur ce ter* rain et à s'occuper du déchiffrement des monogrammes y trouveront ample matière. Du reste je présume que d'autres numismatistcs

veuillent rectifier et suppléer cet essai de classification, et que de futures trouvailles conduisent à de nouveaux résultats.

Les collections, dans lesquelles j'ai «aminé les suites qui sppartîennent à cet ouvrage, sont celles qui suivent, ^n France. A Paris: le cabinet des médailles i la bibliothfcque impériale; les collections du duc de Luynes, du général Honnct, de M. F. de Saulcy et de H. W. H, Waddington; les fonds des marchands de monnaies UM. Rollin, Soive, Hofmann et Périer. En Angleterre. A Londres: le musée britannique, les collections de la banque, du général Fox, du colonel Leake et de M. John Huxiable; la collection de M. H. V. fiorrell, vendue à l'enchère en 1832; les , fonds qui se trouvaient dans le commerce de monnaies chez HM.

les par la bienveillance des directeurs, des propriétaires et de voyageurs j*ai réussi à obtenir des empreintes, sont les suivantes. Le cabinet impérial de Ttljermitage, la collection de l'académie des sciences et celle de M. Kœhne à St. Pétersbourg. La collection de l'université de Norvège à Christiania. Les collections de M. O. de Yest et de M. Fontana à Trieste. Le cabinet particulier du roi de Sardaigne et la collection de Lavy appartenant à Tacadémie des sciences à Turin. La collection de Tacadémie à Milan. Le cabinet ducal à Modène. Une grande quantité d*empreintes m'est parvenue du cabinet impérial de St. Pétersbourg par les soins officieux de M. L. Stephani, directeur de ce cabinet; de quelquesunes des autres collections je n*ai reçu que les empreintes de quelques pièces d^un intérêt spécial.

Les collections qui ont fourni à mes recherches le plus grand nombre de monnaies sont les musées, appartenant aux états ou aux souverains, à Paris, à Londres et à Vienne, ensuite à St. Pétersbourg, à la Haye, à Munich, à Copenhague, à Berlin et à Turin, et parmi les collections particulières celles de M. de Prokesch Osten, de M. Rollin, du général Fox et de la banque de Londres.

Le cabinet royal de Copenhague possède non seulement une riche collection de monnaies grecques, parmi lesquelles se trouvent 155 différentes pièces en or et en argent d'Alexandre, mais encore une collection très nombreuse d'empreintes, pour la plupart en soufre, faites sur les originaux dans divers musées et collections de l'étranger. Le défunt archéologue P. O. Brœndsted, qui se proposait de composer un ouvrage sur les monnaies d'Alexandre, avait acquis dans ses voyages un grand nombre d'empreintes de ces monnaies, principalement de celles dans le musée britannique et dans la possession des marchands de monnaies M. Cureton et feu M. Young à Londres. Le nombre de. ces empreintes, qui étaient déposées dans le cabinet royal, a été depuis considérablement augmenté, en partie par les envois de St. Pétersbourg et des autres endroits que je viens de nommer, en partie par les empreintes que j'ai rapportées moi-même des col-

leclions qae j'ai visitées. Dans mes recherchex sur les monnaics d'Alexandre cohcinuées pendant plusieurs années il m'a été très utile, presque indispensable, d'avoir toujours sous les yeux une grande quantité de monnaies ou de copies à examiner et à comparer.

Quant aux catalogues et descriptions de monnaies, ce n'est qu'avec beaucoup de circonspection^ que j"ai cm devoir m'en servir. Dans les ouvrages des siècles passés les gravures sont si inexactes, les descriptions si incomplètes ou si incorrectes, et de fausses monnaies si souvent citées parmi les antiques, qu'il faut employer une critique sévère; par cette raison j'ai jugé à propos de n'en admettre que ce qui s'accordait avec ce que j'avais vu de mes propres yeux, ou que d'ailleurs j'avais tout lien de regarder comme digne de foi. Aussi dans les catalogues des derniers temps les différents monétaires, qui surtout entrent en considération dans le présent ouvrage, sont souvent indiqués incorrectement ou d'une manière peu satisfaisante. Entr'autres il est h regretter que la description du riche Muséum Uedcrvarianum par Sestini ne soit d'aucun usage pour les monnaies qui portent des mono-

nous n'avons trouvé ajoutée aucune indication de la collection d*où elles ont été tirées. A l'égard des livres cités nous nous bornerons à la seule remarque, que par Num, des rois gr, s*entend la partie du Trésor de numismatique et de glyptique qui contient la Numismatique des rois grecs (Paris 18i9) dont le texte a été rédigé par M. Ch. LenormanU

Il faut observer que le texte de cet ouvrage a été d'abord écrit en langue danoise et puis traduit en français sous les yeux, et avec la coopération de l'auteur.

L'académie royale des sciences à Copenhague a secondé la publication de cet ouvrage en souscrivant pour cinquante exemplaires*

Je termine en témoignant ma vive et sincère reconnaissance aux directeurs des musées qui m*ont facilité mes recherches, aux propriétaires des collections privées qui se sont empressés de m'ouvrir leurs trésors, et à tous ceux, qui en ^e faisant parvenir des empreintes et des notices ou d'autre manière se sont intéressés à mes travaux.

Copenha^^c. Octobre 1855.

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