‹ Numismatique de CambraiChapitre 118 sur 203 · CINQUIÈME SECTION · texte numérisé non relu

CINQUIÈME SECTION

PIÈ€RS FRAPPÉES PENDANT LE «lÉCIE DE flSSS.

Les obsidionales que nous allons décrire portent aussi le nom du roi, comme protecteur ; ce sont les dernières pièces cambrésiennes ayant eu cours, car Tarchevèque Louis, ainsi qu'on l'a \u plus haut, dût, en rentrant dans la métropole, renoncer au droit de monnayage.

Elles se composent de morceaux de cuivre de 20, 10, 5, 2 et 1 patards. M. Failly pense qu'elles rentrent dans le système monétaire des Pays-Bas. Dans cette hypothèse, le patard aurait valu 24 deniers de cuivre; suivant M. Wilbert*, il n'en aurait représenté que 20. Les deniers de cuivre de Louis de Berlaymont qui ont longtemps circulé à Cambrai, pèsent, en moyenne, 1,56 grammes; la pièce obsidionale de 20 patards, représentant 480 ou 400 deniers, pèse, en moyenne, 11,50 grammes; sa valeur était donc forcée dans la proportion de 1 à 32'.

Il existe aussi quelques plaques^ en argent, portant les mêmes indications de valeur que les pièces de cuivre. On s'expliquerait difficilement que Balagny eut fait frapper des obsidionales en argent sans leur donner plus de valeur qu'aux exemplaires de cuivre du même module.

Duby, remarquant que ces prétendues obsidionales renferment à peu près autant d'argent que des monnaies réelles, les considère avec raison comme des pièces de plaisir. « Il ^sl certain, dit-il, que les pièces avec lesquelles on payait la » garnison de Cambrai étaient de cuivre, sans quoi il y aurait eu beaucoup à » gagner. Il est probable que le gouverneur, dont la femme était très-ambitieuse, X» en avait frappé quelques exemplaires d'argent pour lui et ses amis. » On peut ajouter que les monnaies de cuivre portent: Henrico proiectore et celles d'argent Henrico prolectori.

* Rapport précité, pag. ii.

* La comparaison des obsidionales de 1595 et des variétés du denier-^monnaie de Cambrai , ne donne pas un rapport aussi élevé.

M. Failly avait supposé que la pièce d'argent timbrée du chiffre 20, valait 20 fois 20 patards, mais M. Wilbert a fait, avec raison, justice de cette hypothèse toute gratuite. ^

Outre les pièces de cuivre et d'argent, il existe des obsidionales de 1696 en cuir, que l'on considère comme ayant été fabriquées dans les derniers moments du siège*.

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